Luc ressort un marronier sur l’influence des blogueurs en politique. Ca tombe bien, ça fait quelque jours que je me dis que je dois mettre en français (arrêtez de rire !!!) une étude parue sur Repubblica.it

Alors, internet en politique, combien de divisions ? Peu. Très peu. Et beaucoup en même temps.

Selon le Censis, environ 70% des italiens (jusqu’à 78% pour les retraités) se sont formés une opinion via les infos et les commentaires écoutés aux JT. « Passer à la télé », et notamment « passer au 20heures » reste donc incontournable. En deuxième position, on trouve les émissions télé d’approfondissement avec 30% environ (jusqu’à 40% pour les classes urbaines le plus instruites).

26% fait confiance aux journaux papier, 19 % (surtout les jeunes) privilégient le débat avec amis et membres de la famille, 11% prête attention aux tracts, 7% suit les chaînes thématiques, 5 et demi la radio (12% pour professions libérales et artisans).

Et internet ?

Seulement 2,3 % pour les sites officiels et 2,1% pour les blogs/forums et ainsi de suite. 2,2% se détermine par les réunions publiques.

Ça pourrait paraître absolument marginal. Cependant, les personnes auxquelles on demande un avis sont souvent des personnes très engagées. Et, bien que l’enquête n’analyse pas cet aspect, c’est possible et même probable que ces « opinions makers » débattent sur internet, ne fut-il que pour tester leurs arguments.

L’influence réelle d’internet (et des blogs) peut être supérieur à celle qu’on imagine. A condition que l’on sache fournir des arguments et que la masse de l’information convergente soit suffisante.

Cependant, face à un Berlusconi (ou autre homme politique français ayant recemment commandé un avion) omniprésent, le contrepoids reste tout à fait relatif.

Cela dit, je reste sur ma faim quant à cette enquête : j’aurais aimé une analyse fine des « swing voters » (les infidèles). C’est eux qui font (et défont) les élections.

Voter !

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