Abacus 2007-AC1

Pour la plus grande partie des non-initiés (chanceux, dans ce cas), ce sigle ne veut strictement rien dire. Et pourtant, cela pourrait devenir d’une grande notoriété.

Il s’agit d’un « produit dérivé » axé sur les « sub-primes », proposé par Goldman Sachs, la même banque d’affaires du maquillage à la grecque et, selon certains de ses adversaires, grand sponsor de la chevauchée victorieuse de Barack Obama.

Aujourd’hui, la SEC, autorité boursière américaine, pointe le doigt contre la banque (et son « employé » Fabrice Tourre) en l’accusant de fraude.

Je n’en suis pas surpris. Dans mon « analyse non conventionnelle de la crise« , qui date de plus d’un an, j’écrivais :

 » [...] il est aisé de montrer que le dispositif des « sub-primes » viole le droit de propriété alors que leur titrisation viole le droit des contrats. En ce qui concerne le montage financier lui-même, il peut être assimilé à un vol. »

Si même la SEC se met à lire les blogs …

Bien entendu, accusation ne veut pas dire culpabilité des entreprises et des personnes spécifiquement impliquées. Néanmoins, je trouve intéressant que la SEC commence à aborder la thématique des « sub-primes » sous cet angle fort.

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