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Journée très chargée et pas le temps de rédiger un quelconque billet … alors je vous relaye le commentaire fait sur le blog de David (n°20 de la liste soutenue par le MoDem en Finistère) au propos de l’étude paru sur l’Expansion faisant état de prévisions nettement moins catastrophiques que les sondages circulant sur les grands quotidiens.

Tout juste un commentaire technique.

Bien que l’étude manque de notice détaillée, et que donc il soit difficile d’en évaluer la fiabilité, la logique de la méthode me paraît raisonnable. Je l’ai d’ailleurs utilisé (la logique) dans le passé (années 90) avec des résultats très satisfaisants.

Cependant, cette famille de méthodes présente deux failles : c’est très difficile de sectorialiser l’abstention et donc les variations relatives des poids des différents sous-ensembles de populations et elles se réadaptent mal aux évolutions structurelles de l’espace politique.

Bien entendu, les techniciens qui mulinent les données en sont conscients, mais les aléas restent. Particulièrement pour cette échéance où l’abstention paraît très importante et pour le MoDem dont le positionnement n’apparaît pas clair à l’électeur lambda. Entre les références à l’UDF que l’électeur associe, peut-être à tort, à la droite, l’affichage de la volonté d’indépendance, les appels du pied au PS et la fermeture à tout accord avec l’UMP, je dois dire que je comprends sa confusion.

En technicien de la prévision, la seule chose à laquelle je me fierais, c’est le concret du terrain. Moi, j’ai des échos très mauvaises. D’autres ont des échos très bons. On perdra des électeurs quelque part et on en trouvera d’autres ailleurs.

Quelle balance entre les plus et les moins ? J’ai une idée mais seules les urnes ont la vérité électorale. Donc, comme il le dit très bien David, il y deux semaines à jouer au mieux. Sans trop se poser de questions ni se scléroser sur sondages et autres études.

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Le propos n’est pas le mien, car je me limite à retranscrire l’incipit de l’article du Télégramme de Brest de ce matin …

Il y a d’ailleurs une incohérence manifeste dans les propos reportées, mais je la tairai pour gentillesse d’esprit.

Je dois dire que cet article m’interroge, et les sollicitations que je reçois depuis ce matin ne sont pas là pour me rassurer. Tout d’abord, est que c’est le journaliste qui a, involontairement, ça va de soi, déformé les propos tenus ou l’article est véridique ? Et dans ce cas, pour « l’ancienne UDF » faut-il comprendre celle de De Villiers, Madelin, Raffarin, Fillon, Douste Blazy ? Celle de Morin, Sauvadet, Cavada ? Celle d’Arthuis ?

En tout cas, cet article du Télégramme est calamiteux. En plus, ça sort sur Brest, première ville du département et le message qui reste c’est … et bien, pas de brestois sur la liste. Très fin.

Je sais qu’on m’attaquera pour ce billet, ce n’est pas grave : quand le sage indique la lune, le sot regarde le doigt. J’ai l’habitude.

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Le Fanfaron

Hier, un regard sur les électeurs. Aujourd’hui un regard sur les aspirants élus.

J’ai toujours adoré regarder les listes des candidats, essayer de saisir les raisons qui les ont emmenés sur cette liste spécifique, pour cette élection spécifique, à cette place spécifique. Je dois dire que le jeu est un peu plus intéressant en Italie où, traditionnellement, on exprime une « préférence » pour un des candidats, ce qui fait que, au moins à mon époque, on pouvait très bien être dernier sur la liste et être élu. Car vous aviez su conquérir la confiance des citoyens sur votre personne.

La diffusion des listes bloqués, en France, enlève une partie de ce sel : une bonne partie des candidats n’est que de l’équipe de campagne améliorée, et encore. Car l’éligibilité se joue en très grande partie lors de la constitution des listes, ce que, soit dit au passage, est une bonne incitation à la joyeuse tuerie fraternelle, telle celle qu’on a pu admirer en Bretagne entre Bernadette Malgorn et Jacques Le Guen (UMP). Mais passons.

Sur les listes, il faut le dire, il y a de tout. Et c’est très bien ainsi : il paraît que les listes doivent ressembler à la société. Il y a l’expert, l’intello, l’agricole, l’apparatchik, l’ambitieux qui regarde loin, le militant qui veut bien boucher un trou.

Et ensuite il y a souvent un personnage assez particulier auquel ma modeste plume ne peux pas rendre justice. S’il y a un Molière parmi mes quelques lecteurs, je lui adresse une prière : après le malade imaginaire et l’avare, il n’est pas admissible de manquer d’un portrait du Fanfaron.

Car le Fanfaron est un univers à lui seul. Par sa seule présence, il provoque de tels mouvement de consensus que la tectonique des plaques politiques en résulte à jamais modifiée. Dans son univers, évidemment Fanfaron-centrique, la seule évolution de son désir (n’ayant jamais connu la défaite, le Fanfaron ignore ce qu’est la volonté) le propulse aux sommets de la popularité. Les foules océaniques l’acclament. Il loue des stades pour ses réunions publiques. Les paparazzis le guettent pour dénicher toute inflexion d’humeur. A se demander pourquoi il n’est pas Président. Ce que, par ailleurs, le Fanfaron se demande souvent, en se répondant probablement que le monde des humains ne peut pas s’élever à son niveau.

Toute élection a son Fanfaron. C’est un rôle dans ce théâtre de l’improvisation qui est une campagne électorale sans lequel il y aurait beaucoup moins à rigoler dans les bistrots. Car si, bien entendu, « les circonstances exogènes et exceptionnelles » font que le Fanfaron perd régulièrement les élections (faute aux autres, hein !) entraînant dans sa spirale tout ce qu’il touche, il rempli la fonction essentielle de catalyser la tchatche de bar, occasion essentielle pour le tissage de liens humains intergénérationnels.

Finalement, le Fanfaron est un bienfaiteur.

Qui s’ignore.

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Il paraît (source : Le Monde) que les écologistes pourraient être tentées de se maintenir aux deuxième tour en Bretagne.

Cela ouvre des scénarios relativement inattendus : c’est justement suite aux bisbilles (et aux erreurs du PS, à mon avis) entre écologistes et socialistes qu’une ville traditionnellement « pas à droite » comme Morlaix avait pu élire un Maire et un Conseiller Général de l’UMP. Le MoDem étant absent du deuxième tour des cantonales et même du premier aux municipales.

Une Présidence Malgorn deviendrait possible ? Je dois dire que cette hypothèse m’horripile. Certes, l’ancienne Préfète de Région (tout un symbole en Bretagne) est personne connue pour travailler beaucoup, ce qui n’est pas un défaut. Elle est connue aussi pour être peu incline au débat et pour sa proximité avec le chef de l’Etat. Remarquez, même Nominöe avait été envoyé en Armorique comme affidé du souzerain, c’est dire si l’histoire, parfois, réserve des surprises. Et au delà du symbole, il y a la réalité du terrain : il y a (il doit y en avoir, c’est statistique) des gens bien à l’UMP. Mais je n’en ai pas rencontré, dans ces contrées. Et le programme pour la Région manque, à mon avis, de pertinence.

Cela dit, j’en connais un autre encore plus horrifié que moi par cette perspective : Jean-Yves Le Drian, Président sortant et candidat à sa propre succession. Je sens que les téléphones des têtes des listes ayant fait entre 5 et 9,99% risquent de chauffer grave dans la nuit du 14 au 15 mars …

Si j’étais un électeur, je trouverais cette campagne assez minable.

Mais jouissant du beau rôle du simple observateur, elle risque d’être riche en (r)enseignements.

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Économiste et curieux par nature (oui je cumule les défauts), c’est tout naturellement que j’ai été intéressé par un article du Monde intitulé très sobrement « L’Union monétaire en danger, l’euro attaqué« . En gros la thèse de l’article est très simple : les Etats européens se sont endettés comme des rats et on ne peux pas rembourser. Par conséquent, le dollar redevient la monnaie refuge et l’euro s’effondre. On est foutus. Et à Jacques Attali l’honneur de clôturer l’article par cette perle : « La crise n’est pas finie« .

Un article de ce type me rend très perplexe, et cela pour 3 raisons (+1, ce qui fera un chiffre carré).

La première est politique. Nous, au Mouvement Démocrate (mais si, vous savez, ce machin qui n’a pas de programme, pas d’idées, pas de réflexion, tout juste un gourou orange, si si je vous le jure …)  ça fait un bail qu’on le dit que la dette contractée pour renflouer le système financier pose des problèmes de remboursement. Jean Peyrelevade en avait fait une démonstration arithmétique d’une simplicité cruelle à l’Université de Rentrée, en septembre dernier. Et le thème de la dette est un thème historique déjà du temps de l’UDF, pour être justes.  Votre modeste serviteur, le 27 septembre, notait que Mélenchon avait quelque mois de retard sur Skeptikos : voici ce que j’écrivais le 27 mai sur ces mêmes pages

Tout est donc réuni, donc, pour que la prochaine crise s’imbrique sans solution de continuité avec celle en cours. Là, pour le coup, les similitudes avec les années 30 serait plus pertinentes, l’embellie de 1930 ayant été de très courte durée.

Prophétique ? Non, tout juste dépositaire de clés de lecture pertinentes. Le Monde a un peu de retard sur Mélenchon et neuf mois sur mon envie d’écrire … pas mal.

La deuxième est économique. Quand on parle de taux de change euro/dollar, quel en est la fourchette « juste » ? Non, je me permet de poser la question parce que j’ai eu entendu à une certaine époque que le « bon » niveau était un euro = un dollar, et parce que à chaque fois que l’euro monte on crie aux drame pour les exportateurs de travailler avec une monnaie surévaluée. Mes amis, il faut choisir : soit l’euro à un dollar et demi est juste et alors, oui, la monnaie européenne s’effondre, soit il était surévalué et alors il ne fait que retrouver un niveau cohérent, ce qui devrait favoriser une reprise. Je veux pas être cassant, mais moi j’ai appris ça en première année d’études supérieurs, c’est pas quelque chose d’inaccessible, même pour des simples commentateurs spécialisés. Et, par ailleurs, il est drôlement bizarre qu’on attribue les déboires comparatifs de l’euro par rapport au dollar, alors que l’article itself note que la dette de la zone euro est bien plus faible que celle américaine. Pardonnez-moi, je trouve les arguments un peu brouillons.

La troisième concerne les agences de notation. Comme d’autres sur le net (désolé je ne me souviens du blog où j’ai lu ça, je ferai un article avec un lien spécifique si je le retrouve) c’est quand même un comble que les agents qui n’avaient pas su alerter les marchés sur la qualité de la dette privée (des banques) s’en prennent à ceux qui, pour ne pas faire couler ces établissements, ont pris en charge la dette cachée en détériorant leur comptes (les Etats). Inconséquence ? Conflit d’intérêt ? Spéculation volontaire ? Je n’ai pas d’éléments pour me faire une opinion tranchée.

Enfin, la plus-une concerne la qualité de l’information. Le 26 septembre, la lecture des journaux après le G20 m’inspirait un billet enragé, bien que presque poli. Le lendemain on connaissait l’estimation de la dette française. Et le premier octobre, toute la presse déroulait le tapis rouge aux propos du futur candidat-président-désigné nous expliquant que la crise allait coûter beaucoup moins que prévu.

Je crains que les Cassandres n’aient raison ce pays est foutu, et ce continent aussi. N’empêche, c’est mon continent et celui de mes enfants : le renoncement n’est pas une option possible.

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Et balle au centre ….

(article ici)

Voter !

J’approuve: 75.17% – Je n’approuve pas: 17.45% – Je vote blanc: 7.38%

Avec ses scores, divulgués par le site officiel du Mouvement Démocrate, l’investiture de Bruno Joncour comme tête de liste en Bretagne est désormais presque officielle. Personnellement, je trouve un peu décevant le score (9ème sur 14 régions si j’ai bien compté) compte tenu du fait qu’aucune candidature alternative n’avait été envisagée. [edit : 10ème sur 16, ayant fait à peine moins bien du médiatique mais inconnu Dolium en Ile de France et à peine mieux d'Azouz Begag en Rhône Alpes]

Bruno Joncour est :

Conseiller Régional de Bretagne depuis 1986 et président sortant du groupe démocrate
Maire de Saint-Brieuc (22) depuis 2001
Vice-Président de Saint-Brieuc Agglomération depuis 2008

Il a été candidat aux sénatoriales de 2008 dans les Côtes d’Armor, où, dans un contexte ingagnable, il a réalisé un score plus qu’honorable et premier colistier de Sylvie Goulard aux européennes de 2009 où les résultats inférieurs aux attentes lui ont barré la route vers le Parlement Européen.

Il est également membre du Bureau Exécutif du Modem.

Enfin, il s’est prononcé publiquement pour l’indépendance aux deux tours de la liste orange, quel que soient les scores de premier tour.

C’est donc quelqu’un d’expérimenté, qui connait bien les rouages de l’institution régionale et qui a su, dans le temps, se faire apprécier à la fois comme élu et comme membre du parti. Maintenant, on attend les listes départementales pour le mois de janvier et la définition du programme détaillé de campagne.

Je tiens à le remercier pour avoir accepté de porter cette charge car la campagne sera difficile, sur le terrain, et nous aurons besoin de quelqu’un d’extrêmement présent et combatif pour atteindre le « seuil de survie » de 10% pour se maintenir et donc avoir des élus par nos seules forces. La partie est jouable mais pas gagnée d’avance.

Pour mémoire, aux dernières élections en date, les européennes, les démocrates en Bretagne ont échoué à  9,71% (9,37% en Finistère, 12,13% dans mon canton). Il faudra donc se bagarrer et savoir convaincre.

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Berlusconi agressé

Je voulais faire un billet la dessous. Et après je suis passé chez Toréador. Impossible de faire un meilleur billet. Lisez donc le sien.

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Sarkozy, merci !

On dit les Démocrates souvent frappés du virus de l’antisarkozysme primaire. Eh bien, je tiens à remercier chaleureusement le Chef de l’Etat.

Pourquoi ? Mais que diable, ne lisez vous pas les journaux ? D’accord, l’abstinence aide le maintien de la santé mentale mais quand même !

Notre bon Roy a finalement décidé d’apprendre à ces ploucs de Bretons à se tenir à carreaux ! Pour cela, il a mandaté dans les terres sauvages de l’Ouest un enfant de l’ouest de l’Ouest, une fille née là où Océan et Terre se livrent une éternelle bataille à coups de vagues et de rochers. Une femme au caractère forgé par les batailles conduites au nom de l’Etat. C’était à une autre époque, quand la France n’avait pas encore retrouvé le chemin de la Grandeur, avant l’avent de Nicolas Soleil. Notre Bernadette Bretonne, elle avait vu. Et vite compris. Elle prêta donc allégeance au futur Monocrate.

Et quand d’autres enfants de la campagne montèrent une sédition pour établir un contre-pouvoir local, elle vint au secours de la Lumière de la France. Qui l’envoya, Consul, dans la province rebelle rétablir l’ordre. Intronisée Duchesse, elle s’empresserait de renouveler son allégeance lige cette fois au nom du Duché entier.

Exit ces fâcheuses envies de langues régionales, de réunification, de reconnaissance d’une culture spécifique, d’une identité « nationale » (c’est à dire de naissance) au sens propre du terme. Exit cet horrible bruit de bombardes qui écorchent les oreilles délicates du Roy, cet odeur de transpiration et de poisson qui en affectent les narines.

Enfin redevenus soumis sans avoir jamais véritablement appris à être citoyens, nous serons finalement heureux. Et nous aimerons notre Grand Frère.

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Europe : vive Van Rompuy !

J’ai un avis assez divergent de la plupart des commentateurs, y inclus blogueusques, sur les nominations à la tête de l’Europe. En effet, je pense qu’on l’a échappée belle.

Si Van Rompuy n’avait pas été choisi, on aurait eu fort probablement Massimo Dalema comme « mister PESC ».

Certes, il est expérimenté (ancien Premier Ministre, ancien Ministre de Affaires Étrangères) expérience qui manque cruellement à la britannique Catherine Ashton.

Mais.

Massimo est une personnalité bien connue du panorama politique italien et, dans les dernières quinze années, il ne me semble pas qu’il ait été un modèle de vision à long terme et de fiabilité. Les mauvaises langues diront qu’il a oeuvré de toute son habilité pour empêcher que le Parti Démocrate (italien) puisse se détacher de l’ancrage socialo-communiste représenté par les « Démocrates de Gauche » (DS, avant PDS, héritier du PCI) dont Dalema fut aussi premier secrétaire. L’élection de Bersani à la tête du PD, avec le départ de Rutelli qui, en tant que président de la Marguerite avait co-fondé le Parti Démocrate Européen, boucle ce processus démarré par la délegitimation de Walter Veltroni et sa vision de la « vocation majoritaire », passant par l’inscription des députés européens du PD avec les socialistes, en dehors du PDE.

Un fin tacticien, sans doute, mais à qui je ne confierais pas la défense de mes intérêts.

On échappe à Blair, soutien farouche de la guerre en Irak, et à Dalema : c’est déjà pas mal.

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