Archive: Billets d'humeur(s)

Un week-end qui en est pas un. Une campagne toujours aussi palpitante qu’un électrocardiogramme parfaitement lisse. une blogosphère sans entrain. Toujours mon « machin » à écrire. Toujours le même tourbillon intérieur. Toujours mon cours de demain à préparer.

Jeudi, j’intervenais sur le thème « Quelles centralités pour le Finistère », avec Jean Ollivro et Jean-Marc Roué. C’est dire si le défi était relevé. Sans compter que le public était extrêmement exigeant et de qualité : que des grands acteurs du développement breton et finistérien. Je suis assez satisfait : je maîtrise bien mon sujet et j’ai réussi a faire court et clair. Mais la tension était forte, cela m’a un peu vidé.

Obligations sportives à répétition : deux match dans un week-end par cause de reports à récupérer. Deux bons matchs, une victoire et une défaite honorable en jouant à 5 contre 7 une mi-temps et 6 contre 7 l’autre (moins trois à dix minutes de la fin). Mais grosse fatigue quand même.

Et dimanche dédié aux obligations « sociales » autour de l’école de ma fille … pour m’apercevoir encore une fois combien les gens ne parlent aucunement du vote à venir dans une semaine. Et neuf heures coincé dans une salle glaciale …

Non, pas envie ce soir. Pas envie de cogiter, de parler, d’écrire.

Tout juste envie de rester éteint et de sentir le parfum de la lassitude. Tiens, je suivrai peut-être le match de foot …

Voter !

Petit scoop qui fera plaisir à mes ennemis (peu) démocrates : je me prépare à abandonner mes activités politiques stricto sensu.

Petit hic : ce n’est absolument pas pour tout de suite. Car, avant de reprendre le rôle qui me sied le mieux, celui d’un producteur d’idées capable de dialoguer avec le monde politique, j’ai un travail à faire. Un travail qui demande une implication directe et personnelle en première ligne de ma part. Mes lecteurs les plus anciens, qui sont devenus de vrais amis malgré les kilomètres qui nous séparent, savent que j’ai une façon assez particulière de mener mes combats : là où le comportement politicien est souvent fait de coulisses, de grands bluffs et de petits chantages, je préfères avancer à visage découvert. Paradoxalement, afficher la couleur permet de mieux se protéger et aussi de concentrer l’énergie sur l’essentiel.

J’estime, avec toute l’incertitude qu’il faut accorder à une prévision, que décembre 2011 marquera la fin de mon « job ». Car, il s’agit d’un travail qui ne peut être mené correctement qu’en fin de cycle électoral. Dès janvier 2012, rien de nouveau ne pourra être construit : la campagne présidentielle, qui va démarrer le 22 mars et qui, en réalité, n’a jamais connue de véritable arrêt, va s’intensifier. Dans la foulée les législatives et, cette fois, une vraie échéance de mi-mandat en 2014 qui va voir municipales, européennes et nouvelles élections territoriales (si je ne me mêle pas les pinceaux) en même temps. Calendrier trop encombré pour éviter que les ambitions diverses (et légitimes au demeurant) ne phagocytent l’espace de travail. Construire, c’est maintenant. Car le 22, et pour certains endroits le 15, sera déjà le temps des questionnements. J’ai mes réponses. Discutables. Personnelles. Mais également robustes, je crois. Les garder pour moi serait stérile. Libre à mes collègues de suivre ou pas, en tout ou en partie.

Première étape, l’écriture d’un texte, relativement court, en guise de testament (ou manifeste, ça dépend des points de vue) politique. Le titre provisoire est : La route de la liberté.

Clin d’œil à l’ouvrage probablement le plus connu, bien que certainement pas le plus abouti, de Friedrich Hayek (La route de la servitude), ce titre résume toute ma vision politique. Tout est question de liberté. Mais la liberté, avant même d’être un droit et très loin d’être un état naturel, c’est une conquête issue d’un combat de tous les jours. La route de la liberté, est un chemin pierreux de montagne. Jean Lassalle, à qui je souhaite le meilleur pour son difficile combat en Aquitaine, apprécierait, je crois.

Cependant, ce texte, je ne peux pas l’écrire seul. Mon français ne me satisfait pas, compte tenu de l’exigence de précision, de synthèse et de lisibilité du texte à produire.

En toute humilité je cherche donc une plume. Qui aura comme seule rémunération le plaisir d’avoir joué un rôle dans ce parcours. Ce qui revient, de ma part, à partager l’intégralité des bénéfices que je vais tirer de l’opération.

Voter !

Mourir de politique

Non, L’avocat Fragalà, ancien député de l’Alliance Nationale (droite) et conseiller municipal à Palerme, n’est pas encore décédé, selon les informations de presse. Cependant, les sanitaires parlent d’un état « désespéré ». Agressé dans la nuit, en bas de son bureau. [Edit : le 26 février 2010, le Corriere della Sera fait état de son décès.]

Je n’ai aucune idée des raisons de cette agression, peut-être la politique n’y est pour rien. Être avocat à Palerme, cela peut être dangereux.

Cependant, à tous ceux qui opposent le monde politique et la « société civile » je veux dire qu’ils insultent tous ceux, et ils sont nombreux, qui essaient de faire de la politique de manière juste, honnête, dans l’intérêt de tous les citoyens.

Fragalà n’est pas « de mon bord ». Dans mon histoire, j’ai eu souvent d’accrochages très vifs avec les gens de l’Alliance, même avec quelque copain d’enfance. Mais l’agression est inacceptable.

Aldo Moro, n’était pas « de mon bord » non plus. J’ai combattu le système politico-maffieux qui était devenue la Démocratie Chrétienne en Italie de toutes mes forces. Mais il s’est fait assassiner par les Brigades Rouges, aussi pour défendre ma liberté de gamin de huit ans à l’époque. Je ne peux que lui accorder mon respect à jamais.

Les gens qui crachent sur les politiciens, car c’est un sport très à la mode, ignorent (ou font semblant d’ignorer) combien s’engager en politique peut coûter cher. Demandez à Dragouik, par exemple, si tout cela est indolore.

Certes, en plus de vingt ans de politique active, j’ai connu des politiciens pourris. Même « de mon bord », et d’ailleurs je me suis souvent fait un plaisir de les aider à se casser les dents, quand j’ai pu. Tout comme j’ai connu des chefs d’entreprise, des médecins, des avocats, des salariés, des blancs-noires-jaunes-cyclamen métallisé, des riches et pauvres pourris.

La dignité, est individuelle. Nions la dignité des politiques et les seules personnes que trouveront encore tolérable d’en faire, seront les personnes sans dignités, les imperméables, les pourris. On appelle cela de la sélection adverse.

Et la « société incivile », la vraie, aura gagné.

Voter !

Très bon conseil, je trouve !

(Merci à l’anonyme qui a tapissé certains endroit de l’Université de Bretagne Occidentale, à Brest)

Voter !

Ils n’auront pas d’état d’âme et si une pointe de culpabilité les traverse ils la chasseront bien vite en se disant qu’ils ne font que profiter d’un système dont ils ne sont pas responsables. C’est ainsi que raisonnent les lâches, les médiocres, les petits et les gros profiteurs.

C’est par ici.

Voter !

RAS

Les sigles savent parfois être marrantes. RAS, en Italie (lire un peu comme « race »), est ou c’était une compagnie d’assurance. En France on utilise plutôt comme acronyme de Rien A Signaler. Tout va bien quoi. Ce qui n’est pas liens avec l’assurance … oui je divague.

La réalité est que c’est un de ces jours où rien ne vaut la peine d’être écrite. Parler de David Douillet et son avaler la promesse de non cumuler ? Gaspiller de l’uranium (ou du charbon j’en sais pas trop) pour ça ? Résolument pas la peine : on sait que la divise politique de l’UMP est bien « les promesses n’engagent …  » et suite connue. Donc, exit.

Parler de la défaite de l’Italrugby au début dans le Six Nations ? Ah, bon ? C’est vrai que c’est une énorme surprise …

Des classements de blog ? Alors que je baisse nettement, selon logique et prévisions ?

De la laborieuse constitution des listes du Mouvement Démocrate ? Pourquoi, en connaissez d’élections et de partis où faire les listes est facile (les ignares peuvent taper sur google UMP Finistère Malgorn LeGuen pour s’amuser) ?

Finalement la seule chose intéressante à commenter me paraît  l’article du Crapaud sur Sarkozy. Il se trompe, à mon avis, mais je n’ai vraiment pas l’envie d’argumenter ce soir.

Et à 21h30, j’ai match.

Vive le Hand.

Voter !

… il paraît que la consultation en Bretagne ne démarre pas encore ? En tout cas, à ce moment précis, alors que le vote est ouvert dans la plus grande partie des régions (j’ai testé l’Auvergne, c’est effectivement ouvert) la Bretagne, avec Basse-Normandie, Bourgogne, Île-de-France, Martinique, Pays de la Loire, Picardie et Rhône-Alpes, sont indiquées « à venir ».

Et moi qui voulait faire le premier billet « j’ai voté » de la série … raté.

En revanche … on vote quand maintenant ? Non parce que ça commence à devenir … embêtant tout ça.

Voter !

Bientôt sept ans que je vis en Bretagne, ancien royaume, puis Duché, tombé dans l’escarcelle de la couronne française au XVIème siècle et intégré à la République dans des conditions juridiques un brin aléatoires. Si les aléas de l’histoire en avaient fait une possession anglaise, j’y serais très probablement  installé aussi. Si elle avait su garder son indépendance, également. C’est dire combien l’aspect « français » de la chose m’indiffère au plus haut point dans le plus profond de mon esprit.

Cependant, l’histoire a décidé ainsi, et c’est dans mon français un poil académique que j’écris sur ce blog. N’emaon két o skriva e brezhoneg. I’m not writing down english words. Cosi’ é la vita.

Après ces sept ans, il y a sans doute une France que j’aime. Elle trouve facilement ses avatars dans deux sports collectifs. Oui, j’aime la France des Pelous, des De Villiers (l’autre bien sur), des Du Sautoir. Et j’aime énormément la France de mon sport à moi, le Handball. Une équipe qui a réussi ce qui personne d’autre n’avait jamais su faire. Vous voyez, quand vous avez sur le terrain un Narcisse (désolé Luc, toujours l’autre), un Gille, un Abalo qui a au moins autant de culot que de talent, et ce n’est pas simple, un Karabatic ou encore un Omeyer, et que vous voyez cet amas monstrueux de talent individuel se coupler avec une abnégation farouche pour le collectif, la disponibilité, l’envie de sacrifice et celle de gagner, ensemble, encore et encore, eh bien, on se dit qu’il y a quelque chose de bien dans ce pays.

Dans le sport on se demande souvent qui est la star de l’équipe. Dans le hand français, la star c’est l’équipe. C’est pour cette très simple raison qu’elle gagne tout le gagnable avec une régularité inouïe. et pourtant, il y a ne fut il qu’une trentaine d’années, la France du hand était moins que rien. Depuis presque vingt, elle est au sommet. Oui, c’est possible.

Et, bien évidemment, il y a une france (car elle mérite bien le minuscule) qui atteint des sommets de nullité. Voire plusieurs, mais aujourd’hui je suis de bonne humeur : je suis en congé (verglas), faudrait pas gâcher le plaisir. Par conséquent, je me cantonnerai à la france (bis repetita) politique. La france sarkozyste qui s’assume, et la france sarkozyste qui s’ignore. Celle qui brille pour l’absence du moindre esprit collectif, de la moindre capacité à s’ancrer dans la durée, celle qui parle « valeurs » et qui est capable à peine de penser « fauteuils ». Celle de l’agitation permanente, celle de la copinocratie , celle qui préfère le vent des modes à la sueur de travail de terrain. Une france qui est hélas trop présente dans l’ensemble su spectre politique. C’est d’ailleurs une des raisons des victoires de Berlusconi ou de Sarkozy ou autres Bush sr-et-jr : ils ne mentent pas, quitte à choquer ils sont eux mêmes et une partie des pays s’y reconnait.

Si on croit au postulat premier de la théorie de la démocratie, c’est à dire que le système politique, en démocratie, ne fait que refléter une image condensée certes mais néanmoins fidèle de la société, alors on se dit que pour ce pays, comme pour bien d’autres et notamment pour le mien (click ici, c’est édifiant), il ne reste plus beaucoup d’espoir.

Monsieur Onesta, en 2012 avec les JO votre cycle sera probablement fini … n’auriez vous par hasard envie de devenir Président ? Entre « gens Claudia » on se comprendrait facilement (et notre boulet historique on l’a déjà eu…).

Voter !

Relax(e)

Joyeux anniversaire, Mister President !

Ça promet d’être savoureux

Voter !

Sarkozy, merci !

Monsieur le Président, je vous suis très reconnaissant.

En effet, hier soir, pris par un soudain coup de fatigue, je me suis couché bien avant la météo de TF1. Ce matin, en lisant les commentaires sur votre passage télévisé, je me rends compte que vous avez eu la grande gentillesse de avoir une pensée pour moi. En effet, au vu de ce que je lis, je n’ai aucun regret à vous avoir raté. C’est généreux, de votre part.

Merci.

Voter !