C’est un billet un peu particulier, drôlement bizarre à écrire. Mais j’en ai besoin, donc je vais une nouvelle fois écorcher les yeux avec mes italianismes écrits. Et vous avez de la chance : je vous épargne l’accent.
Je suis sur la Toile depuis environ deux ans : c’était le moment où je décidais d’écouter mes amis les plus proches et de me lancer à la conquête impossible d’une investiture pour les élections européennes. A cette époque, j’avais choisi pour le blog le nom de « Skeptikos, celui qui examine » car c’était exactement comme cela que je voyais mon engagement au sein du Mouvement Démocrate. J’ai été toujours conscient du décalage d’histoire, de culture, de vision politique qui existe entre moi et mon parti. Je n’ai pas été bercé dans la mythologie de la République et je n’ai jamais été un « centriste », du moins au sens que ce mot a pu prendre en France. Contrairement à beaucoup de ceux qu’on appelait avec un certain mépris les « nouveaux adhérents » orange, je suis arrivé avec un parcours politique construit, riche, important. Que cela en ait chiffonné plus que certains, je m’en contrefiche.
J’estimais que cette différence pouvait me permettre d’apporter des éléments de débat qui personne (ou presque) d’autre n’aurait soulevé. C’était une prévision juste. Cependant, cet apport n’a pas été utile, car je n’ai pas su communiquer assez bien pour créer des ponts reliant un côté et l’autre de ce décalage intellectuel. C’est une part d’échec qui me revient d’assumer, et je le fais sans aucune acrimonie.
Aujourd’hui, après deux ans, je trouve que « examiner » n’a plus beaucoup de sens. D’ailleurs, il n’y pas grande matière non plus. Donc je ferme ces pages, bien que j’y posterai peut-être encore quelque broutille.
Cela dit, je ne compte pas disparaitre de la Toile ni du sous-ensemble blogosphérique. Je prends tout juste le temps de réorganiser ma présence de façon plus conforme à ma vision présente. Cela, je crois, me permettra également de retrouver un certain plaisir à écrire que, depuis quelques mois s’est manifestement estompé.
En clôture, je tiens à faire un clin d’œil à quelque copain/copine de ouèbe que j’ai apprécié et dont la lecture m’a enrichi. Si vous ne l’avez pas encore fait, faites un tour chez eux, ça en vaut la peine.
« The » Quindi (il parait qu’il revient)
et bien entendu, toute la blogroll sur votre droite.
Kenavo d’ar c’hentañ, amañ pe lec’h all





