Comme personne ne me tague et que j’ai envie, je m’autoconvie à ce jeu d’écriture.

De toute manière je n’ai rien d’autre à faire.

Rien d’autre que suivre la route. Ma route. Invisible. Inventable. Inédite. Mon mosaïque aléatoire. Découvrir. Recycler. Tisser mon patchwork secret. Des pièces ordinaires pour un assemblage unique. Mon art.

C’est ma vie. Celle qu’aucun téléphone caché dans les cheveux n’a jamais écouté. Choisir mes pas avec soin. Pas laisser de traces. Pas laisser d’empreintes. Se fondre dans la musique de millions de talons qui battent le sol au rythme de la presse de ceux que ne savent pas où vouloir aller. Le mimétisme absolu, le secret qui rend libre.

Toujours une valise à la main. Et un trousseau de clés dans la poche. Se mettre en vitrine pour ne pas être vu.

Et à l’occurrence, ne laisser qu’un doute : arrivée, départ ?

Et un nouvel acte qui commence.

(Merci à Disp où j’ai découvert ce jeu)

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Une « perle de web ». Elle nous vient des Etats Unis et nous parle des merveilles qui animent le ciel étoilé.

L’astronomie, c’était ma grande passion de lycéen (avec les filles, la bière et le basket, faut pas faire trop sérieux quand même). Simostronomy est là pour me rappeler que les passions ne meurent jamais vraiment

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Ça avance, ça avance.

Je n’avais pas imaginé combien c’était difficile à écrire, difficile à rendre compréhensible tout en restant très court.

Mais ça progresse.

Dimanche ça devrait être fini.

Histoire de donner un peu de lecture à ces fous qui se sont rendu disponibles à m’aider en attendant les résultats.

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Temps mort

(…)

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Le cri

La politique en France, telle qu’elle est faite aujourd’hui, est irréaliste, surréaliste, irresponsable, irréelle, détachée du temps et des contingences, verbeuse, et pour cela dramatique. Laissez passer les élections et le poids de la réalité, comme la force de la pesanteur, lui remettra les pieds sur terre. Et alors là, fini de rire et de rêver. Le retour au réel que nous préparons, et qui suivra l’élection, sera à bien des égards triste et douloureux.

Chute de l’excellent article d’aujourd’hui de Jean-Michel Aphatie sur son blog.

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En ce lundi matin, juste un questionnement à partager, sans prétention d’y apporter une réponse : les ci-dits « leaders d’opinion », ça compte combien ? Quelque chose, sans aucun doute, mais sont ils réellement aussi « leaders » qu’ils le prétendent ?

En 2008 nous avons fait campagne pour les cantonales avec seulement 4 listes, ce qui est relativement peu (UMP, PS, MoDem, FN). La sortante socialiste ne se représentait pas et la nouvelle candidate était relativement peu connue. Le candidats UMP, Maire de la ville centre (50% des électeurs du canton), était également candidat à sa succession à la Mairie contre la candidate PS (cumul des candidatures pour pallier au manque de notoriété, un classique). Pour la Mairie, seuls UMP et PS étaient en lice, nous ayant choisi de nous concentrer sur les cantonales et ne pas éparpiller l’énergie d’une équipe très hétérogène et, à l’époque, encore en devenir.

Le candidat de l’UMP gagna la ville 55-45. Un score important. Dans sa campagne cantonales, il avait le soutien de six Maires sortants du canton (qui en compte huit, donc un seul lui manquait) avec tant de photo et déclarations dans les documents de campagne. De même, le président départemental du MoDem de l’époque, depuis passé à l’Alliance Centriste, lui affichait son soutien dans la presse malgré la présence d’une candidature démocrate que lui même avait consenti. Enfin, notre canton est en grande majorité agricole et les Maires sont souvent nettement plus à droite qu’à gauche (souvent, pas tout à fait toujours).

Si ces relais avaient été efficaces, il aurait du passer dans un carrosse au premier tour … eh bien non. Avec un MoDem à 16% (avec des candidats à la première grosse expérience) et un FN frôlant les 4%, il fut obligé de repiquer au deuxième tour. Où, avec la tenue du MoDem (à presque 14%) et un électorat FN fortement abstentionniste, il continua à ne pas dépasser la barre des 50% (48,18). En effet, l’écart de deuxième tour entre UMP et PS (10%) est drôlement proche de l’écart du duel sur la ville centre.

Mais ces leaders d’opinion, étaient-ils en vacances ?

ps : je ne pourrai pas y être car retenu pour des raisons professionnelles, mais la liste « soutenue par le MoDem » tient réunion publique sur ce canton ce soir à 18h30, espace Yves Quéguiner. Si vous êtes électeurs oranges, allez-y : les candidats apprécieront votre soutien. Si vous êtes électeurs indécis ou si vous envisagez de vous abstenir, allez-y. Au pire, vous ferez votre choix en connaissance de cause.

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Un week-end qui en est pas un. Une campagne toujours aussi palpitante qu’un électrocardiogramme parfaitement lisse. une blogosphère sans entrain. Toujours mon « machin » à écrire. Toujours le même tourbillon intérieur. Toujours mon cours de demain à préparer.

Jeudi, j’intervenais sur le thème « Quelles centralités pour le Finistère », avec Jean Ollivro et Jean-Marc Roué. C’est dire si le défi était relevé. Sans compter que le public était extrêmement exigeant et de qualité : que des grands acteurs du développement breton et finistérien. Je suis assez satisfait : je maîtrise bien mon sujet et j’ai réussi a faire court et clair. Mais la tension était forte, cela m’a un peu vidé.

Obligations sportives à répétition : deux match dans un week-end par cause de reports à récupérer. Deux bons matchs, une victoire et une défaite honorable en jouant à 5 contre 7 une mi-temps et 6 contre 7 l’autre (moins trois à dix minutes de la fin). Mais grosse fatigue quand même.

Et dimanche dédié aux obligations « sociales » autour de l’école de ma fille … pour m’apercevoir encore une fois combien les gens ne parlent aucunement du vote à venir dans une semaine. Et neuf heures coincé dans une salle glaciale …

Non, pas envie ce soir. Pas envie de cogiter, de parler, d’écrire.

Tout juste envie de rester éteint et de sentir le parfum de la lassitude. Tiens, je suivrai peut-être le match de foot …

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Journée très chargée et pas le temps de rédiger un quelconque billet … alors je vous relaye le commentaire fait sur le blog de David (n°20 de la liste soutenue par le MoDem en Finistère) au propos de l’étude paru sur l’Expansion faisant état de prévisions nettement moins catastrophiques que les sondages circulant sur les grands quotidiens.

Tout juste un commentaire technique.

Bien que l’étude manque de notice détaillée, et que donc il soit difficile d’en évaluer la fiabilité, la logique de la méthode me paraît raisonnable. Je l’ai d’ailleurs utilisé (la logique) dans le passé (années 90) avec des résultats très satisfaisants.

Cependant, cette famille de méthodes présente deux failles : c’est très difficile de sectorialiser l’abstention et donc les variations relatives des poids des différents sous-ensembles de populations et elles se réadaptent mal aux évolutions structurelles de l’espace politique.

Bien entendu, les techniciens qui mulinent les données en sont conscients, mais les aléas restent. Particulièrement pour cette échéance où l’abstention paraît très importante et pour le MoDem dont le positionnement n’apparaît pas clair à l’électeur lambda. Entre les références à l’UDF que l’électeur associe, peut-être à tort, à la droite, l’affichage de la volonté d’indépendance, les appels du pied au PS et la fermeture à tout accord avec l’UMP, je dois dire que je comprends sa confusion.

En technicien de la prévision, la seule chose à laquelle je me fierais, c’est le concret du terrain. Moi, j’ai des échos très mauvaises. D’autres ont des échos très bons. On perdra des électeurs quelque part et on en trouvera d’autres ailleurs.

Quelle balance entre les plus et les moins ? J’ai une idée mais seules les urnes ont la vérité électorale. Donc, comme il le dit très bien David, il y deux semaines à jouer au mieux. Sans trop se poser de questions ni se scléroser sur sondages et autres études.

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Petit scoop qui fera plaisir à mes ennemis (peu) démocrates : je me prépare à abandonner mes activités politiques stricto sensu.

Petit hic : ce n’est absolument pas pour tout de suite. Car, avant de reprendre le rôle qui me sied le mieux, celui d’un producteur d’idées capable de dialoguer avec le monde politique, j’ai un travail à faire. Un travail qui demande une implication directe et personnelle en première ligne de ma part. Mes lecteurs les plus anciens, qui sont devenus de vrais amis malgré les kilomètres qui nous séparent, savent que j’ai une façon assez particulière de mener mes combats : là où le comportement politicien est souvent fait de coulisses, de grands bluffs et de petits chantages, je préfères avancer à visage découvert. Paradoxalement, afficher la couleur permet de mieux se protéger et aussi de concentrer l’énergie sur l’essentiel.

J’estime, avec toute l’incertitude qu’il faut accorder à une prévision, que décembre 2011 marquera la fin de mon « job ». Car, il s’agit d’un travail qui ne peut être mené correctement qu’en fin de cycle électoral. Dès janvier 2012, rien de nouveau ne pourra être construit : la campagne présidentielle, qui va démarrer le 22 mars et qui, en réalité, n’a jamais connue de véritable arrêt, va s’intensifier. Dans la foulée les législatives et, cette fois, une vraie échéance de mi-mandat en 2014 qui va voir municipales, européennes et nouvelles élections territoriales (si je ne me mêle pas les pinceaux) en même temps. Calendrier trop encombré pour éviter que les ambitions diverses (et légitimes au demeurant) ne phagocytent l’espace de travail. Construire, c’est maintenant. Car le 22, et pour certains endroits le 15, sera déjà le temps des questionnements. J’ai mes réponses. Discutables. Personnelles. Mais également robustes, je crois. Les garder pour moi serait stérile. Libre à mes collègues de suivre ou pas, en tout ou en partie.

Première étape, l’écriture d’un texte, relativement court, en guise de testament (ou manifeste, ça dépend des points de vue) politique. Le titre provisoire est : La route de la liberté.

Clin d’œil à l’ouvrage probablement le plus connu, bien que certainement pas le plus abouti, de Friedrich Hayek (La route de la servitude), ce titre résume toute ma vision politique. Tout est question de liberté. Mais la liberté, avant même d’être un droit et très loin d’être un état naturel, c’est une conquête issue d’un combat de tous les jours. La route de la liberté, est un chemin pierreux de montagne. Jean Lassalle, à qui je souhaite le meilleur pour son difficile combat en Aquitaine, apprécierait, je crois.

Cependant, ce texte, je ne peux pas l’écrire seul. Mon français ne me satisfait pas, compte tenu de l’exigence de précision, de synthèse et de lisibilité du texte à produire.

En toute humilité je cherche donc une plume. Qui aura comme seule rémunération le plaisir d’avoir joué un rôle dans ce parcours. Ce qui revient, de ma part, à partager l’intégralité des bénéfices que je vais tirer de l’opération.

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Un doute, une question, une simple curiosité concernant la campagne et surtout les ambitions et les programmes des listes MoDem aux régionales ? Appelez la Ligne Orange :

01 53 59 26 15

du lundi au samedi de 14h à 20h

Initiative intéressante, qui mérite d’être largement relayée.

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