Sans surprise, l’équipe de France à étrillé l’Italie au rugby. La France étant une grande nation de rugby c’est logique.

Cependant, elle mérite qu’on la complimente : le respect montré pour un adversaire inférieur, la qualité du jeu, la maîtrise de l’agressivité. Tout était beau. Bravo. C’est pour ça aussi que c’est une grande équipe.

Et bravo aussi à l’Italie, certes inférieure mais qui a su profiter du moindre relâchement pour marquer deux essais. C’est beau, ça aussi.

Merci aux Trentes (et plus) pour cette belle page de sport

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Bientôt sept ans que je vis en Bretagne, ancien royaume, puis Duché, tombé dans l’escarcelle de la couronne française au XVIème siècle et intégré à la République dans des conditions juridiques un brin aléatoires. Si les aléas de l’histoire en avaient fait une possession anglaise, j’y serais très probablement  installé aussi. Si elle avait su garder son indépendance, également. C’est dire combien l’aspect « français » de la chose m’indiffère au plus haut point dans le plus profond de mon esprit.

Cependant, l’histoire a décidé ainsi, et c’est dans mon français un poil académique que j’écris sur ce blog. N’emaon két o skriva e brezhoneg. I’m not writing down english words. Cosi’ é la vita.

Après ces sept ans, il y a sans doute une France que j’aime. Elle trouve facilement ses avatars dans deux sports collectifs. Oui, j’aime la France des Pelous, des De Villiers (l’autre bien sur), des Du Sautoir. Et j’aime énormément la France de mon sport à moi, le Handball. Une équipe qui a réussi ce qui personne d’autre n’avait jamais su faire. Vous voyez, quand vous avez sur le terrain un Narcisse (désolé Luc, toujours l’autre), un Gille, un Abalo qui a au moins autant de culot que de talent, et ce n’est pas simple, un Karabatic ou encore un Omeyer, et que vous voyez cet amas monstrueux de talent individuel se coupler avec une abnégation farouche pour le collectif, la disponibilité, l’envie de sacrifice et celle de gagner, ensemble, encore et encore, eh bien, on se dit qu’il y a quelque chose de bien dans ce pays.

Dans le sport on se demande souvent qui est la star de l’équipe. Dans le hand français, la star c’est l’équipe. C’est pour cette très simple raison qu’elle gagne tout le gagnable avec une régularité inouïe. et pourtant, il y a ne fut il qu’une trentaine d’années, la France du hand était moins que rien. Depuis presque vingt, elle est au sommet. Oui, c’est possible.

Et, bien évidemment, il y a une france (car elle mérite bien le minuscule) qui atteint des sommets de nullité. Voire plusieurs, mais aujourd’hui je suis de bonne humeur : je suis en congé (verglas), faudrait pas gâcher le plaisir. Par conséquent, je me cantonnerai à la france (bis repetita) politique. La france sarkozyste qui s’assume, et la france sarkozyste qui s’ignore. Celle qui brille pour l’absence du moindre esprit collectif, de la moindre capacité à s’ancrer dans la durée, celle qui parle « valeurs » et qui est capable à peine de penser « fauteuils ». Celle de l’agitation permanente, celle de la copinocratie , celle qui préfère le vent des modes à la sueur de travail de terrain. Une france qui est hélas trop présente dans l’ensemble su spectre politique. C’est d’ailleurs une des raisons des victoires de Berlusconi ou de Sarkozy ou autres Bush sr-et-jr : ils ne mentent pas, quitte à choquer ils sont eux mêmes et une partie des pays s’y reconnait.

Si on croit au postulat premier de la théorie de la démocratie, c’est à dire que le système politique, en démocratie, ne fait que refléter une image condensée certes mais néanmoins fidèle de la société, alors on se dit que pour ce pays, comme pour bien d’autres et notamment pour le mien (click ici, c’est édifiant), il ne reste plus beaucoup d’espoir.

Monsieur Onesta, en 2012 avec les JO votre cycle sera probablement fini … n’auriez vous par hasard envie de devenir Président ? Entre « gens Claudia » on se comprendrait facilement (et notre boulet historique on l’a déjà eu…).

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On débat. En France (tout comme en Italie) on aime le débat. Ou la tchatche, à vous de voir. Au moins, en France, l’Assemblée s’appelle « assemblée » (bah oui), en Italie elle fait partie du « Parlement » : un endroit où on tchtatche, quoi. Bref.

En France, THE débat du moment est celui sur l’Identité Nationale (eh oui, je suis étranger, alors je mets des majuscules, sait on jamais).

Ou plutôt, le débat sur le Débat. Et parfois sur l’absence de débat.

N’étant pas directement concerné, j’avais décidé de ne rien écrire. Et puis je me suis dit : bordel (pour les droits verser directement samedi à la Comète, voire à l’Aéro, voire aux deux …), quoi de plus normal pour un politicard de parler de ce qui ne le concerne pas (et dont il est parfaitement ignorant ou presque) ?

Si on va aux racines de l’histoire, serait Français « tout Homme qui se reconnait dans les valeurs de la Révolution » (j’en appelle mon doctorant préféré pour vérification). Blanc, Noir, Jaune, Purpre-à-Pois-Roses. Même Orange. C’est con quand on y pense : avec un minimum de culture générale, le Débat est débattu et clos avant même de démarrer.

Ceci expliquant cela on comprend mieux le déclassement de l’histoire à l’école (par ailleurs, une des rares matières que j’ai détesté en tant que lycéen, comme quoi la jeunesse a ses avantages y inclus le droit à une certaine connerie).

Mais admettons que cette référence soit considérée par Notre Eric Bescozy comme éculée. Que reste-t-il de la France, ou de tout autre Pays, sans valeurs fondateurs ? Il ne reste qu’un conglomérat humain, somme anarchique d’identités individuelles mises côte à côte comme dans un rayon de supermarché ?

J’espère bien que non, car sinon les fonctions d’agrégation vont être coton pour être démêlées.

Mais admettons que le génie français pour les algorithmes (c’est identitaire ça ?), trouve une solution sans failles. Encore faudrait-il beaucoup de courage. Car les Hommes ne sont pas que des dossiers.

Et si je pense ne fut-il qu’à mon identité individuelle, que je propose pourtant à mes congénères en demandant leur confiance, je ne saurai être nullement en mesure de la définir, tant synthétiquement que même de manière analytique. Et pourtant, je sais parfaitement qui je suis.

Je suis un Homme en devenir permanent. Je suis Moi.

Et la France, qui est-elle ?

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Les mains d’Hugo Lloris, un grand gardien.

Les deux mains gauches de Thierry Henry sur le but de Gallas.

Le coup de main (ou de fesse) du sort sur le but au match aller.

Prendre son destin en main, c’est ça.

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Economie : de mardi à lundi #2

Un petit sommaire des billets de la dernière semaine en matière d’économie:

Economie : pourquoi les spéculateurs financiers ne sont pas immoraux
Economie : cycle de Doha et aide alimentaire. Quand l’inutile fait des dégats.
Economie : des articles intéressants
G8 de L’Aquila : un cadre de ruines pour une pensée en ruine
Economie d’un tag ou tag d’économie ?
Projet Europe 2009 : 5) Pour une économie responsable
Projet Europe 2009 : 4) Pour un modèle européen du développement
Travail dominical – acte 4
Un nouvel économiste ?

Bonne (re)lecture

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Un groupe d’iraniens basés à Paris s’active pour faire passer des informations sur la crise iranienne, les manifestations et la répression. A présent, une trentaine de vidéos sont publiées. L’initiative est reprise dans la presse internationale (pour l’Italie voire l’article sur le Corriere della Sera avec les liens pour les vidéos)

Réalité ou intox, le doute est nécessaire. Mais dans l’absence d’informations vérifiables, il s’agit d’éléments qu’on peut regarder et évaluer.

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Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Ainsi récite le premier article de la déclaration universelle des droits de l’homme. Ces trois mots, la Liberté, l’Egalité et la Fraternité constituent la devise de la France Républicaine depuis la III République, si je me souviens correctement, bien qu’elle furent prononcés à l’Assemblée dès 1790. Loin d’être simplement trois mots, ils forment trois piliers sur lesquels le projet Républicain, celui dont Bayrou parle dans « Abus de pouvoir », se fonde. Un vrai patrimoine collectif.

Ainsi, on comprends que la France, cas relativement isolé, ait ressenti le besoin de dédier un jour à la commémoration de l’abolition de l’esclavage et de le considérer comme un crime contre l’humanité. C’était aussi un crime contre la dignité de la France. Ce que certains ont négligé pointant la « répentance ».

Cependant, ce « projet en trois mots » se heurte à l’évolution des mots. Si nous prenons le mot « Liberté », on peut s’apercevoir que son sens a été infléchi par les écrits des ci-dits « néo-libéraux ». Un auteur français bien connu, Pascal Salin écrit : « La propriété est de Droit naturel, pourrait-on dire, et il faut par conséquent protéger les hommes contre les atteintes possibles à leurs droits de propriété. Leur liberté se définit ainsi de manière négative, comme l’absence de contrainte, et la justice consiste tout simplement il respecter la propriété (Libéralisme) ». En quelque sorte, la Liberté devient un accessoire de la Propriété. Pas étonnant que la réussite s’identifie avec l’argent pour ceux qui acceptent ce point de vue. Et ils ont été nombreux dans les dernières 25 ans.

En ce qui me concerne, je considère que la Liberté préexiste à la Propriété. L’esclavage nous en fournit un exemple poignant : on ne peut pas être propriétaires de nous mêmes si la liberté de l’être nous est volée. « Tout les hommes naissent libres » : la Liberté préexiste et demande simplement d’être reconnue. Tous libres, nous sommes tous égaux dans ce droit. Et tous égaux nous choisissons la fraternité. Ce choix, c’est aussi le choix de l’Europe et celui de la France dans l’Europe.

La liberté de la devise républicaine ne peut pas être la liberté de Salin. Elle est bien plus proche de celle de Berlin et Amartya Sen. La négative et la positive. Et tout est dans cette liberté : la République est un humanisme libéral, certains à la mémoire courte ne l’ont pas saisi

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