On débat. En France (tout comme en Italie) on aime le débat. Ou la tchatche, à vous de voir. Au moins, en France, l’Assemblée s’appelle « assemblée » (bah oui), en Italie elle fait partie du « Parlement » : un endroit où on tchtatche, quoi. Bref.

En France, THE débat du moment est celui sur l’Identité Nationale (eh oui, je suis étranger, alors je mets des majuscules, sait on jamais).

Ou plutôt, le débat sur le Débat. Et parfois sur l’absence de débat.

N’étant pas directement concerné, j’avais décidé de ne rien écrire. Et puis je me suis dit : bordel (pour les droits verser directement samedi à la Comète, voire à l’Aéro, voire aux deux …), quoi de plus normal pour un politicard de parler de ce qui ne le concerne pas (et dont il est parfaitement ignorant ou presque) ?

Si on va aux racines de l’histoire, serait Français « tout Homme qui se reconnait dans les valeurs de la Révolution » (j’en appelle mon doctorant préféré pour vérification). Blanc, Noir, Jaune, Purpre-à-Pois-Roses. Même Orange. C’est con quand on y pense : avec un minimum de culture générale, le Débat est débattu et clos avant même de démarrer.

Ceci expliquant cela on comprend mieux le déclassement de l’histoire à l’école (par ailleurs, une des rares matières que j’ai détesté en tant que lycéen, comme quoi la jeunesse a ses avantages y inclus le droit à une certaine connerie).

Mais admettons que cette référence soit considérée par Notre Eric Bescozy comme éculée. Que reste-t-il de la France, ou de tout autre Pays, sans valeurs fondateurs ? Il ne reste qu’un conglomérat humain, somme anarchique d’identités individuelles mises côte à côte comme dans un rayon de supermarché ?

J’espère bien que non, car sinon les fonctions d’agrégation vont être coton pour être démêlées.

Mais admettons que le génie français pour les algorithmes (c’est identitaire ça ?), trouve une solution sans failles. Encore faudrait-il beaucoup de courage. Car les Hommes ne sont pas que des dossiers.

Et si je pense ne fut-il qu’à mon identité individuelle, que je propose pourtant à mes congénères en demandant leur confiance, je ne saurai être nullement en mesure de la définir, tant synthétiquement que même de manière analytique. Et pourtant, je sais parfaitement qui je suis.

Je suis un Homme en devenir permanent. Je suis Moi.

Et la France, qui est-elle ?

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6 Comments on “Réflexions décalées sur l’Identité Nationale”


  • Ah ! Un billet !


  • Et un autre aujord’hui, presque sûr !!


  • Bonjour toi
    « Si on va aux racines de l’histoire, serait Français « tout Homme qui se reconnait dans les valeurs de la Révolution »
    c’est plus à Thierry l’historien qu’il faudrait le demander, mais à mon sens le sentiment national commence avec la victoire de Bouvines (1214) et non avec la Révolution. En plus, on peut ne pas se réclamer des valeurs de la Révolution (comme l’ont fait les marxistes par expl) et être français.
    Bien à toi


  • @LCDM,
    Effectivement, je crois me souvenir que Thierry avait publié un très joli triptyque à ce sujet .
    @+ :-)


  • En 1214 … pas sur que les Bretons soient d’accord … mais j’attends volontiers Thierry (ou autres) s’il passe par ici.

    C’est la nature même du débat ;-)


  • EN effet, les Bretons sont arrivés après

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