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Abacus 2007-AC1

Pour la plus grande partie des non-initiés (chanceux, dans ce cas), ce sigle ne veut strictement rien dire. Et pourtant, cela pourrait devenir d’une grande notoriété.

Il s’agit d’un « produit dérivé » axé sur les « sub-primes », proposé par Goldman Sachs, la même banque d’affaires du maquillage à la grecque et, selon certains de ses adversaires, grand sponsor de la chevauchée victorieuse de Barack Obama.

Aujourd’hui, la SEC, autorité boursière américaine, pointe le doigt contre la banque (et son « employé » Fabrice Tourre) en l’accusant de fraude.

Je n’en suis pas surpris. Dans mon « analyse non conventionnelle de la crise« , qui date de plus d’un an, j’écrivais :

 » [...] il est aisé de montrer que le dispositif des « sub-primes » viole le droit de propriété alors que leur titrisation viole le droit des contrats. En ce qui concerne le montage financier lui-même, il peut être assimilé à un vol. »

Si même la SEC se met à lire les blogs …

Bien entendu, accusation ne veut pas dire culpabilité des entreprises et des personnes spécifiquement impliquées. Néanmoins, je trouve intéressant que la SEC commence à aborder la thématique des « sub-primes » sous cet angle fort.

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Déces de Kaczynski

Un « banal » accident d’avion. Un pilote qui, selon les premières informations de presse, s’entête et essaye 4 fois d’atterrir avec un épais brouillard. La quatrième tentative sera celle de trop. Et 96 personnes, y inclus le pilote, meurent.

Certes, dans ce « banal » accident, le Président Kaczynski, controverse à souhait, a aussi trouvé la mort. Ce qui, comme les cyniques ne manqueront pas d’observer, pourrait avoir des conséquences dans le grand jeu politique des petites puissances. C’est possible. Mais ce n’est pas ce qui me frappe dans cet accident.

Ce qui me frappe ce sont les circonstances tout à fait particulières qui font de décor aux faits. Poutine, premier chef de gouvernement russe à le faire, je crois, était allé en Pologne pour honorer les Polonais tués par Staline. Kaczynski et toute la délégation périe se rendaient à Katyn. Et c’est en atterrissant près de ce lieu que l’accident s’est produit.

Les mots de Lech Walesa parleront plus juste que les miennes : « Il y a 70 ans à Katyn, les Soviétiques ont éliminé les élites polonaises. Aujourd’hui l’élite polonaise y a péri, alors qu’elle se rendait pour rendre hommage aux Polonais tués ».

Bon courage, Pologne.

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On vote depuis hier pour les Régionales. En Italie. Et on vote également aujourd’hui. Pour une élection à un seul tour à la proportionnelle avec prime pour la majorité relative.

Dans une élection marquée par l’amateurisme de certains (les listes du parti de Berlusconi ont été exclues dans la région de Rome) qui ne sont même pas bons à se faire les règles pour eux mêmes (un décret a été pris en urgence pour pallier les irrégularités mais il ne s’applique pas, car le Latium a ses règles régionales qui priment sur le général) l’abstention, quelle surprise, est en augmentation.

On parle même de « syndrôme française ». Si la participation descend en dessous de 70,5 % (source www.corriere.it).

Quand on dit que tout est question de perspective …

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Taxe carbone.

C’est un sujet duquel j’avais discuté longuement au sein des Commissions du MoDem avec mes collègues de Cap21 notamment. J’ai toujours trouvé cette taxe une très mauvaise idée et l’évolution de mes travaux de recherche en matière d’économie et développement me confortent dans cette évaluation.

Par conséquent, et même si je suis conscient que le retrait de la taxe ne correspond nullement à une réflexion aboutie mais à une simple exigence de donner quitus à un électorat présidentiel en perdition, je salue cette décision.

En effet, l’idée de la taxe carbone est simple : la pollution étant une sorte de « produit », plus son prix est élevé moins sa consommation est forte. C’est ce que les économistes appellent la relation inverse prix/quantité, ce qui donne une courbe de demande (et pas une demande) inclinée négativement. Dans ce contexte, taxer serait logique. Bien que, à la rigueur, l’objectif d’une telle taxe est de produire un encaissement nul puisque les comportements auraient été modifiés.

Ce raisonnement souffre de trois énormes biais, à mon sens. Pour les montrer de façon aisément compréhensible je me cantonnerai à l’exemple des déplacements des personnes physiques.

Le premier biais, tient à la réactivité de la demande à la variation des prix, ou, pour être un brin plu technique, à l’élasticité de la demande. Si elle est forte (la courbe de demande est relativement plate), une faible augmentation du prix induit un forte baisse de consommation : une petite opération fiscale induit un résultat tangible. Or, la demande de produits pétroliers pour déplacements est extrêmement rigide. En effet, que l’augmentation du prix vienne de la taxe ou des conditions de marché, l’effet est strictement le même : les statistiques USA relatives au nombre de kilomètres parcourus pendant la flambée du prix du pétrole (non amorti par effet de change) montrent une corrélation assez faible. Si ma mémoire est bonne (pas le temps de chercher le bon lien) avec un pétrole qui monte de 30 à 150 dollars la baisse des kilomètres a été de 10%. La demande est rigide, la taxe, inefficace.

Le deuxième biais explique en réalité le premier. La relation négative prix-demande tient aux postulats de la microéconomie néoclassique. Une partie de mes travaux vise, justement, à montrer que ces postulats sont inadaptés à la lecture de notre monde. La parfaite liberté de choix, postulée par la théorie, ne correspond pas à la réalité. Autrement dit, les choix de transport sont largement contraint, à un moment fixe. Certes, des initiatives d’aménagement territorial, de développement de formes de transport en commun, d’actions sur la localisation des entreprises et l’adoption de méthodes de travail différentes, à la limite même repenser les schémas d’urbanisation de l’espace, peuvent modifier ces contraintes. Et il y aurait très certainement un débat important à avoir sur toutes les relations villes-campagnes. Mais tout ça, n’a rien à voir avec une taxe. L’efficacité de la taxe implique la liberté de choix. Qui est absente. D’où la rigidité de la demande. Donc, en plus d’un opération inefficace, l’introduction de la taxe carbone aurait contribué à réduire l’espace de liberté (au sens de Sen) des populations affectées, ce qui revient, dans mon modèle, à un développement négatif.

Enfin, est c’est quand même étonnant que cela soit si peu dit, une sorte de taxe carbone, en France, existe déjà (la TIPP). Et compte tenu du fait que toute la filière électrique était exonérée …D’ailleurs, l’exemple de la TIPP montre bien comment la réactivité de la consommation aux variations de prix est négligeable : qui, sauf les passionnées, savent combien de TIPP est versée par litre de gazole ou d’essence ? Le « grand public », qui autre n’est que les citoyens susceptibles de payer la taxe, « payent le prix ».

En conclusion et pour résumer, je reste persuadé que la réduction de l’émission de polluants (pas uniquement de CO2 d’ailleurs) est une vraie priorité, car c’est un levier important pour augmenter l’espace de liberté des citoyens. Mais je considère la taxe un instrument inefficace, donc inutile et pernicieux.

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Petite commune, petite analyse sans beaucoup de prétention.

Avec une abstention légèrement inférieure au premier tour compensée partiellement par l’augmentation des blanc/nuls, le nombre de voix valide a augmenté de  presque 6%. Dans ce contexte, toutes les listes (PS+alliés, EE, UMP+alliés) ont gagné des voix par rapport au premier tour.

La répartition des voix gagnés est la suivante :

= PS : 58,24 %

= UMP : 22,31 %

= EE : 19,45 %

Une première analyse des flux, exercice difficile en présence de mouvements de voix tous à la hausse, semble indiquer que les nouveaux votants ont profité à la liste Le Drian dans leur presque totalité et que les voix qui s’étaient portées sur la liste de Bruno Joncour se sont réparties entre EE et PS avec une légère préférence pour la première liste. L’UMP trouvant ses réserves de voix, relativement faibles, aux sein de la liste « Terres de Bretagne », à connotation agricole et, en moindre mesure, dans l’électorat du Front National.

Sans prétention de valeur statistique ni d’enseignement politique général.

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Il paraît que ça vote.

Petit tour aux bureaux de vote de ma commune il y a un quart d’heure : il paraît que l’abstention recule. Si ça se confirme, deux données à regarder de près ce soir : le vote blanc/nul et les flux de voix en nombre absolu.

A cette nuit

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Fulrad me demande dans un commentaire : « Que pensez-vous de la stratégie mise en oeuvre par l’UDC de Casini pour les prochaines régionales italiennes ? Je crois connaître le peu de sympathie que vous lui portait, mais son score sera peut-être instructif. »

Pour ceux qui connaitraient mal Casini, il s’agit d’un ancien membre de la démocratie chrétienne, plus précisément de son aile droite qui a été chargé dans sa jeunesse des questions de télévision. A l’éclatement de la DC suite aux scandales de corruption des années 90, il s’allia d’abord avec Berlusconi, d’abord dans des listes uniques, puis avec des listes séparées mais toujours reliées à celles de Forza Italia. Avec le temps, le rapport s’est distendu, car Casini estime que Berlusconi, en vieillissant, perd de lucidité et que le poids politique de la Ligue dans l’alliance est excessif.

Donc, depuis quelques années il s’évertue à s’émanciper de la droite berlusconienne pour gagner en indépendance.

Pour les régionales, l’UDC (Union Du Centre, son parti) part seul dans un peu plus de la moitié des régions qui votent (13 à renouveler), s’allie à la droite dans quelques régions du sud et à la gauche en quelque régions du nord.

Tactiquement, je crois que cela est juste. Et je dois dire que Casini sait bien l’expliquer. Et que ses troupes sont beaucoup plus disciplinées que les nôtres, au passage. Certes, à mon gout cette espèce de catholicisme militant (démenti par les actions, qui plus est) me dérange, car je suis persuadé que la politique doit être laïque, ne fut-il parce que ses décisions vont s’appliquer à tous. Mais, de son point de vue, c’est bien essayé.

Il faut dire que les régions ne votant pas toutes ensemble, les télescopages avec les problèmes nationaux sont moins fortes.

Donc, pour résumer, je regarderai avec intérêt les résultats italiens région par région mais je ne crois pas que l’on puisse tirer des enseignements directs pour la situation du Mouvement Démocrate.

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Tous sur la Charette !

D’accord, le jeu de mot est pourri. Le dessin politique, lui, n’a jamais été plus clair.

Quand François Bayrou extirpe, et au forceps, celle qui était encore l’UDF du giron de la droite, dans l’entre deux tours des présidentielles, il commet, aux yeux de l’oligarchie dominante, un crime de lèse majesté. Depuis, tout est fait pour ramener les brebis centristes égarées au bercail. Surtout que cette tête de mule de Béarnais (c’est un compliment) l’avait dit clairement : « Je ne reviendrai pas en arrière ».

Ces trois ans, ont été la succession d’opérations visant à fragiliser le MoDem et son Président. Lequel, soyons juste, n’a pas toujours eu la lucidité pour déjouer les pièges qui lui étaient tendu. Car, malgré un caractère parfois difficile, il s’agit de quelqu’un pour lequel l’amitié est une vraie valeur. C’est une noble faiblesse qui lui a, à mon humble avis, joué plus qu’un tour.

Dès le départ de Morin & co. la rengaine a été toujours la même : le centre trouve sa logique dans l’alliance avec la droite. Où, si on veut être plus clairs (?) , le centre est un centre-droit. L’opération Morin ayant échoué péniblement aux législatives, vint après l’opération Arthuis. Moins pressé d’aller à la soupe, il a su se construire une certaine crédibilité vis à vis des cadres orange, notamment ceux issus de l’UDF. Question d’héritage, d’habitude, de connaissance. Ensuite, pendant un moment, la stratégie de la défection fut abandonnée pour laisser la place à la délégitimation permanente. C’est à ce moment que les forces vives du MoDem aurait du se souder. Mais, un peu aveuglée par le score européen d’Europe Ecologie, Corinne Lepage commença à taper dur aussi, alors que des adhérents de plus en plus déboussolés s’éloignaient au fur et à mesure du parti.

Et, avec un timing parfait, vendredi veille d’un probable gadin régional pour le parti majoritaire, Hérvé de Charrette se charge de boucler la boucle : là où c’était les centristes qui voulaient aller avec la droite, alors que celle-ci ne souhaitait que les diluer, maintenant l’occasion est belle pour dénoncer le parti unique monocorde.

Et il y aura très certainement de nombreux éléments qui tomberont dans le panneau.

La campagne de 2012 a officiellement commencé.

J’espère qu’il y aura suffisamment de bonnes mémoires pour se souvenir que le problème pour l’UMP n’est pas d’assouplir sa politique (car elle pourrait le faire, si elle le souhaitait) mais de se constituer des réserves de voix pour les deuxièmes tours.

Les centristes ? On les roule dans la farine et on les fait frire. Ce n’était pas un dangereux gauchiste à le dire.

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Six mois après …

Journée classée rouge dans mon planning de travail … les réunions concernant les modalités de suivi des projets de coopération européens (programme INTERREG IV B pour les passionnés) ne sont pas ce qu’il y a de plus léger.

Alors, tout juste une petite plongée dans un passé récent et pourtant déjà lointain. Je revenais de l’UR du MoDem, début septembre 2009, avec beaucoup de craintes. Et j’écrivais ce billet :

Pour en (presque) finir avec l’Université de Rentrée du MoDem
08 sept

Posted by CP as Commentaires

Il me manquait trois moments à relater pour terminer cette esquisse de souvenirs de la Grande Motte : la rencontre autour de JF Kahn, le débat sur les régionales, le discours de clôture.

Des trois j’en retiens un seul message : les régionales sont considérées, somme toute, un évènement marginal. Toute l’énergie de cette UR me semble avoir été déployé sur la perspective plus lointaine des présidentielles. Or, même si cela a été fait avec un certain brio et moins de naïveté que le lancement des travaux pour les européennes (combien de votes « orange » avons nous porté à Europe Écologie par la mise en valeur d’Eva Joly à la Convention pour l’Europe ?) et même si cela semble être scellé du bon sens, c’est un choix qui renferme quelque piège et des défauts de perspective.

Au printemps 2007 François Bayrou portait les couleurs d’un parti valant moins de 10%, ce que les législatives de juin allaient clarifier. Sa campagne, assez brillante bien que fléchissant dans la dernière ligne droite, couplé aux faiblesses de ses adversaires produit sept millions de voix. Il est incontestable que, dans ce rendez-vous, Bayrou a su dépasser les limites de son parti pour toucher des électeurs différents. Malheureusement, le socle électoral de son parti était trop faible : si l’UDF avait tourné de façon stable autour de 15 % depuis la naissance de l’UMP on aurait vécu une autre histoire.

Je pense, en toute humilité, que la fidélisation de l’électorat se fait progressivement, d’échéance électorale en échéance électorale, avec un discours de fond qui reste visible et permanent de programme en programme lesquels, eux, changent par rapport à l’élection et à la situation du moment.

Si je suis déçu de l’histoire du Mouvement Démocrate de sa création jusqu’à présent c’est que trop de fois nous avons déjà renoncé à bâtir ce fil avec les électeurs. Nous nous sommes laissé enfermer dans une polémique stérile entre le parti d’élus/notables et le parti d’adhérents/militants. C’est un faux débat : pour peser sur la vie politique, pour espérer pouvoir mettre en pratique nos idées, pour être un parti gagnant il est nécessaire de devenir un parti d’électeurs. Car le vote est toujours le premier pas de tout engagement politique.

J’ai remarqué avec tristesse que des personnalités importantes ne semblent pas avoir saisi ce détail. C’est fort dommage. Un exemple en est l’embryon de débat qu’on a eu sur les candidatures au régionales. Dialogue de sourds plus que débat d’ailleurs où les deux positions « non cumul + pas sortants » et « cumul légal + sortants » se sont juxtaposés. Je trouve les deux de mauvaise qualité : c’est ce qu’on appelle être isolé.

Tout d’abord, je ne crois pas que « sortir les sortants » (Poujad, 1956, nous rappelait J.Gourault, ça fera plaisir au crapaud) soit une méthode particulièrement intelligente. Cependant, être sortant signifie qu’on peut être évalué. Dans son travail d’élu dans les instances mais également dans sa capacité à se faire apprécier sur le terrain et à consolider un socle de consensus sur sa personne et sur le Mouvement qu’il représente.

J’ai parfois le sentiment qu’on est très gentils en considérant la plus grande partie de nos élus des « bons » élus. Qu’on se comprenne, de vrais « bons » élus il y en a très certainement et ils méritent de toute évidence d’être reconduits. Que cela soit généralisable au point de considérer le fait d’être sortant comme un paramètre quasi-automatique d’investiture … je suis plus réservé. En plus, le choix des candidats sera (c’est implicite dans le calendrier) indépendant des positions programmatiques. Or, la cohérence entre programme et personne est un aspect important du moment électoral.

Par conséquent, mon sentiment c’est qu’on tire un trait sur les Régions. Bien sur, il y aura des listes, des programmes et on se battra (en tout cas je le ferai) de toutes nos forces pour créer la surprise. D’ailleurs je vous en dirai quelques mots dans un billet à venir. Mais il me semble qu’on ne pose pas des bases très solides. Et je crains que cette faiblesse ne puisse persister jusqu’en 2012 où la candidature démocrate n’aurait pas beaucoup de chances de l’emporter. Je ferai prochainement un billet sur le sujet.

Cela dit, j’ai trouvé les discours de clôture intéressants : il y a du fond, de la vision, de l’envie. Je ne sous-estime pas l’intelligence et la pertinence des propos, en particulier, de Bayrou et de Corinne Lepage. Ni de ceux de J.F. Kahn (si quelqu’un à des informations détaillées sur le CREA je suis preneur). On verra ce que ça va donner. En tout cas, mettre les faux amis au pied de leur sectarisme, de leur « racisme des idées » (sic) me parait plus que judicieux.

Enfin, les 12 phrases … bon, on en parle une autre fois

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Deuxième tour en Bretagne

Ce deuxième tour va être intéressant : c’est la seule région de France où les euroécologistes n’ont pas fusionné avec le PS.

Je dis avec le PS mais je perpétue une erreur qui arrange bien Solférino … en effet la liste Le Drian est déjà une liste de fusion avec le PCF et un élément de la galaxie écologiste, Bretagne Ecologie. Pas strictement une liste PS.

Le Drian en tête, Malgorn qui semblait vouée à l’échec certain, Hascoët en embuscade pour conforter une assiette tremplin, les cartes pourraient être redistribuées. Prenons le presque 5% de Christian Troadec. Il a toujours dit qu’il s’inscrivait dans une démarche de soutien « à la gauche ». Or, dans l’imaginaire collectif, les écolos sont à gauche … La liste UMP (et affiliés) peux compter sur des minces réserves de voix. Deux points en provenance du FN, probablement. Un point de la liste centriste, je pense. Peut-être deux des agriculteurs. Pas assez sur papier pour titiller Le Drian.

Ni les humeurs de terrain semblent préconiser une mobilisation massive de l’électorat abstentionniste. De facto, et malgré le maintien de la liste Hascoët, le seul danger pour le Président sortant semble pouvoir venir d’une possible abstention de gauche par excès de confiance. Cela sans même prendre en compte la baisse physiologique des « troisièmes forces » en triangulaire suite à un réflexe de vote utile qui se manifeste souvent en ces circonstances.

Par conséquent, tous effets considérés, le maintien de EE pourrait nuire plus à la droite qu’à la gauche car c’est dans les sièges de l’opposition que EE va piocher pour assurer sa représentation. Donc moins de sièges pour l’UMP.

En ce qui concerne les démocrates, j’ai eu vent d’une proposition de fusion faite par Hascoët à Joncour et déclinée par ce dernier. Je ne peux garantir de la véracité de cette rumeur, mais si elle était vraie, je trouverais le choix de Bruno très judicieux compte tenu des rapports de force et de la contingence politique.

Enfin, la consigne officielle devrait être « pas de consignes ». Là encore, je crois que c’est adapté.

A titre strictement personnel, j’ai toujours voté par un vote validement exprimé à toutes les élections auxquelles j’ai participé. Si je devais voter dimanche, ça serait pareil.

Sans conviction aucune et presque par simple exclusion, mon vote serait pour Jean-Yves Le Drian.

Je lui reconnais une certaine sincérité dans son engagement pour la Bretagne même si je trouve la vision économique et du développement de son équipe quelque chose de très convenu et pas forcément en ligne avec les enjeux d’aujourd’hui et de demain. Je trouve aussi qu’au niveau de la gestion, la Région a souvent privilégié des solutions dépensières.

Cependant, il me semble que l’approche de Le Drian reste moins évanescent que le soutien aveugle à la politique gouvernementale prônée par l’UMP (et quel rapport avec les régions, je me demande) et la surenchère idéologique de l’environnementalisme qui, je l’ai déjà dit sur ces pages, je considère comme une impasse.

Mais comme je n’ai pas le droit de voter, ça sera comme toute élection clôture des bureaux de vote et apéro avec les copains. Les tristes et les heureux.

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