Autre carte postale d’Italie, sombre malgré le soleil épatant qui est si normal dans l’été au 38° parallèle. Et autre expérience marquante de mon parcours.
En effet, je ne sais plus si j’en ai déjà parlé, rien ne me vouait à l’économie (ni à la politique d’ailleurs) : je me voyais plutôt dans l’étude des étoiles variables RR Lyrae. Cependant, les craintes du chômage dans ma ville (35% à l’époque) poussèrent mes parent à m’envoyer à Milan. Cette image, fixée dans ma mémoire d’enfant me fit choisir le développement territorial comme branche.
Ça devait être un des moteurs du développement économique du « Mezzogiorno » : un établissement chimique qui devait employer plus de 1000 personnes. L’Etat italien mis lourdement la main à la poche : environ 150 millions d’éuros (trois-cent milliards de lires) au début des années soixante-dix.
Résultats ? Quels résultats : elle devait produire des bioprotéines mais, déjà pendant la construction, on savait que ces produits étaient cancérigènes. Jamais aucun produit ne sortit de l’usine.
Les fonds furent phagocytés par des entreprises liées à la criminalité organisée. Les six-cent employés furent mis au chômage exceptionnel indemnisé. Parfois pendant quelques décennies.
Et une côte magnifique fut dévastée à jamais.

Si quelqu’un vous dit que le développement est une question de « moyens », crachez lui à la figure : soit il est incompétent, soit il ment.




août 10th, 2009 at 17:22
C’est une histoire incroyable !
août 10th, 2009 at 17:35
La question des moyens est importante mais comme souligné accessoire. L’essentiel est la volonté politique. Si on décidait aujourd’hui et maintenant de faire de la France, la championne mondiale des énergies renouvelables, de transport ferroviaire (fret et passager) et des industries vertes, on pourrait le faire. Mais nous n’avons suffisamment la volonté de le réaliser.
Certes notre déficit et notre dette pèse, mais sur les 7% prévues en 2009, la moitié est de nature structurelle. En taxant les plus favorisées, on réduirait cette part et on aurait les moyens de nos ambitions.
août 10th, 2009 at 18:08
Ah la la Claudio, vous me faites penser à Venise et sa lagune
(
août 10th, 2009 at 22:41
@ Faucon
Pas si tant que ça, hélas
@ Martine
Les occasions pour les soupirs sont infinies … même sous le célèbre pont …
août 11th, 2009 at 09:40
Un cadeau pour soigner tous nos soupirs:
http://www.planetemuseeduchocolat.com/pageLibre0001000e.html
Amitiés
août 11th, 2009 at 12:17
août 11th, 2009 at 18:35
Heureuse que cela vous plaise Claudio, le temps ici, risque de tourner à l’orage, les vagues vont s’abattre sur les rochers, vivifiant ; )
Dommage pour les surfers, mais ils pourront visiter le musée meme en famille.
Les travaux de protection de Venise avancent, ce port dans la lagune n’a pas été une très bonne idée.
août 16th, 2009 at 09:19
Je comprends bien la désillusion et c’est tout à fait normal au vu des conséquences économiques, sociales et environnementales désastreuses;
Il y a de nombreux exemples de dépenses inutiles d’agent public …
Et les flux financiers ne servent à rien sans volonté politique, sans idées structurantes, sans volonté d’inscrire l’humanité dans le temps.
Mais, je suis convaincu que la volonté politique ne sert à rien sans y mettre les moyens financiers. Si le plan de relance français, établi par la relance de la dette, avait pour objectif de développer des investissements capables de relever les défis énergétiques et environnementaux, alors ces moyens financiers auraient un sens (investissements : fret ferroviaire et fluviale, énergie renouvelable avec industrialisation en France dans certains secteurs comme le solaire, la géothermie….)
Mais, si comme on le constate, la dette sert également au fonctionnement, alors il y aura une dette insupportable sur les épaules de nos enfants et la Fance ressemblera à une friche industrielle….
Dominique
août 24th, 2009 at 19:58
Rien à voir … Avant de rejoindre ta Bretagne, je t’ai tagué!