Petit scoop qui fera plaisir à mes ennemis (peu) démocrates : je me prépare à abandonner mes activités politiques stricto sensu.
Petit hic : ce n’est absolument pas pour tout de suite. Car, avant de reprendre le rôle qui me sied le mieux, celui d’un producteur d’idées capable de dialoguer avec le monde politique, j’ai un travail à faire. Un travail qui demande une implication directe et personnelle en première ligne de ma part. Mes lecteurs les plus anciens, qui sont devenus de vrais amis malgré les kilomètres qui nous séparent, savent que j’ai une façon assez particulière de mener mes combats : là où le comportement politicien est souvent fait de coulisses, de grands bluffs et de petits chantages, je préfères avancer à visage découvert. Paradoxalement, afficher la couleur permet de mieux se protéger et aussi de concentrer l’énergie sur l’essentiel.
J’estime, avec toute l’incertitude qu’il faut accorder à une prévision, que décembre 2011 marquera la fin de mon « job ». Car, il s’agit d’un travail qui ne peut être mené correctement qu’en fin de cycle électoral. Dès janvier 2012, rien de nouveau ne pourra être construit : la campagne présidentielle, qui va démarrer le 22 mars et qui, en réalité, n’a jamais connue de véritable arrêt, va s’intensifier. Dans la foulée les législatives et, cette fois, une vraie échéance de mi-mandat en 2014 qui va voir municipales, européennes et nouvelles élections territoriales (si je ne me mêle pas les pinceaux) en même temps. Calendrier trop encombré pour éviter que les ambitions diverses (et légitimes au demeurant) ne phagocytent l’espace de travail. Construire, c’est maintenant. Car le 22, et pour certains endroits le 15, sera déjà le temps des questionnements. J’ai mes réponses. Discutables. Personnelles. Mais également robustes, je crois. Les garder pour moi serait stérile. Libre à mes collègues de suivre ou pas, en tout ou en partie.
Première étape, l’écriture d’un texte, relativement court, en guise de testament (ou manifeste, ça dépend des points de vue) politique. Le titre provisoire est : La route de la liberté.
Clin d’œil à l’ouvrage probablement le plus connu, bien que certainement pas le plus abouti, de Friedrich Hayek (La route de la servitude), ce titre résume toute ma vision politique. Tout est question de liberté. Mais la liberté, avant même d’être un droit et très loin d’être un état naturel, c’est une conquête issue d’un combat de tous les jours. La route de la liberté, est un chemin pierreux de montagne. Jean Lassalle, à qui je souhaite le meilleur pour son difficile combat en Aquitaine, apprécierait, je crois.
Cependant, ce texte, je ne peux pas l’écrire seul. Mon français ne me satisfait pas, compte tenu de l’exigence de précision, de synthèse et de lisibilité du texte à produire.
En toute humilité je cherche donc une plume. Qui aura comme seule rémunération le plaisir d’avoir joué un rôle dans ce parcours. Ce qui revient, de ma part, à partager l’intégralité des bénéfices que je vais tirer de l’opération.