Le No Man’s Land, c’est ça.
27 sept
La formule est empruntée à Marie-Laure.
Faire de la politique dans un pays autre que le sien est une expérience particulière. Je crois que ni Nemo, ni Arnaud, ni même Florian me contrediront sur ce point. Dans le sempiternel débat politco-nombriliste sur les alliances, le centrisme, le centredroitisme, le centregauchisme, le démocratisme, l’ailleurisme et j’en passe, j’ai toujours soutenu l’idée qu’il existe un espace politique structuré autour du clivage droite-gauche, qui inclut le « centrisme » historique, si je peux m’exprimer ainsi, et un autre espace qui est en attente de propositions structurantes. Pour vérifier, j’ai voulu me soumettre à un test fait maison : pour qui je voterais dans un autre pays ?
En effet, un socialiste ou un néoconservateur peuvent voter à plus près de manière identique dans de nombreux pays dits « occidentaux ». L’électeur du No Man’s Land, lui, est obligé de faire avec une offre qui ne lui sied pas parfaitement (même loin de là) et de chercher un peu le moins pire. Alors, moi, je ferais quoi ?
En France : bon cela est facile, je vote Mouvement Démocrate même si parfois, comme d’autres, je m’interroge. En 2004, j’ai voté Parti Fédéraliste.
En Italie : cela est facile aussi. J’y vote pour les législatives donc je sais. Parti Démocrate, très à reculons. Si Bersani gagne la présidence du parti, ça sera, comme cela a déjà été, un vote pour un petit parti hors alliances (il s’est rallié depuis et il s’est égaré lourdement, donc il faudra en trouver un autre).
Aux Etats Unis : simple aussi. J’ai fait trois fois (une petite) campagne pour Ralph Nader (2000, 2004, 2008)
Au Royaume Uni : Liberal-Démocrats, avec prudence
En Espagne : CiU ou BNG. Si ailleurs, PSOE (à reculons)
En Allemagne : Grünen
Je connais mal les autres pays pour pouvoir m’exprimer. N’empêche, ça fait un large spectre, signe que l’offre politique me représente mal.
Ça doit être pour ça que j’en fais, peut-être.

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