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Europe : vive Van Rompuy !

J’ai un avis assez divergent de la plupart des commentateurs, y inclus blogueusques, sur les nominations à la tête de l’Europe. En effet, je pense qu’on l’a échappée belle.

Si Van Rompuy n’avait pas été choisi, on aurait eu fort probablement Massimo Dalema comme « mister PESC ».

Certes, il est expérimenté (ancien Premier Ministre, ancien Ministre de Affaires Étrangères) expérience qui manque cruellement à la britannique Catherine Ashton.

Mais.

Massimo est une personnalité bien connue du panorama politique italien et, dans les dernières quinze années, il ne me semble pas qu’il ait été un modèle de vision à long terme et de fiabilité. Les mauvaises langues diront qu’il a oeuvré de toute son habilité pour empêcher que le Parti Démocrate (italien) puisse se détacher de l’ancrage socialo-communiste représenté par les « Démocrates de Gauche » (DS, avant PDS, héritier du PCI) dont Dalema fut aussi premier secrétaire. L’élection de Bersani à la tête du PD, avec le départ de Rutelli qui, en tant que président de la Marguerite avait co-fondé le Parti Démocrate Européen, boucle ce processus démarré par la délegitimation de Walter Veltroni et sa vision de la « vocation majoritaire », passant par l’inscription des députés européens du PD avec les socialistes, en dehors du PDE.

Un fin tacticien, sans doute, mais à qui je ne confierais pas la défense de mes intérêts.

On échappe à Blair, soutien farouche de la guerre en Irak, et à Dalema : c’est déjà pas mal.

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Article extrêmement important sur Euractiv.

Si après ça il en a qui vont nous ressortir le refrain « c’est la faute à l’Europe » ……

En tout cas, la schizophrénie continue. Comme le dit si bien Sylvie Goulard :

 » [...] les Français se lamentent particulièrement du choix de personnes effacées mais qui a voté « non » en 2005 ? Qui a cassé la dynamique qui aurait pu faire naître, dans l’enthousiasme, une Union plus politique, plus forte ? Voilà l’un des drames de l’UE en ce moment : il est de bon ton de refuser « les Etats-Unis d’Europe », voire de se moquer des fédéralistes, mais le modèle reste encore et toujours les Etats-Unis d’Amérique.« 

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Dialogue social

Brest, Finistère, Bretagne.

France, également.

Une entreprise réputée par son attitude sociale, prix à l’appui.

Et une énième restructuration.

Le cas est simple. Cette entreprise possède un certain nombre de centres d’appels distribués sur le territoire national. En 2006/07 elle décide de « rationaliser » sa structure : un certain nombre de centres sont fermés et le personnel qui n’est pas mis en pré-retraite est redéployé. Par exemple, le centre de Morlaix ayant arrêté son activité c’est à Brest que les personnel résidu est affecté. Bien évidemment, cela n’est pas sans conséquences pour les familles : entre Brest et Morlaix il y a une soixantaine de kilomètres, peu pour que un déménagement (et on laisse de côté le travail du conjoint ou les tracas liés à la scolarisation/garde des enfants) puisse être rentable (la région brestoise étant nettement plus chère que la morlaisienne), beaucoup pour assurer ne fut-il que le coût de transport (centre d’appels = horaires atypiques) pour des budgets plutôt serrés (on parle de centres d’appels …).

Eh bien, maintenant c’est Brest qui ferme. Malgré les assurances d’il y a deux ans. L’entreprise envisage de réaffecter le personnel qui ne sera pas mis en retraite anticipée (aux larges frais du contribuable, rappelons-le) sur Quimper (70 km de Brest vers le sud). Cocasse quand on sait que du personnel avait été transféré il y a deux ans de Quimper à Brest pour conforter le site qu’aujourd’hui on choisit de fermer !

D’ailleurs, j’aimerais avoir l’avis du Jean-Marie Vanlerenberghe, Sénateur-Maire d’Arras : sa ville est également concernée par cette restructuration.

Il se trouve que le MoDem brestois a prix tout de suite position et que ils ont réussi a passer dans la presse. Il se trouve que une rencontre s’est tout naturellement organisé avec des représentants syndicaux. Il se trouve que, selon une rumeur, ces mêmes syndicats ont eu beaucoup de mal à se faire recevoir par les forces en charge de la ville et de la communauté urbaine, pourtant étiquetées « à gauche ». Et, bien entendu, la droite saisit brillamment une nouvelle occasion pour être absente du débat. Vous comprenez, c’est beaucoup plus pertinent de savoir si on va avoir un villepéniste (Jacques Le Guen, déjà indiqué par les militants) ou une ancienne préfète de région très proche de l’Elysée (pour laquelle des hiérarches se sont déjà pressées de prendre parti) à la tête de la liste régionale …….

Ils se trouve également que tout cela a une certaine logique.

La soi-disant droite ne peut (ni veut) aller contre une entreprise du CAC 40 pour laquelle le pouvoir a utilisé souvent de ses relations. La soi-disant gauche ne veut (ni peut) s’occuper d’un dossier considéré comme mineur et aux entrelacs multiples au niveau national.

Finalement, quoi de plus normal que le dialogue, social au sens premier du terme, se noue autour des forces qui mettent les personnes avant toute autre considération ?

Certes, ma lecture de la situation est différente de celle portée par les syndicalistes. Ils considèrent que le management applique et applique bien des modèles de gestion venus d’outre atlantique, durs et sans pitié. Ces techniques, je les connais et je considère que le management les applique franchement très mal. Car ils cassent la fidélité du personnel à l’entreprise, l’envie de travailler pour elle. Et tout manager qui se respecte sait qu’aucun sytème d’organisation ne peut être performant sans l’implication des acteurs.

Comment faire confiance à une entreprise qui n’a même pas su mener correctement sa restructuration (hypothèse blanche) ou qui, alors, a choisi de mentir (hypothèse noire) ? En aucun cas le management par la peur et l’angoisse ne favorise la productivité.

D’ailleurs, fermer un site que l’on vient de féliciter pour ses résultats, quelle magnifique contradiction économique !

J’ai une suggestion aux actionnaires : mesurez la valeur ajoutée de votre management, vous pourrez avoir des surprises. Car là, des sérieux doutes d’incompétence commencent à surgir.

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Ce soir, c’est match

De hand, bien évidemment.

A Huelgoat.

Cela m’évitera l’autre.

Dommage, je vais rater cet autre, cependant …

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Délusion italienne

C’était dans l’air, maintenant c’est une réalité. Le Parti Démocrate italien a choisi son nouveau numéro un : Pierluigi Bersani.

Voté par la majorité absolue des inscrits et par la majorité absolue des sympathisants au cours de primaires (bien que des journalistes aient montré des failles dans le procédures car ils ont pu voter plusieurs fois et même dans le même bureau de vote), il est sans doute légitime.

Cependant, je trouve que ce choix représente un recul inquiétant.

Le Parti Démocrate était né de la fusion des Démocrates de Gauche (que pour simplicité on assimilera au PS) et des centristes à tendance humaniste et démocrate de la Marguerite (une espèce d’aile gauche du MoDem, mais c’est un gros raccourci). L’idée étant de structurer une offre politique « démocrate » (Walter Veltroni, initiateur du projet a toujours été un fan de Kennedy) à vocation majoritaire, capable à la fois d’offrir une alternative au berlusconisme et de ne pas être soumise au chantage de la gauche radicale dans une logique d’alliances à tout prix.

Pour mémoire, s’il est vrai que Prodi gagna deux fois les élections (et trois défaites, mais Prodi n’était pas candidat) il est autant vrai que pour 2 fois il tomba bien avant la conclusion de la législature.

Avec Bersani, à en croire ses arguments de campagne, la vocation majoritaire est abandonnée et on revient à la saison des alliances. De même, avec Bersani l’équilibre du parti revient clairement dans le giron de la gauche : ce sont les héritiers des DS (à son tour héritier du PCI) qui ont été sacrés. Ceux mêmes qui, ce n’est qu’un avis personnel, ont sabordé la présidence Veltroni par crainte de perdre des rentes de position importantes (et quand on connaît les soutiens de Bersani … bref, passons à autre chose avant de se choper une plainte pour diffamation). Ceux-mêmes qui ont tout fait afin que les députés européens du PD siègent dans l’ancien PSE, maintenant S&D, avec par conséquence l’affaiblissement du PDE et, indirectement, le glissement de l’ADLE sur les positions de l’ELDR.

En somme, ce n’est pas une bonne journée pour ceux qui, comme moi, se cassent la voix à crier le besoin de donner structuration et représentation à l’espace politique qui existe hors des clivages du XXème siècle.

Certes, on me dira, avec les primaires les électeurs se sont exprimés et Bersani a été jugé le meilleur. Certes, mais combien de gens ont voté à ces primaires ? Soyons généreux, disons trois millions de personnes. Ce qui est beaucoup. Sauf que, si aux prochaines élections le PD ne touche que trois millions de voix cela risque fort de faire un pourcentage à un seul chiffre.

Comme j’ai eu occasion de dire ailleurs, j’ai été un électeur du Parti Démocrate. Aujourd’hui je m’interroge sans beaucoup d’espoir sur le futur politique de celui qui reste, malgré tout, mon pays.

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67 % de bonne nouvelle

Oui, ils l’ont fait. Les Irlandais ont choisi de « reculer l’impossible » et voter massivement pour le oui au Traité de Lisbonne. J’imagine que la majorité des commentateurs en seront très heureux.

Certes, l’Europe redémarre et cela malgré les possible manoeuvres dilatoires tchèco-britanniques, en vue de la victoire attendue de James Cameron (qui ferait bien de se méfier des sondages …). Mais la méthode utilisée, pas pour la première fois, du revote « juste », l’oubli des non français et néerlandais, le déficit d’implication des citoyens se traduisant dans l’abstention monstrueuse du 7 juin, tout cela reste sur la table sans que des signes de changement soient visibles. A ce propos le marchandage et couchages diverses en occasion de la reconduction de Barroso parlent d’eux mêmes.

Peut-être une lueur d’espoir viendra de ce député italien de l’ADLE, Niccolò Rinaldi lequel portera au Parlement Européen le sujet de la liberté de la presse en Italie. Je ne sais pas pourquoi mais j’entends des oreilles parisiennes siffler …

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Que ça !!!

La crise coûterait beaucoup moins que prévu

C’est DSK le FMI qui le dit !!!

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Cinq voix

C’est ce qui a sauvé l’UMP à Rambouillet, dans ce qu’on appelle parfois un « fief ». Il y a deux ans, Boutin frôlait l’élection au premier tour avec plus de 49%, le MoDem faisait plus de 11%, Anny Poursinoff était quatrième avec un modeste 3,8 %.

Dans un contexte particulier, celui d’une partielle avec son corollaire d’abstention massive, Anny Poursinoff s’incline d’à peine 5 voix.

Dans notre petit rôle de démocrates en convalescence, François Bayrou et Corinne Lepage avaient apporté leur soutien.

La morale que j’en tire est simple : l’alliance que les partis ne peuvent pas faire, les électeurs sont en train de la réaliser. La seule question, et là je rejoins mon Président (celui en orange), c’est de savoir qui sera suffisamment crédible pour en être le moteur, le centre de gravité.

Mais d’ailleurs, est-que c’est une vrai nouveauté ? Bien sur que non : les législatives l’avaient déjà dit. En métropole on fait trois députés : Bayrou (ump absent), Lassalle (triangulaire défavorable) et Thierry Benoit (élu contre l’UMP c’est à dire avec les voix de la gauche). On a également vu des candidats pouvant se maintenir en position défavorable se retirer en faveur de l’UMP et le PS passer devant au deuxième tour.

Il y a plusieurs erreurs qu’un parti politique peut faire : parmi eux elles, ne pas comprendre ses électeurs est rédhibitoire.

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Le G7, puis G8, puis G14, puis finalement G20 s’est définitivement transformé en mascarade, si jamais il a été quelque chose de sérieux.

En effet, il suffit de lire les premiers paragraphes de la déclaration des leaders (disponible ici, en anglais) pour abandonner toute velléité de lecture. A fortiori celle d’y trouver une quelque raison d’optimisme. Jugez par vous mêmes.

2. When we last gathered in April, we confronted the greatest challenge to the world economy in our generation.

3. Global output was contracting at pace not seen since the 1930s. Trade was plummeting. Jobs were disappearing rapidly. Our people worried that the world was on the edge of a depression.

4. At that time, our countries agreed to do everything necessary to ensure recovery, to repair our financial systems and to maintain the global flow of capital.

5. It worked.

2. Quand on s’est réunis la dernière fois, en Avril, nous étions face au plus grand défi pour l’économie mondiale de notre époque

3. La production globale se contractait de manière inconnue en temps de paix depuis les années 30. Le commerce était en train de s’effondrer. Les emplois disparaissaient rapidement. Nos peuples étaient inquiets de voir le monde sur le bord de la récession.

4. A cette époque, nos pays se sont accordés pour faire tout le nécessaire pour assurer le redressement, pour réparer le système financier et pour stabiliser le flux global de capitaux

5. Ça a marché

J’avoue qu’à cette ligne j’ai arrêté la lecture.

No, dear Leaders, it worked definetely not !

Les emplois disparaissaient rapidement ? Non, il disparaissent encore et encore ! Après les restrictions de l’offre, maintenant c’est la demande de crédit à être en baisse. La déflation frappe gentiment à notre porte. Le système financier n’a aucunement été réparé mais simplement mis sous perfusion par des gouvernements qui ne sont même pas respectés par les institutions qu’ils « sauvent ». Et la prochaine crise pourrait être impossible à jongler.

J’ai un conseil pour ces « lid-ers » : si vous voulez « redresser » la crédibilité du système économique (et la votre) …

arrêtez de dire des salades !

Pour un billet plus équilibré, je vous conseille celui de Hashtable.

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A vous de juger, comme dirait l’autre …

Quand on pense que les Constitutions ont vu le jour pour donner aux sujets la dignité de citoyens et rendre moins aléatoire l’exercice du pouvoir absolu des monarchies héréditaires, je crois qu’on est en droit de se poser des questions.

[EDIT : tout juste quelque référence de texte]
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen
Art. 9 : Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable [...]
Constitution de la République Française
Art. 5 : Le Président de la République veille au respect de la Constitution.
Art. 67 : Le Président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68
Art. 68 : Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat
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