Je me suis permis de prendre les statistiques INSEE et de faire une petite élaboration à partir des séries longues en valeur chaînée du PIB. Si des courageux veulent approfondir, toutes les informations sont ici. La chose à retenir est que le système tend à neutraliser l’inflation car on calcule les variations sur la base des prix de l’année précédente.

Fait 100 le niveau de PIB au 31/12/1999 (j’ai pris de manière arbitraire), j’obtiens l’évolution suivante :

  • 31/12/2000 : 103,49
  • 31/12/2001 : 103,96
  • 31/12/2002 : 105,46
  • 31/12/2003 : 107,18
  • 31/12/2004 : 109,80
  • 31/12/2005 : 111,70
  • 31/12/2006 : 114,26
  • 31/12/2007 : 116,75
  • 31/12/2008 : 115,67

Le simple enchaînement des chiffres nous dit deux choses importantes.

La première c’est qu’une contraction du PIB est quelque chose de rare, d’un point de vue statistique. Par conséquent, toute baisse de cet indicateur est vue comme un évènement exceptionnel.

La deuxième, c’est que le niveau de richesse produite en France fin 2008 sur base trimestrielle est supérieure à celle produite fin 2006. Les comparaisons avec les années 30 ou la période de la deuxième Guerre Mondiale, sont, peut-être, un peu forcées.

En filigrane, je signale que pour retrouver un système productifs aussi peu performant que debut 2000 on devrait avoir une réduction du PIB de 13,55%. Très pauvres en 2000 ?

A venir la même analyse à l’échelle européenne et des USA.

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5 Comments on “Les vrais chiffres de la crise – France”


  • Je suis étonné de te voir accorder autant d’importance au PIB pour quantifier la richesse/pauvreté.


  • Je ne lui donne pas cette grande importance. Mais était donné qu’on nous rabâche les oreilles avec les baisses de PIB pour nous dire combien la crise est terrible, je voulais remettre les pendules à l’heure. En soi même et en agrégat la crise existe mais il y a une communication complètement décalée qui s’est installée. Et je trouve ça dangereux.


  • Tes chiffres sont en euros constants je suppose ?
    Pour la comparaison USA, il manque la variable de parité euro dollar, non ?


  • PS : en euros courants, on obtient 138 en 2008 avec la même base 1999


  • Je préfères les euros constants. Cela évite de se faire piéger par l’illusion monétaire.

    Pour la parité euro/dollar je t’ai répondu sur le billet « USA »

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