Ah, quel bonheur d’être gouvernés par des gens qui tiennent parole en manière indéfectible. D’ailleurs, faut pas rigoler ! C’était Nicolas Candidat himself qui l’avait dit : « Je crois au mérite, à l’effort, à la récompense, à la promotion sociale et, plus que tout, au travail. Je poserai d’ailleurs les termes d’une conférence sociale sur la qualité de vie au travail. Je veux dire, mes chers compatriotes, que c’est possible. Tout ce que j’ai dit, je le ferai. Je tiendrai scrupuleusement ma promesse et ma parole. Je ne me suis pas engagé à la légère dans cette campagne présidentielle. C’est un choix de vie, c’est un don de soi, c’est une véritable ascèse. Je me suis préparé pour ce rendez-vous. Si les Français me font confiance, je ne les décevrai pas, je ne les trahirai pas, je ne leur mentirai pas. »

Or, force est de constater que, simplement pour en rester au derniers heures, la « majorité présidentielle » (d’ailleurs, ils n’avaient pas changé pour un « mouvement populaire » ?) se signale pour l’intensité des mensonges. En vrac :

Eric Besson et le délit de solidarité : prix Busiris chez Eolas, à lire (et écouter) sans modération.

Le Secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme : pince sans rire chez Rama Yade

Un mot aussi pour le Président, je ne voudrais pas qu’il se fâche … « En visite à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’ « en devenant président de la République, [il s'est] libéré de toute attache partisane » (TF1-LCI). C’est donc en toute logique que …

Et, bien entendu, le caisses sont vides

En encore, en période de remaniement, qui se souvient du fait que l »‘ouverture » était censée amener les meilleurs au gouvernement, si bien que Patrick Dévedjan, ce dangereux gôchiste, s’était fendu d’une déclaration tonitruante : « La fidélité n’est pas forcément le contraire de la compétence ». Ehu, pas forcément, non. C’est pour ça qu’on a mis Luc Chatel à l’Education Nationale ?

Au passage, un regard d’Italie. Il y avait ce 21 juin des référendums. En Italie, pour qu’ils soient valides, il faut un quorum de 50% des votants. Pour aucun d’entre eux cela n’a été atteint. Ainsi, avec 87% de « Oui » sur une affluence de 23,3% de la population, c’est-à-dire un soutient de 20,3% des électeurs, le référendum est un cuisant échec. Les euro-présidentiels, avec 28% de 40%, c’est-à-dire le soutien exprimé de 11,2 % des ayant droit c’est un énorme et inconstestable succès. Un brin de mauvaise foi ?

Et toujours en matière de gouvernement et d’européennes comment ne pas apprécier cette trame digne de Collodi ? Mais si, mais si.

L’histoire de Rachida qu’on fait sortir par le Parlement Européen, de Rama que n’y va pas et du fait que si on est élu on s’engage à temps plein à Strasbourg (et à Bruxelles). Et l’histoire de Brice, arpentant l’Auvergne, surpris d’être élu car « il préparait les régionales » (sic). Mais mince, à peine nommé il ne peut pas partir. Car il a un boulot « important » à faire ! C’est donc pour ça que quelque jour après on le fait rentrer (c’est le cas de le dire) à l’Intérieur …

Quoi ? Je suis de mauvaise foi ?

Et pourtant je ne vous ai même pas parlé d’une euro-présidentielle-député-nommée !!


Voter !

4 Comments on “UMP : Union pour le Mensonge Permanent”

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