On vote depuis hier pour les Régionales. En Italie. Et on vote également aujourd’hui. Pour une élection à un seul tour à la proportionnelle avec prime pour la majorité relative.
Dans une élection marquée par l’amateurisme de certains (les listes du parti de Berlusconi ont été exclues dans la région de Rome) qui ne sont même pas bons à se faire les règles pour eux mêmes (un décret a été pris en urgence pour pallier les irrégularités mais il ne s’applique pas, car le Latium a ses règles régionales qui priment sur le général) l’abstention, quelle surprise, est en augmentation.
On parle même de « syndrôme française ». Si la participation descend en dessous de 70,5 % (source www.corriere.it).
Quand on dit que tout est question de perspective …

mars 29th, 2010 at 13:00
Il y a une chose que je n’ai pas très bien saisi (maîtrise embryonnaire de l’italien oblige) à propos de ce scrutin. En fait, plusieurs listes peuvent soutenir un même candidat et cumuler leur score pour être majoritaire (?). La candidate soutenue par le PDL dans le Latium (Renata Polverini) est toujours en lice (d’après ce que j’ai compris) mais la liste du PDL a été invalidée. Comment fait-elle ?
mars 29th, 2010 at 13:15
Eh, à chaque pays ses « baroquitudes »
Mais tu as très bien compris. En effet c’est moins compliqué qu’il ne parait. Il y a trois niveau : les candidats présidents, les listes et, au sein des listes, les conseillers élus. On vote à un tour.
Chaque candidat président peut être soutenu par plusieurs listes. Les électeurs votent pour le candidat et, s’il le souhaitent, pour une liste. On peut même voter pour le candidat A et une liste qui soutient le candidat B. Bref. Le candidat qui gagne est assuré de la majorité.
Ensuite on dépouille les listes, avec une proportionnelle classique : toutes les listes liées au vainqueur se partagent le quota majoritaire (ou plus si leur score le dépasse), les perdants, les autres. Il y a des seuil minimales mais je ne suis pas bien renseigné (pas droit de voter aux régionales italiennes pour les résidents à l’étranger, en tout cas pas reçu de convocation)
Particularité, la liste n’est pas bloquée mais l’électeur exprime une préférence : si la liste X a droit à 5 sièges, ce sont les candidats conseillers avec les 5 scores plus élevés qui sont élus, même s’ils étaient derniers de la liste.
C’est un système assez simple, dans la pratique, et qui correspond aux habitudes de vote italiennes.
Il y a des atout et des défauts mais je le trouve plus juste et clair que le système français : tout élu reçoit directement sa légitimité par le suffrage, ce qui n’est pas le cas chez nous.
mars 29th, 2010 at 13:27
Je comprends où je bloquais. Je pensais à un scrutin de liste où le candidat président est le n°1 (comme les régionales françaises). Polverini peut être candidate puisque son élection ne dépend pas de sa place sur la liste PDL (qui n’existe plus).
Le système de préférence sur la liste existe aussi en Belgique. D’une certaine manière, cela peut tempérer le poids des partis dans l’élection, ce qui ne me paraît pas mauvais. Merci pour ces précisions.
mars 30th, 2010 at 15:49
Et d’ailleurs, elle vient d’être élue. Ce que, au delà des considérations politiques, est un beau succès, alors que lui pouvait manquer le train de la liste du PDL