Davos. C’est sympa Davos, si vous aimez les décors de Suisse. En tout cas, moi j’aime bien. Pas à la folie (faut pas exagérer) mais bien quand même.

Un décor tout à fait adapté pour monter sur ses grand chevaux et continuer à jouer petit bras. Parfait pour amuser la galerie et se faire passer, un court instant après un court instant, pour quelqu’un d’important.

Et, bien entendu, le tableau ne saurait être tâché par la présence éventuelle d’un quelconque bon sens, à défaut de compétence réelle : quoi de plus réjouissant de rejouer et de surjouer la moralisation du capitalisme financier alors que cela ne veut strictement rien dire ? Alors que ce qui nous manque c’est le partage d’une nouvelle et plus large compréhension des phénomènes économiques capable de repousser ne  fut-il que d’un millimètre la frontière de notre ignorance infinie ?

L’absence de pensée et de vision cohérente, dans l’histoire humaine, a souvent conduit à l’émergence de Môssieurs La Morale. Souvent pas très moraux eux mêmes. Rien que des choses très ordinaires, au fond.

J’aurais envie d’inviter nos (ir)responsables à se tourner vers la réalité, d’arrêter de jouer aux ombres chinoises sur les parois de la caverne. Mais je sais bien que rien n’est plus réel de ses illusions quand on a perdu (ou qu’on a jamais eu) la capacité à rêver le vrai.

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One Comment on “Grands chevaux et petit bras”


  • C’est aussi l’impression que j’ai eue à la lecture du discours de Nicolas Sarkozy.

    1) réécriture d’une « explication de la crise » à grands bouts de ficelle, plus moralisante que réellement explicative,

    permettant

    2) préconisations moralisantes sans grandes traductions concrètes, à l’inverse des récentes propositions *structurelles* de Barack Obama

    … puis …

    3) pirouette finale mettant la priorité sur la question des monnaies, ce qui permettrait au système financier de la zone euro de dormir tranquille.

    Le tout habillé de la virulence coutumière du personnage, pour faire croire à une grande offensive. Et les médias français se laissent faire. Même pas honte.