Les Alicibiades me renvoient une chaîne politique dans l’air du temps et me demandent quel européen je suis. Avant de répondre à l’aide du test sur http://www.euprofiler.eu, je veux aller plus en profondeur.

Tout d’abord je suis européen par héritage. Je n’y ai aucun mérite mais quand vous porter mon nom de famille, c’est difficile de faire l’impasse sur l’histoire de la culture européenne, de ne pas plonger dans la pensée des Grecs. Ainsi, grâce à l’aide des siècles écoulés, c’est plus facile de mettre en perspective les spécificités des apports « nationaux » à la culture européenne. Je considère cela un héritage et pas une simple histoire, car il m’accompagne et, parfois, aide à me positionner. Prenons la Turquie ou, plus en général, le débat sur les frontières de l’Europe. Il est pour moi limpide que ces « frontières » se définissent en termes d’héritage culturel. Ainsi, je ne suis pas hostile à une future entrée de la Turquie dans l’Union même si je considère que cet Etat n’est pas encore mûr. Et je trouve assez démagogique d’aborder le sujet comme si l’entrée de la Turquie était pour demain … mais cela est un autre débat.

Européen je le suis également pour naissance. Selon les Traités, en effet, il est citoyen de l’Union toute personnes ayant la nationalité d’un Etat Membre. Pour moi c’est l’Italie. Je dois dire, cet aspect de mon être européen est absolument marginal dans mon esprit. En effet, je trouverais plus logique être italien en tant qu’européen plutôt que le contraire tel qu’il est statué dans les texte.

Enfin, je le suis par choix. En effet, quand j’ai décidé de quitter l’Italie je me suis posé la question d’où bâtir ma nouvelle vie. Avec ma formation, le monde anglo-saxon aurait été un bon choix pragmatique et mon ancien employeur / client était bien installé aux USA et au RU. Je pouvais, pas d’autres chemins, atterrir en Australie. Je me suis regardé dans la glace et je me suis dit que je voulais changer d’Etat mais pas aller à l’étranger (véridique). Car mon chez moi, c’est l’Europe. En prendre conscience ce fut une révelation pour moi. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé, sauf évolution future, de ne pas demander la naturalisation française bien que cela entrave considérablement mon activité politique (je peux être conseiller municipal dans mon village de 2000 habitants où devenir député européen … petit écart) : je suis européen et cela me suffit.

Et enfin, le test :-)

Je me retrouve dans une position assez centrale, légèrement décalé sur la gauche et environ à trois quart vers le haut. Mon ellipse inclut le MoDem, Europeans, le PRG, une partie du PS. Elle touche les Verts et Alternative Libérale. Je suis proche du MoDem environ à 80%. Mes différences : je suis plus « liberal » sur l’euthanasie et le mariage homosexuel ; je ne suis pas hostile à l’entrée de la Turquie dans l’Union par principe. J’ai également une autre approche de la laicité.

En gros, comme j’avais dit sur le blog de l’hérétique, le test m’identifie comme un démocrate un peu plus libéral et un peu moins français que la moyenne. En gros, ce n’est pas faux.

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3 Comments on “Européen par héritage, par naissance et par choix”