Tout le monde s’en fout, bien entendu, et il a bien raison. En plus, avec la nouvelle idée de Jean, les copains ne vont pas en pâtir longtemps. Les copines non plus. Bref.
Des bonnes raisons pour arrêter j’en ai un sacré paquet.
Tout d’abord, le blog était né pour me donner un espace d’expression en vue des européennes. Il a bien fait son job. Mais elles sont passées et les prochaines sont très lointaines. En réalité tout ce qui dépasse 2012 est très très lointain.
Les européennes passées, j’avais pensé contribuer (aussi) par ce biais au débat de fond au Mouvement Démocrate. Cependant les chose ont pris une tournure telle que je préfères m’abstenir de me prononcer publiquement. Ce n’est pas de l’autocensure, c’est un choix de responsabilité. Je me suis souvent demandé si le politique blogueur était un équilibre aussi sain que le blogueur politique. J’ai toujours été perplexe, aujourd’hui je penche pour la négative. Un blog d’élu, encore. Au moins on tient le contact avec ses électeur et le blog : le blog d’Alain en est un bon exemple.
Personnellement, je me sens mal à l’aise à parler du MoDem pour l’instant. Il s’y passent des choses intéressantes mais le moment est également de transition. Et dans ces circonstances la retenue est une conduite utile au collectif. Pour avoir un exemple d’articles que je n’aurais pas écrits, ici et ici, bien que les deux blogueurs soient fort sympathiques. Et comme je pense qu’il n’y a pas de politique hors d’une démarche collective … voilà.
Je pourrais me rabattre sur l’économie. Certes, ces articles sont moins lus, moins commentés et coûtent nettement plus d’efforts pour les écrire. Je pourrais, mais je ne peux pas. Avec d’autres personnes on vise la publication sur des revues. Or, ces revues n’acceptent que des articles inédits, et il n’est pas clair si la publication sur blog est une « édition ». D’ailleurs, si ce ne l’est pas, les droits d’auteurs ne seraient pas protégés et comme je ne suis pas seul dans cette affaire …. voilà.
Je pourrais parler de la politique italienne … elle est intéressante pour l’électeur et l’activiste démocrate. Mais on retomberait dans les travers du premier point, donc … voilà.
Pas de politique, pas d’économie, pas d’Italie.
De quoi parler ? De mes grandes joies et petits bobos perso (et vice-versa) ? Déjà que le sujet n’est pas très passionnant pour moi, je ne vais pas l’imposer à mes pauvres lecteurs ! Et je suis beaucoup plus réservé que ça.
Alors, on arrête ?