Économiste et curieux par nature (oui je cumule les défauts), c’est tout naturellement que j’ai été intéressé par un article du Monde intitulé très sobrement « L’Union monétaire en danger, l’euro attaqué« . En gros la thèse de l’article est très simple : les Etats européens se sont endettés comme des rats et on ne peux pas rembourser. Par conséquent, le dollar redevient la monnaie refuge et l’euro s’effondre. On est foutus. Et à Jacques Attali l’honneur de clôturer l’article par cette perle : « La crise n’est pas finie« .

Un article de ce type me rend très perplexe, et cela pour 3 raisons (+1, ce qui fera un chiffre carré).

La première est politique. Nous, au Mouvement Démocrate (mais si, vous savez, ce machin qui n’a pas de programme, pas d’idées, pas de réflexion, tout juste un gourou orange, si si je vous le jure …)  ça fait un bail qu’on le dit que la dette contractée pour renflouer le système financier pose des problèmes de remboursement. Jean Peyrelevade en avait fait une démonstration arithmétique d’une simplicité cruelle à l’Université de Rentrée, en septembre dernier. Et le thème de la dette est un thème historique déjà du temps de l’UDF, pour être justes.  Votre modeste serviteur, le 27 septembre, notait que Mélenchon avait quelque mois de retard sur Skeptikos : voici ce que j’écrivais le 27 mai sur ces mêmes pages

Tout est donc réuni, donc, pour que la prochaine crise s’imbrique sans solution de continuité avec celle en cours. Là, pour le coup, les similitudes avec les années 30 serait plus pertinentes, l’embellie de 1930 ayant été de très courte durée.

Prophétique ? Non, tout juste dépositaire de clés de lecture pertinentes. Le Monde a un peu de retard sur Mélenchon et neuf mois sur mon envie d’écrire … pas mal.

La deuxième est économique. Quand on parle de taux de change euro/dollar, quel en est la fourchette « juste » ? Non, je me permet de poser la question parce que j’ai eu entendu à une certaine époque que le « bon » niveau était un euro = un dollar, et parce que à chaque fois que l’euro monte on crie aux drame pour les exportateurs de travailler avec une monnaie surévaluée. Mes amis, il faut choisir : soit l’euro à un dollar et demi est juste et alors, oui, la monnaie européenne s’effondre, soit il était surévalué et alors il ne fait que retrouver un niveau cohérent, ce qui devrait favoriser une reprise. Je veux pas être cassant, mais moi j’ai appris ça en première année d’études supérieurs, c’est pas quelque chose d’inaccessible, même pour des simples commentateurs spécialisés. Et, par ailleurs, il est drôlement bizarre qu’on attribue les déboires comparatifs de l’euro par rapport au dollar, alors que l’article itself note que la dette de la zone euro est bien plus faible que celle américaine. Pardonnez-moi, je trouve les arguments un peu brouillons.

La troisième concerne les agences de notation. Comme d’autres sur le net (désolé je ne me souviens du blog où j’ai lu ça, je ferai un article avec un lien spécifique si je le retrouve) c’est quand même un comble que les agents qui n’avaient pas su alerter les marchés sur la qualité de la dette privée (des banques) s’en prennent à ceux qui, pour ne pas faire couler ces établissements, ont pris en charge la dette cachée en détériorant leur comptes (les Etats). Inconséquence ? Conflit d’intérêt ? Spéculation volontaire ? Je n’ai pas d’éléments pour me faire une opinion tranchée.

Enfin, la plus-une concerne la qualité de l’information. Le 26 septembre, la lecture des journaux après le G20 m’inspirait un billet enragé, bien que presque poli. Le lendemain on connaissait l’estimation de la dette française. Et le premier octobre, toute la presse déroulait le tapis rouge aux propos du futur candidat-président-désigné nous expliquant que la crise allait coûter beaucoup moins que prévu.

Je crains que les Cassandres n’aient raison ce pays est foutu, et ce continent aussi. N’empêche, c’est mon continent et celui de mes enfants : le renoncement n’est pas une option possible.

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Davos. C’est sympa Davos, si vous aimez les décors de Suisse. En tout cas, moi j’aime bien. Pas à la folie (faut pas exagérer) mais bien quand même.

Un décor tout à fait adapté pour monter sur ses grand chevaux et continuer à jouer petit bras. Parfait pour amuser la galerie et se faire passer, un court instant après un court instant, pour quelqu’un d’important.

Et, bien entendu, le tableau ne saurait être tâché par la présence éventuelle d’un quelconque bon sens, à défaut de compétence réelle : quoi de plus réjouissant de rejouer et de surjouer la moralisation du capitalisme financier alors que cela ne veut strictement rien dire ? Alors que ce qui nous manque c’est le partage d’une nouvelle et plus large compréhension des phénomènes économiques capable de repousser ne  fut-il que d’un millimètre la frontière de notre ignorance infinie ?

L’absence de pensée et de vision cohérente, dans l’histoire humaine, a souvent conduit à l’émergence de Môssieurs La Morale. Souvent pas très moraux eux mêmes. Rien que des choses très ordinaires, au fond.

J’aurais envie d’inviter nos (ir)responsables à se tourner vers la réalité, d’arrêter de jouer aux ombres chinoises sur les parois de la caverne. Mais je sais bien que rien n’est plus réel de ses illusions quand on a perdu (ou qu’on a jamais eu) la capacité à rêver le vrai.

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Peu d’envie de commenter une actualité toujours aussi digne d’un mauvais épisode de Star Trek.

Peu d’envie également de commenter le document de travail du Mouvement Démocrate en vue du Congrès d’Arras.

Alors, allons-y pour un sujet de fond, à cheval entre l’économie et la politique : les services publiques.

C’est un sujet que je connais extrêmement bien. Mon premier diplôme de fin d’études portait justement sur « l’Economie des Administrations Publiques », en analogie avec l’économie d’entreprise. J’ai été (et je suis) salarié d’Administrations Publiques diverses et variés, avec des missions à responsabilité. J’ai été longtemps considéré, j’estime à juste titre, comme un expert dans le domaine des services publiques aux entreprises et aux entrepreneurs. En tant que consultant senior pour un des plus grand groupes de conseil indépendant au monde, j’ai accompagné, souvent avec succès, des Administrations à améliorer leurs services à égalité de dépense. Bref, pour une fois je parle plus en « pro » qu’en observateur. Désolé pour vous. (Pour les âmes simples, c’est du deuxième degré, hein ?).

Depuis 1989, vingt ans à peine, je suis confronté à un défi intellectuel et technique : mesurer la valeur d’un service public. Lisez bien, pas la valeur marchande, ni celle politique, je dis la valeur. Tout court. En réalité la même question, identique, pourrait être posée également pour les services échangés sur les marchés. Et même sans reprendre la dichotomie marxienne sur la valeur, il serait aisé de montrer que la valeur marchande n’est une bonne approximation que dans des circonstances très aseptisée et peu conformes à la réalité quotidienne. Mais cela serait un autre débat.

Si j’ai été confronté à cette thématique (où les plus grands économistes se sont par ailleurs cassé les dents), c’est que j’ai été amené très tôt à m’occuper de systèmes de contrôle de gestion en milieu hospitalier. L’attitude qui prévaut depuis vingt ans, c’est de se focaliser sur la réduction de la dépense.

Or, cela est purement et simplement débile, si ce n’est pas contrebalancé par une mise dans le contexte. Un seul exemple. Prenons une entreprise qui se donnerait comme objectif unique de réduire ses coûts, toute autre considération étant secondaire. La seule décision rationnelle serait de fermer la boutique. Coûts anéantis. Certes, l’entreprise aussi, mais pérenniser l’entreprise n’était pas, dans l’exemple, un objectif.

Bien entendu, aucune entreprise sérieuse ne se comporte comme ça. La réduction des coûts, dans une structure bien dirigée, est toujours accessoire à la rentabilisation de ces mêmes coûts. Si on peut en tirer profit, on dépense volontiers et ce n’est que au moment où la dépense ne peut peut pas être rentabilisée que le problème de sa réduction sera posée.

Certes, j’entends l’objection : mais le public n’est pas rentable, c’est même un gouffre. C’est sans doute une facette de la réalité, mais une facette très partielle. Car le « public » n’a pas les mêmes contraintes et les mêmes « obligations de service »  qu’une structure privée. La Mairie de Brest ne peut pas se délocaliser … à Paris parce que c’est plus « rentable » (ne fut-il qu’en dépenses de déplacements). L’Hôpital ne peut pas refuser un patient sous prétexte que traiter sa pathologie crée un déséquilibre financier ni un patient qui n’a pas les moyens de payer ses soins (pour les fana du système assurantiel américain, je leur suggère de bien se documenter sur sa piètre performance). Pour tous les biens « publics », c’est à dire à bénéfice non exclusif (qualité de l’air, de l’eau, sécurité, infrastructures, …) le concept de « propriété » et donc d’échange contre un « prix » est discutable.

Le problème reste donc celui de la valeur des services pour les usagers. Or, axer toute action sur la réduction des coûts revient à poser l’hypothèse que, du simple fait du statut de l’organisation productrice, un certain service ne vaudrait rien. Ou, pour être plus précis, que la réduction ad infinitum de la dépense n’entraîne pas de réductions de la valeur du service. Ce qui revient au même. Et qui une connerie manifeste, l’exemple de l’entreprise revenant d’actualité. Et comme c’est quelque chose que je pense vraiment, je ne peut que combattre, au petit niveau qui est le mien, cette entreprise de démolition aveugle des services publics dont la vraie coulpe semble être celle de ne pas constituer un réservoir de voix pour la majorité en place.

En économiste, je pense que toute richesse doit être utilisée de manière intelligente, donc productive : en détruire plus que celle qu’on crée amène vite dans le mur. Cependant, tout n’est pas mesurable à l’aune de la monnaie. Combien ça vaut le fait de regarder son enfant et de savoir que, raisonnablement, il va mourir après nous ? C’est un luxe qui est loin d’être partagé sur la planète Terre. C’est de la valeur. A laquelle le coût correspondant devrait être comparé.

Le billet se fait long et je n’ai qu’effleuré le sujet de façon désordonnée … alors une provocation finale. Il paraît que la Chine c’est un pays très bon pour les affaires, que la croissance y est bonne, que la compétitivité y est élevée. Aux yeux de certains c’est sans doute un modèle de gouvernance à suivre, peut être à partir de son code du travail.

Mais est que nous, nous aimerions vivre à la chinoise ?

L’établissement d’un système de services publics, quand cela répond à un besoin réel et donc créant de la valeur, c’est autant une manifestation de liberté, collective, autant que celle, individuelle, de monter son activité.

Désolé de vous décevoir, le titre n’était pas un appeau à trolls.

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Dialogue social

Brest, Finistère, Bretagne.

France, également.

Une entreprise réputée par son attitude sociale, prix à l’appui.

Et une énième restructuration.

Le cas est simple. Cette entreprise possède un certain nombre de centres d’appels distribués sur le territoire national. En 2006/07 elle décide de « rationaliser » sa structure : un certain nombre de centres sont fermés et le personnel qui n’est pas mis en pré-retraite est redéployé. Par exemple, le centre de Morlaix ayant arrêté son activité c’est à Brest que les personnel résidu est affecté. Bien évidemment, cela n’est pas sans conséquences pour les familles : entre Brest et Morlaix il y a une soixantaine de kilomètres, peu pour que un déménagement (et on laisse de côté le travail du conjoint ou les tracas liés à la scolarisation/garde des enfants) puisse être rentable (la région brestoise étant nettement plus chère que la morlaisienne), beaucoup pour assurer ne fut-il que le coût de transport (centre d’appels = horaires atypiques) pour des budgets plutôt serrés (on parle de centres d’appels …).

Eh bien, maintenant c’est Brest qui ferme. Malgré les assurances d’il y a deux ans. L’entreprise envisage de réaffecter le personnel qui ne sera pas mis en retraite anticipée (aux larges frais du contribuable, rappelons-le) sur Quimper (70 km de Brest vers le sud). Cocasse quand on sait que du personnel avait été transféré il y a deux ans de Quimper à Brest pour conforter le site qu’aujourd’hui on choisit de fermer !

D’ailleurs, j’aimerais avoir l’avis du Jean-Marie Vanlerenberghe, Sénateur-Maire d’Arras : sa ville est également concernée par cette restructuration.

Il se trouve que le MoDem brestois a prix tout de suite position et que ils ont réussi a passer dans la presse. Il se trouve que une rencontre s’est tout naturellement organisé avec des représentants syndicaux. Il se trouve que, selon une rumeur, ces mêmes syndicats ont eu beaucoup de mal à se faire recevoir par les forces en charge de la ville et de la communauté urbaine, pourtant étiquetées « à gauche ». Et, bien entendu, la droite saisit brillamment une nouvelle occasion pour être absente du débat. Vous comprenez, c’est beaucoup plus pertinent de savoir si on va avoir un villepéniste (Jacques Le Guen, déjà indiqué par les militants) ou une ancienne préfète de région très proche de l’Elysée (pour laquelle des hiérarches se sont déjà pressées de prendre parti) à la tête de la liste régionale …….

Ils se trouve également que tout cela a une certaine logique.

La soi-disant droite ne peut (ni veut) aller contre une entreprise du CAC 40 pour laquelle le pouvoir a utilisé souvent de ses relations. La soi-disant gauche ne veut (ni peut) s’occuper d’un dossier considéré comme mineur et aux entrelacs multiples au niveau national.

Finalement, quoi de plus normal que le dialogue, social au sens premier du terme, se noue autour des forces qui mettent les personnes avant toute autre considération ?

Certes, ma lecture de la situation est différente de celle portée par les syndicalistes. Ils considèrent que le management applique et applique bien des modèles de gestion venus d’outre atlantique, durs et sans pitié. Ces techniques, je les connais et je considère que le management les applique franchement très mal. Car ils cassent la fidélité du personnel à l’entreprise, l’envie de travailler pour elle. Et tout manager qui se respecte sait qu’aucun sytème d’organisation ne peut être performant sans l’implication des acteurs.

Comment faire confiance à une entreprise qui n’a même pas su mener correctement sa restructuration (hypothèse blanche) ou qui, alors, a choisi de mentir (hypothèse noire) ? En aucun cas le management par la peur et l’angoisse ne favorise la productivité.

D’ailleurs, fermer un site que l’on vient de féliciter pour ses résultats, quelle magnifique contradiction économique !

J’ai une suggestion aux actionnaires : mesurez la valeur ajoutée de votre management, vous pourrez avoir des surprises. Car là, des sérieux doutes d’incompétence commencent à surgir.

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Le MoDem à la Une

A la une du Télégramme (quoi ?? vous ne connaissez pas la presse régionale bretonne ??), avec une petite vidéo sur l’opération Marie morte dans le sud Finistère.

Et ici le blog d’Erwan.

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Mission économie

Hier, pas de notes sur le blog et pour cause : on avait réunion de la commission départementale « économie » en vue du programme des régionales. Malgré un nombre restreint de participants (je sais, avec le foot et la pléthore d’engagements des uns et des autres c’est compréhensible) ce fut, au moins de mon point de vue, intéressant et productif. En revanche, pour préparer tout cela lire les 131 pages de la « Stratégie Régionale de Développement Économique » m’a ôté toute envie d’écrire pendant une bonne journée.

Pas que la majorité de Le Drian dise des choses absurdes ou déraisonnables. Au contraire, le document reflet ce qui était la pensée largement dominante en matière de développement en 2004 : le soutien aux filières, l’aide aux entreprises, l’économie de la connaissance, compétitivité et attractivité. Rien de particulièrement dérangeant sur le fond donc, même si un questionnement sur les méthodes et les moyens mobilisés serait utile, car j’ai la très désagréable sensation d’un usage non optimal des ressources.

En réalité si, il y a quelque chose qui m’interroge : le manque de recul, de prise de hauteur, de remise en cause d’opinions, certes communément acceptés à telle époque, prises comme des vérités, presque comme des dogmes. Le fait qu’on ait pensé pendant longtemps que la terre était plate ne l’a pas rendu moins ronde (et blue, comme une orange).

Je ne sais pas quel programme la majorité sortante va proposer aux Bretons. Cependant, j’ai comme l’intuition que cela sera assez proche de ce qu’on peut lire dans le document mis en lien. C’est en tout cas le sentiment que j’ai eu en participant récemment aux Assises des Territoires, à Brest. Or, la crise nous a montré, en tout cas à ceux qui ont eu envie de voir, les limites de ces constructions théoriques. Elles ne sont pas « mauvaises », elles sont tout juste non pertinentes. Car l’équation « développement = développement économique = croissance » est simplement fausse.

Je crois que la situation n’est pas différente dans les autres régions de France. Je crois que les élections régionales (et pas que) vont se jouer, justement, sur le thème du développement, c’est à dire sur la liberté, d’être et de faire, sur la dignité, sur la possibilité de bâtir un futur. L’enjeu est plus important que ce que j’arrive à exprimer maladroitement dans un billet perdu dans la nasse de la blogosphère. C’est une mission et un devoir auquel les démocrates ne doivent pas se dérober.

Pour gagner les élections et pour servir nos concitoyens.

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Que ça !!!

La crise coûterait beaucoup moins que prévu

C’est DSK le FMI qui le dit !!!

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It worked (they said) !

Le déficit public français (pas la dette, le déficit) atteint 140 milliards d’euros, soit presque mille-milliards-de-francs.

Bah oui … au supermarché on pratique encore le double affichage …

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Le G7, puis G8, puis G14, puis finalement G20 s’est définitivement transformé en mascarade, si jamais il a été quelque chose de sérieux.

En effet, il suffit de lire les premiers paragraphes de la déclaration des leaders (disponible ici, en anglais) pour abandonner toute velléité de lecture. A fortiori celle d’y trouver une quelque raison d’optimisme. Jugez par vous mêmes.

2. When we last gathered in April, we confronted the greatest challenge to the world economy in our generation.

3. Global output was contracting at pace not seen since the 1930s. Trade was plummeting. Jobs were disappearing rapidly. Our people worried that the world was on the edge of a depression.

4. At that time, our countries agreed to do everything necessary to ensure recovery, to repair our financial systems and to maintain the global flow of capital.

5. It worked.

2. Quand on s’est réunis la dernière fois, en Avril, nous étions face au plus grand défi pour l’économie mondiale de notre époque

3. La production globale se contractait de manière inconnue en temps de paix depuis les années 30. Le commerce était en train de s’effondrer. Les emplois disparaissaient rapidement. Nos peuples étaient inquiets de voir le monde sur le bord de la récession.

4. A cette époque, nos pays se sont accordés pour faire tout le nécessaire pour assurer le redressement, pour réparer le système financier et pour stabiliser le flux global de capitaux

5. Ça a marché

J’avoue qu’à cette ligne j’ai arrêté la lecture.

No, dear Leaders, it worked definetely not !

Les emplois disparaissaient rapidement ? Non, il disparaissent encore et encore ! Après les restrictions de l’offre, maintenant c’est la demande de crédit à être en baisse. La déflation frappe gentiment à notre porte. Le système financier n’a aucunement été réparé mais simplement mis sous perfusion par des gouvernements qui ne sont même pas respectés par les institutions qu’ils « sauvent ». Et la prochaine crise pourrait être impossible à jongler.

J’ai un conseil pour ces « lid-ers » : si vous voulez « redresser » la crédibilité du système économique (et la votre) …

arrêtez de dire des salades !

Pour un billet plus équilibré, je vous conseille celui de Hashtable.

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Il y a des jours où toute la complexe machine biochimique qui anime ce blog n’a aucunement envie d’être performante, où elle approche une agenda chargée (comme d’habitude) avec un détachement presque total, concentrée et absente tout à la fois. C’est une sensation étrange, qu’on reconnait quand on commence à entendre plus le bruit du temps qui passe que le flux des pensées. Quand on sent les mains de l’ennui caresser le dos.

Pourtant, les raisons pour être pleinement dans le monde ne manqueraient pas.

Tiens, par exemple, je viens d’apprendre que je suis un « killer » (bon, presque, enfin). Ou que les Feux de la Haine (mieux connus sous le titre de 24 H Clairestream) brillent de toute leur mauvaise foi. Ou encore le troisième P20 (le P est pour PiPô, pas pour Pittsburgh) ou l’on va sauver le Monde. Il y aurait un Conseil Départemental à préparer pour ce soir. Ou les Assises de demain, où je vais participer à l’atelier « Préparer l’économie de demain ».

Je pourrais aussi vous parler des progrès de mon article sur les indicateurs de développement mais ennui a commencé à me masser le cou …

Finalement, je pense savoir qui est le responsable de cette apathie (non pas lui). Sur les conseil d’un pro, je viens de refaire mon CV : il faut un titre, que m’a dit le monsieur ! Il a surement raison.

Mais « expert en développement territorial et management des organisations » me parait tellement pompeusement ridicule

Heureusement qu’ennui me comprend …

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