Nombre de commentateur, de ce côté et de l’autre des Alpes, se lancent, dès ce matin, en commentaires qui me semblent assez farfelus, les uns plus que les autres. Alors, comme quelques ami a la très mauvaise idée de titiller ma légendaire logorrhée méditerranéenne. Donc, quoi de mieux qu’en faire un billet sur le blog ? Rien, la preuve.

Et en effet, je crois que ces élections ont beaucoup de choses à dire, bien que seules 13 régions sur 22 étaient appelées aux urnes. Cependant, hormis la Sicile (où le Gouverneur semble rentrer dans le collimateur de la justice) toutes les grandes régions étaient appelées voter. Bref.

La première chose à souligner, est la défaite du Parti Démocrate. Elle est nette, indéniable, sauf faire preuve d’une grande mauvaise foi. Le seul succès politiquement important, dans les Pouilles, se fait grâce un homme hors PD (et réellement hors du commun), Nichi Vendola, à qui le « nouveau » groupe dirigeant réuni autour de Bersani (chef du PD) avait tenté vainement d’enlever la candidature. Et aussi à l’entêtement des affidés de Berlusconi à imposer un candidat qui ne faisait pas l’unanimité au sein de son propre camp. Ce qui est toujours un mauvais plan.

Je dois dire, que je ne suis pas étonné. L’élection de Bersani a été un signal clair donné à l’électorat de centre-gauche : on se recroqueville entre anciens communistes. Dignes, de qualité mais pas en phase avec le pays. J’en avais parlé ici. D’ailleurs, il y a quelque similitude avec la trajectoire du MoDem : un grand parti, avec une histoire riche essaye de s’ouvrir pour incarner une alternative crédible aux populisme aux fausses aires de droite, pompé à grand renfort de médias. Et, face aux difficultés objectives de la tâche, les structures du parti font barrage aux rénovateurs. C’est un grand classique de la sociologie des organisations. Sauf que l’électeur, qui se sent mené en bateau (peu importe si à tort ou à raison, c’est sa vérité) se détourne. Même quand sur papier il y a un boulevard. On pourrait même penser que sans ce boulevard les défaites seraient moins cuisantes : l’électeur ne prend pas le risque de voir gagner quelqu’un dont il se méfie. Bref.

Autre défaite, celle du PDL. Oui, le parti de Berlusconi est un grand perdant de ces élections, mais c’est nécessaire de regarder dans les détails pour s’en apercevoir : en effet, ce parti né (un peu sur le modèle de l’UMP) pour consolider un consensus clairement majoritaire, reste scotché autour de 27%. Ce qui n’est réjouissant pour un parti qui ambitionnait de se consolider entre 40 et 45. L’effet de masse n’est pas là. Et les victoires, certes importantes trouvent bien d’autres justifications, beaucoup plus locales. La Calabre, que je connais bien a refusé de reconduire un sortant écorné par des scandales, bien que la justice l’ait dédouané, au profit d’un candidat, Scopelliti, qui avait déjà su rassembler largement sur son nom bien au delà des partis aux municipales de Reggio, ma ville de naissance. La Campanie a sorti un des personnages les plus controversés de la gauche caviar à l’italienne, lui aussi pris un peu dans le filet.

A Rome, où la liste PDL avait été exclue, Renata Polverini récolte un énorme succès personnel, elle la syndicaliste « de droite » qui a été soutenue par des voix largement extérieures au monde berlusconien.

Et un ministre phare du Gouvernement, Brunetta, faucon berlusconien, s’est fait étriller à la Mairie de Venise, où le centre-gauche gagne au premier tour.

Et il y a les victoires avec la Ligue. Piémont, Lombardie, Vénétie.

Ce sont des victoires intéressantes. Et il y a aussi des défaites intéressantes pour la Ligue. En commençant par ces dernières, Castelli, ministre en vue, a été battu au premier tour à Lecco (Lombardie). Dans une région pourtant très favorable : avec une Ligue à 27 et un PDL à 31, il devait être tranquille. Et bien, non.

Les leghistes qui gagnent, ce sont des personnes tranquilles. Luca Zaia (Vénétie), issu d’un milieu modeste, ne compte aucun dérapage à son compteur. Même le Corriere, pourtant depuis toujours opposé à la Ligue, le reconnait. Roberto Cota (Piémont), que j’ai côtoyé personnellement, sait aussi apparaitre modéré. Un jeune avocat (41 ans) ambitieux et sans scrupules, mais ni raciste ni xénophobe. Castelli est plus radical et il a été un des meilleurs alliés de Berlusconi quand, Garde des Sceaux, avait porté les lois à usage personnel que la planète nous envie (sarcasme). Laminé.

Enfin, en recomposition pérenne, les centristes traditionnelles pèsent peu ou rien.

En résumé :

  • si le PD pouvait apprendre de ses atermoiements
  • si la Ligue pouvait retrouver son esprit de service des débuts des années 90
  • si des personnalités jeunes, de qualité et diverses comme Scopelliti, Vendola et Zaia (en ordre alphabétique) pouvaient émerger durablement

et bien, celles-ci pourront avoir été des élections importantes et profitables pour l’Italie entière.

Un seul bémol : mon ami Marco (PD et MoDem) n’a pas été élu. Ça sera pour la prochaine fois, car il a du cran.

Voter !

Message aux adhérents MoDem de l’Ouest

Notre Mouvement traverse une nouvelle épreuve. Sollicitée par bon nombre d’entre vous, il m’est apparu utile de vous livrer mon sentiment, tout en sachant que nous aurons besoin de temps pour réfléchir ensemble aux conséquences à long terme des échecs des scrutins perdus.

Déjà, en juin dernier, le résultat de l’élection européenne n’avait pas été à la hauteur de notre engagement et de nos attentes. Dans ce contexte, et bien qu’ayant été favorable à une campagne centrée sur l’Europe et non sur les enjeux nationaux, je n’ai pas ajouté ma voix à celles qui ont nourri des polémiques publiques contre François Bayrou et la direction du parti. A l’avenir, je continuerai à m’astreindre à la même réserve.

Comme je m’y étais engagée devant les électeurs, je me consacre à temps plein à ma fonction de députée européenne. L’influence de la France dans la prise de décision communautaire, la défense des intérêts de la région Ouest mais aussi la promotion de l’idéal européen, si malmené, requièrent un engagement constant. Il y a fort à faire, à Bruxelles et Strasbourg, pour défendre nos idées sur des sujets aussi graves que la crise économique et sociale, l’avenir de la zone Euro ou la réforme de la PAC, pour ne citer que trois chantiers relevant des commissions auxquelles j’appartiens. Au sein de l’intergroupe « lutte contre l’extrême pauvreté et droits de l’homme – comité quart monde», je m’efforce aussi de veiller à ce que l’Union européenne agisse en faveur des personnes les plus démunies.

Certains m’ont demandé si j’allais quitter le MoDem ou le groupe ALDE. Reconnaissante envers ceux qui m’ont fait confiance l’an dernier, j’entends continuer à travailler là où je suis. Le groupe ALDE, sous la Présidence de Guy Verhofstadt est à la pointe du combat européen. En France, notre famille est affaiblie mais nos convictions, résolument européennes, centrées sur la personne humaine et la liberté gardent toute leur pertinence de long terme. La justesse de nos analyses ressurgira d’autant plus vite que nous resterons fidèles à nous-mêmes et à nos convictions – l’Europe en est l’un des piliers.

Au total, et comme je l’ai affirmé de matière constante, c’est au niveau européen que j’estime pouvoir me rendre la plus utile. C’est là que je continuerai à agir, comme les électeurs me l’ont demandé en juin 2009.

Sylvie Goulard

(source : sylvie-goulard.eu)

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On vote depuis hier pour les Régionales. En Italie. Et on vote également aujourd’hui. Pour une élection à un seul tour à la proportionnelle avec prime pour la majorité relative.

Dans une élection marquée par l’amateurisme de certains (les listes du parti de Berlusconi ont été exclues dans la région de Rome) qui ne sont même pas bons à se faire les règles pour eux mêmes (un décret a été pris en urgence pour pallier les irrégularités mais il ne s’applique pas, car le Latium a ses règles régionales qui priment sur le général) l’abstention, quelle surprise, est en augmentation.

On parle même de « syndrôme française ». Si la participation descend en dessous de 70,5 % (source www.corriere.it).

Quand on dit que tout est question de perspective …

Voter !

Bon, ces douze pages sont enfin prêtes, au moins pour ce qui concerne la substance, et envoyées. La suite est déjà programmée. Le délai me laisse quelques jours de pause. C’est bien un peu de pause aussi. Pour célébrer, en retard bien sûr, la procrastination et faire hommage à  Jorge Cham, un génie dans la matière. Pour voir venir, calmement, le futur que les instances dirigeantes envisagent pour le MoDem. Pour laisser un peu respirer mes amis, également.

Alors, sauf surprises, ça sera une semaine sport, musique et bloglandouille.

Cidre et chouchenn à volonté.

Voter !

Tout d’abord, merci à tous ceux qui ont eu le courage de lire le tout premier jet de « La Route de la Liberté » et qui m’ont fait part si bien de remarques positives que de critiques et suggestions. J’ai reçu uniquement des commentaires constructifs et, jusqu’à présent, personne ne m’a demandé de l’enlever de la liste d’envoi. Je considère ces signaux comme positifs, notamment dans la conjoncture actuelle, rude pour les démocrates, qui est hélas un moment propice aux tireurs de couteaux, de préférence dans le dos, et professionnels de la guillotine à horologérie.

Je veux le dire avec sérénité et une grande clarté, le problème principal du Mouvement Démocrate n’est pas un problème organisationnel ni un problème de leadership. C’est un problème politique. Nous avions un socle conceptuel constitué par celle que j’appelle la méthode centriste, c’est à dire le rassemblement de gens différentes pour aboutir à un compromis plus élevé que les positions de départ. Nous étions riches de nos différences. Nous avions une ambition, celle de faire de la politique « autrement », idée sur laquelle sept millions de Français nous avaient demandé de continuer à travailler. Pour préciser, peaufiner, rendre concret au service de l’ensemble des citoyens. La route semblait être tracée. Et elle, l’était.

Cependant, cet « autrement » n’a jamais pu se concrétiser. Le sens de cet « autrement » n’a pas pu être défini. La structuration idéologique d’une voie alternative aux approches aussi inadaptées que dominantes n’a jamais vraiment été affrontée.

Et à la fin, même la méthode a été oubliée. Parler avec des gens issues de la gauche, alors que le dialogue devrait être dans les gènes « centristes », a été vu comme un ralliement. Parler avec des gens issues de la droite, comme une trahison de la démarche démocrate. Et tout ce beau monde de parleurs et vierges effarouchées a oublié le fondamental : qu’on avait reçu un mandat par les électeurs pour construire quelque chose d’utile. Trop pris dans des calculs de rassemblements de partis, il ont oublié que le vrai rassemblement  en politique est celui du corps électoral au sein d’une proposition cohérente.

Peut-être le groupe dirigent porte une responsabilité. C’est probable. Mais si quelqu’un pense que c’est en coupant des têtes qu’on va répondre aux attentes de ces sept millions de personnes envers lesquelles nous avons une responsabilité, il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude, comme dit si bien l’adage populaire.

Comme vous le savez, j’ai décidé de proposer une vision globale de ce qui est, pour moi, une politique démocrate. C’est une démarche purement idéologique, je l’assume. Et elle ne se limite pas au Mouvement Démocrate, ni à l’espace strictement français. C’est ambitieux, très certainement. Si c’est aussi un péché d’orgueil, l’avenir le dira.

Demain, le MoDem va avoir un Conseil National qui s’annonce rugueux. C’est pour éviter toute confusion avec ce qui en ressortira que je vais envoyer à la liste de distribution, ainsi à tous ceux qui en feront demande à l’adresse skeptikos [at] dremm [point] net, la deuxième version de mon texte. Dès ce soir. Ou cette nuit.

Un peu plus longue que la précédente, elle y gagne en clarté et en simplicité de lecture. Une structuration en paragraphes relativement indépendants a été aussi mise en place afin de favoriser l’extraction de fiches. En revanche, la relecture formelle n’a pas encore pu être faite, ce qui entraine très certainement un nombre conséquent de fautes et quelque lourdeur résiduelle.

Voici la structuration en paragraphes en l’état actuel :

  • Le constat initial
  • Principes de Politique Démocrate
  • Les raisons d’une démarche idéologique
  • Les démocrates et les droites
  • Les démocrates et les gauches
  • Les démocrates et les écologistes
  • Les démocrates et les centres
  • La méthode démocrate
  • Exemples de méthode appliquée : la fiscalité et la dette
  • Exemples de méthode appliquée : l’éducation
  • Exemples de méthode appliquée : la santé

    J’espère que la lecture vous sera agréable et que cette réflexion, avec les autres qui sont en cours, puisse remettre le débat dans la direction d’une reconquête du sens de la politique

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    Taxe carbone.

    C’est un sujet duquel j’avais discuté longuement au sein des Commissions du MoDem avec mes collègues de Cap21 notamment. J’ai toujours trouvé cette taxe une très mauvaise idée et l’évolution de mes travaux de recherche en matière d’économie et développement me confortent dans cette évaluation.

    Par conséquent, et même si je suis conscient que le retrait de la taxe ne correspond nullement à une réflexion aboutie mais à une simple exigence de donner quitus à un électorat présidentiel en perdition, je salue cette décision.

    En effet, l’idée de la taxe carbone est simple : la pollution étant une sorte de « produit », plus son prix est élevé moins sa consommation est forte. C’est ce que les économistes appellent la relation inverse prix/quantité, ce qui donne une courbe de demande (et pas une demande) inclinée négativement. Dans ce contexte, taxer serait logique. Bien que, à la rigueur, l’objectif d’une telle taxe est de produire un encaissement nul puisque les comportements auraient été modifiés.

    Ce raisonnement souffre de trois énormes biais, à mon sens. Pour les montrer de façon aisément compréhensible je me cantonnerai à l’exemple des déplacements des personnes physiques.

    Le premier biais, tient à la réactivité de la demande à la variation des prix, ou, pour être un brin plu technique, à l’élasticité de la demande. Si elle est forte (la courbe de demande est relativement plate), une faible augmentation du prix induit un forte baisse de consommation : une petite opération fiscale induit un résultat tangible. Or, la demande de produits pétroliers pour déplacements est extrêmement rigide. En effet, que l’augmentation du prix vienne de la taxe ou des conditions de marché, l’effet est strictement le même : les statistiques USA relatives au nombre de kilomètres parcourus pendant la flambée du prix du pétrole (non amorti par effet de change) montrent une corrélation assez faible. Si ma mémoire est bonne (pas le temps de chercher le bon lien) avec un pétrole qui monte de 30 à 150 dollars la baisse des kilomètres a été de 10%. La demande est rigide, la taxe, inefficace.

    Le deuxième biais explique en réalité le premier. La relation négative prix-demande tient aux postulats de la microéconomie néoclassique. Une partie de mes travaux vise, justement, à montrer que ces postulats sont inadaptés à la lecture de notre monde. La parfaite liberté de choix, postulée par la théorie, ne correspond pas à la réalité. Autrement dit, les choix de transport sont largement contraint, à un moment fixe. Certes, des initiatives d’aménagement territorial, de développement de formes de transport en commun, d’actions sur la localisation des entreprises et l’adoption de méthodes de travail différentes, à la limite même repenser les schémas d’urbanisation de l’espace, peuvent modifier ces contraintes. Et il y aurait très certainement un débat important à avoir sur toutes les relations villes-campagnes. Mais tout ça, n’a rien à voir avec une taxe. L’efficacité de la taxe implique la liberté de choix. Qui est absente. D’où la rigidité de la demande. Donc, en plus d’un opération inefficace, l’introduction de la taxe carbone aurait contribué à réduire l’espace de liberté (au sens de Sen) des populations affectées, ce qui revient, dans mon modèle, à un développement négatif.

    Enfin, est c’est quand même étonnant que cela soit si peu dit, une sorte de taxe carbone, en France, existe déjà (la TIPP). Et compte tenu du fait que toute la filière électrique était exonérée …D’ailleurs, l’exemple de la TIPP montre bien comment la réactivité de la consommation aux variations de prix est négligeable : qui, sauf les passionnées, savent combien de TIPP est versée par litre de gazole ou d’essence ? Le « grand public », qui autre n’est que les citoyens susceptibles de payer la taxe, « payent le prix ».

    En conclusion et pour résumer, je reste persuadé que la réduction de l’émission de polluants (pas uniquement de CO2 d’ailleurs) est une vraie priorité, car c’est un levier important pour augmenter l’espace de liberté des citoyens. Mais je considère la taxe un instrument inefficace, donc inutile et pernicieux.

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    Il paraît que l’enseignement principal de ces élections régionales consiste dans la dénonciation du monolithisme de l’UMP sarkozyste. Remaniement oblige, on donne visibilité aux chiraquiens et même aux villepinistes. On en appelle à la pluralité de la droite. On évoque l’étouffement et l’oubli des électeurs de centre-droite, où il se trouverait un « boulevard politique ».

    Cela serait même convaincant si une petite rengaine umpiste ne faisait de la résistance dans mon oreille de sceptique : je me souviens de nombreuses voix, à l’UMP, qui râlaient car les listes faisaient la part trop belle aux « centristes » et à l’ouverture.

    Alors, un peu chafouin, j’ai voulu vérifier quelque donnée. Prenons Valérie Létard. Avec 25,9 % elle ne se détache pas vraiment de Marine Le Pen (22,2 %). Et le PS (avec alliés rouges et verts) vole au delà des 50 %.

    Vous me direz, le Nord, c’est un peu spécial. Très bien. Parlons Pays-de-Loire. Christophe Béchu est quelqu’un qui sait travailler avec les « centristes » : un nom pour tous, Laurent Gerault, ancien candidat MoDem aux européennes, président départemental dans le Maine-et-Loire, longtemps pressenti pour conduire la liste orange avant de se désister, était son colistier aux municipales d’Angers où le score fut très serré. J’ai cru comprendre également que les relations avec Arthuis ne sont pas mauvaises.

    En Pays-de-Loire, pas de triangulaire : le PS l’emporte dans tous les départements. Très largement dans le 44 de Jacques Auxiette. Mais aussi dans le Maine-et-Loire de Gerault, dans la Mayenne d’Arthuis, dans la Sarthe de Fillon (très largement), dans la Vendée (d’extrême justesse) de De Villiers.

    Je ne fais que prendre deux exemples et j’avoue volontiers ne pas connaitre tous les « centristes et modérés de droite » qui se présentaient comme têtes de liste à ce scrutin.

    Mais il me semble que les résultats nous laissent deux seules interprétations possibles. La première est que l’électorat de « centre-droite » est, à présent, relativement marginal. La deuxième, est qu’il ait choisi massivement l’abstention et en manière plus importante que les autres familles politiques. C’est bien possible mais peu probable : on parle d’un électorat modéré, qui est marqué par le sens du civisme. On est loin de l’avatar du contestataire et du poujadiste qui s’abstient par refus de la politique et des politiques.

    Certes, il y a, parmi les gens de droite, des déçus du sarkozysme. Et, de façon ponctuelle, cela peut être une cible électorale. C’est d’ailleurs ce que Sarkozy a fait avec succès vis à vis des déçus du FN lesquels, il est utile de le rappeler ce sont des citoyens comme tous les autres même si leurs idées ne nous conviennent pas. Face à un électeur qui a vécu l’impossibilité de gagner une grande élection (2002) et le florilège de chamailleries internes qui ont suivi les régionales de 2004, Sarkozy était un recours. Ponctuel. Et cela a marché. Mais, et les défaites successives du projet sarkozyste (y inclus les européennes) sont là pour montrer qu’on ne bâtit pas dans la durée en capitalisant sur la déception des autres.

    La gauche devrait s’en rappeler, en regardant ses scores. Les écologistes en particulier.

    Mais la leçon est à retenir d’abord par les démocrates : c’est eux qui ont jeté dans la mare cette « politique autrement ». Des millions de personnes y ont cru. Ne pas offrir une vraie voie, une voie capable de devenir la première, serait, est et a été irresponsable.

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    Donc, en très grande synthèse :

    = Darcos paye son incapacité à évincer Lassalle en Aquitaine

    = On peaufine la stratégie pour 2012 (Baroin, Tron, Daubresse)

    = On perd la seule véritable figure d’ouverture (Hirsch)

    = On met un dur (de qualité au passage) à la reforme des retraites.

    Du maquillage, de l’habillage et de la continuité.

    Si j’étais français, je me sentirais insulté.

    Parfois, être étranger ça peut soulager.

    (Certes, quand on voit le Premier Ministre italien faire déclamer la preghierina, la petite prière, à ses troupes on se dit qu’au pire il n’y a pas de limites …)

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    Zapoqui ?

    Eh oui, le Professeur Zapotec, après avoir envoyé Mickey et Dingo ici et là dans les méandres du temps et de l’espace, me laisse la possibilité d’utiliser sa merveilleuse machine.

    Ma plongée en immersion temporelle me porterait sans doute à Eleusis, autour du 610 av JC, à la rencontre de ces racines païennes de l’Europe si profondes et si oubliées. Certes, j’aurais préféré démarrer par Toja (Finlande), la vraie Troie selon des recherches hétérodoxes mais convaincantes, histoire de connaitre la vérité sur ces faits … mais l’année exacte reste incertaine. Et il faut bien laisser quelques mystères à l’histoire.

    En revenant à la surface de l’Histoire j’aimerais discuter avec Protagoras, Diogène et mon homonyme Pyrrhôn. Je crois qu’on se marrerait bien. Une bière avec Boudicca en 60. Une étape au comté de Vannes, en 850. Une escapade florentine en 1503 pour rencontrer mon idole de jeunesse. J’aurais aimé être à Zurich, en 1904, discuter avec un physicien excentrique. Ou à Vienne, quelque part dans les années 30, pour assister à une réunion du Cercle.

    Dans le futur, je ne m’y avancerais pas : connaitre le futur rendrait le présente extrêmement ennuyeux. C’est pour cette raison que je choisirais quand même de rester au 22 mars 2010. C’est ici et maintenant qu’on bâtit l’Histoire.

    Tag à Hérvé, Christelle, Yann, Nemo, Michel et Françoise.

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    Petite commune, petite analyse sans beaucoup de prétention.

    Avec une abstention légèrement inférieure au premier tour compensée partiellement par l’augmentation des blanc/nuls, le nombre de voix valide a augmenté de  presque 6%. Dans ce contexte, toutes les listes (PS+alliés, EE, UMP+alliés) ont gagné des voix par rapport au premier tour.

    La répartition des voix gagnés est la suivante :

    = PS : 58,24 %

    = UMP : 22,31 %

    = EE : 19,45 %

    Une première analyse des flux, exercice difficile en présence de mouvements de voix tous à la hausse, semble indiquer que les nouveaux votants ont profité à la liste Le Drian dans leur presque totalité et que les voix qui s’étaient portées sur la liste de Bruno Joncour se sont réparties entre EE et PS avec une légère préférence pour la première liste. L’UMP trouvant ses réserves de voix, relativement faibles, aux sein de la liste « Terres de Bretagne », à connotation agricole et, en moindre mesure, dans l’électorat du Front National.

    Sans prétention de valeur statistique ni d’enseignement politique général.

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