Un héro sans nom
31 mai
L’Hérétique me taggue sur une chaîne mytologico-culturelle. Je dois dire qu’il me met une bonne colle … en effet, bien que j’ai beaucoup apprécié le peu de classiques que j’ai lus, j’ai très tôt découvert d’être assez insensible aux héros. Ce qui me passionne dans une Iliade, dans une Odyssée ou dans une Enéide, ce sont beaucoup plus les cris des Harpies (pas les Harpies elles mêmes) qu’Enée. J’aurais pu, peut-être, parler d’Ulysse : c’est un mythe très présent dans ma jeunesse (Scilla, supposée être la Scylla de la légende, n’est qu’à quelques kilomètres de ma ville de naissance)

Mais bon, cette histoire de cheval, je l’ai toujours trouvée d’une certaine lâcheté. (Et en effet je ne suis même pas sur de cette histoire de détroit)
J’aurais pu faire une entorse à la règle et citer des « héros » comme Sénèque ou ce bon sicilien de Pétrone dont la rumeur veut qu’il ait dit, à la cour de Néron, que les esclaves sont avant tout des hommes. Mais ca ne collait pas à la demande. Et ce n’était pas satisfaisant.
Et après je me suis dit que les héros classiques ne sont peut-être pas là où on les attend. J’ai donc choisi Phèdre. Non, pas celui-ci, ni cet autre, bien sur. Pas celui de Sénèque (encore lui!), ou de Platon ou même de Racine.
Je parle du héro sans nom mis sur papier par Robert Pirsig en 1974. On avait dit « classique » ? Je pense que ce Phèdre l’est. Personnage tragique, il sait que sa nature, ses dons, vont le perdre. Et pourtant, il ne fuit pas. Quitte à être seul. Quitte à devenir fou (tiens, la Folie d’Erasme, c’était valable ?). Quitte à être soumis à l’electrochoc.
Je n’ai jamais lue la version française, mais à en croire wikipédia il serait très mal traduit. Je n’ai pas trouvé de citations en français. Je me permets donc de re*traduire une citation qui exprime bien cette lucidité.
« Je tends à me fixer sur un problème phylosophyque et à lui tourner autour dans des cercles toujours plus étroits lesquels, au bout du compte, soit ils font ressortir une réponse ou alors ils deviennent tellement repliés, tellement répétitifs, de devenir dangereux pour ma santé mentale »
Bon, je voulais refiler le bébé à quelqu’un mais le courant à grillé le papier …..

mai 31st, 2009 at 22:28
C’est qui ce Phèdre ? Je connais celui de Platon, le fabuliste, la fille de Minos, mais là, ça ne me dit rien du tout.
juin 1st, 2009 at 08:00
Je t’ai mis le texte en lien
juin 2nd, 2009 at 17:50
Heureusement que tu n’a pas fait Ulysse
juin 2nd, 2009 at 18:08
ahahahah
Je t’ai laissé une devinette sur ton blog
juin 2nd, 2009 at 19:47
je suis venu, j’ai vu, j’ai répondu