Il paraît que les humains seront neuf milliards sur terre à l’horizon de 2050. C’est à dire demain. Et on se pose le problème de les nourrir. Ce qui est une bonne occasion pour certains politiques pour brosser les agriculteurs dans le sens du poil en leur faisant miroiter des marchés mirobolants.

Je pense qu’on leur ment. Et aux approches des régionales, j’aimerais que les Démocrates leur parlent avec le langage de vérité qui est nécessaire dans ce cas. Pousser les exploitants à s’endetter lourdement en vue de marchés aléatoires est irresponsable.

Car, en réalité il y a plusieurs scénarios à envisager.

Les prévisions démographiques pourraient être erronées. Cela arrive régulièrement et c’est assez normal. La régression statistique a ses limites.

Mais admettons qu’elles soient bonnes. Qui seront ces neuf milliards d’hommes ? Probablement, ce seront des habitants des pays pauvres. Qui en grande partie ne peuvent et ne pourront pas payer les denrées. Un marché ?

Par ailleurs, ces pauvres étant essentiellement des paysans, on pourrait penser qu’une partie non négligeable de la nourriture de ces hommes viendra de l’autoproduction. Qui ne rentre pas dans le PIB, ne génère pas de flux financiers mais contribue à la réduction du besoin.

Il n’y aura pas neuf milliards d’hommes à nourrir. Pas pour les agriculteurs des pays « riches ».

D’ailleurs, il faut l’espérer. Le cas contraire serait simplement catastrophique.

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