Message aux adhérents MoDem de l’Ouest

Notre Mouvement traverse une nouvelle épreuve. Sollicitée par bon nombre d’entre vous, il m’est apparu utile de vous livrer mon sentiment, tout en sachant que nous aurons besoin de temps pour réfléchir ensemble aux conséquences à long terme des échecs des scrutins perdus.

Déjà, en juin dernier, le résultat de l’élection européenne n’avait pas été à la hauteur de notre engagement et de nos attentes. Dans ce contexte, et bien qu’ayant été favorable à une campagne centrée sur l’Europe et non sur les enjeux nationaux, je n’ai pas ajouté ma voix à celles qui ont nourri des polémiques publiques contre François Bayrou et la direction du parti. A l’avenir, je continuerai à m’astreindre à la même réserve.

Comme je m’y étais engagée devant les électeurs, je me consacre à temps plein à ma fonction de députée européenne. L’influence de la France dans la prise de décision communautaire, la défense des intérêts de la région Ouest mais aussi la promotion de l’idéal européen, si malmené, requièrent un engagement constant. Il y a fort à faire, à Bruxelles et Strasbourg, pour défendre nos idées sur des sujets aussi graves que la crise économique et sociale, l’avenir de la zone Euro ou la réforme de la PAC, pour ne citer que trois chantiers relevant des commissions auxquelles j’appartiens. Au sein de l’intergroupe « lutte contre l’extrême pauvreté et droits de l’homme – comité quart monde», je m’efforce aussi de veiller à ce que l’Union européenne agisse en faveur des personnes les plus démunies.

Certains m’ont demandé si j’allais quitter le MoDem ou le groupe ALDE. Reconnaissante envers ceux qui m’ont fait confiance l’an dernier, j’entends continuer à travailler là où je suis. Le groupe ALDE, sous la Présidence de Guy Verhofstadt est à la pointe du combat européen. En France, notre famille est affaiblie mais nos convictions, résolument européennes, centrées sur la personne humaine et la liberté gardent toute leur pertinence de long terme. La justesse de nos analyses ressurgira d’autant plus vite que nous resterons fidèles à nous-mêmes et à nos convictions – l’Europe en est l’un des piliers.

Au total, et comme je l’ai affirmé de matière constante, c’est au niveau européen que j’estime pouvoir me rendre la plus utile. C’est là que je continuerai à agir, comme les électeurs me l’ont demandé en juin 2009.

Sylvie Goulard

(source : sylvie-goulard.eu)

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merciLes Chroniques européennes du large ont pris fin avec mon élection. Permettez-moi cependant de vous écrire encore quelques mots, comme on ajoute un post-scriptum à la fin d’une lettre. Et de vous expliquer pourquoi j’avais choisi ce titre « du large » qui en a étonné plus d’un et qui, dans les circonstances actuelles, s’est révélé fort symbolique. Allons ensemble en mer d’Iroise.

De toutes les visites que j’ai effectuées durant cette campagne, les instants passés avec le commandant de l’Abeille Bourbon, le plus grand remorqueur de secours en mer français, n’auront pas été les moins impressionnants. J’avais déjà eu la chance, durant mes études, de découvrir le milieu du sauvetage en mer et d’apprécier la solidarité exceptionnelle qui lui tient lieu de loi. Ce jour là, à Brest, j’ai rencontré des Princes des mers. D’une voix calme, le Commandant nous a expliqué sa vie, la vie de son équipage : quand le vent monte à 25 nœuds et que les bateaux commencent à rentrer, ils sortent. Quand le vent force encore, dépassant 35 nœuds, pas question de rester à l’abri : ils se rapprochent plus encore du rail d’Ouessant qu’empruntent chaque jour des centaines de bateau en provenance ou à destination de la mer du Nord. Et si nécessaire, en hiver, ils y restent plusieurs jours d’affilée. Leur vie, c’est le gros temps, leur vie, c’est le service des autres, sans mélo, dans une mer déchaînée. Et des interventions par des creux de 15 mètres.

A la fin de la campagne, une tempête s’est levée. Cette élection est un revers. Nous n’avons pas fait le score espéré. En quelques jours, une partie de nos efforts pour parler d’Europe ont été emportés par un paquet de mer. J’y vois une leçon : rien n’est jamais gagné d’avance. J’y vois aussi une chance : en allant au Parlement avec un score si faible, il ne saurait être question d’ivresse de la victoire, ni de cette arrogance que nos partenaires nous reprochent si souvent, à nous Français.

A Bruxelles et Strasbourg, je pars avec le seul souci de servir une région magnifique, peuplée d’hommes et de femmes courageux, solides dans l’adversité, fermes dans la tempête. Je pars préoccupée : dimanche dernier, c’est surtout l’indifférence qui a gagné. Dans certains bureaux, les personnes âgées se sont dérangées, pas les plus jeunes qui boudent l’Europe. En Pologne, l’un des nouveaux Etats membres, la participation totale n’est que de 20 % ! Dans de nombreux pays, l’Autriche les Pays-Bas, l’extrême droite progresse de manière inquiétante, à coups de slogans xénophobes et de haine. Crise et montée de la droite : cela ne vous rappelle rien ? Les Européens devraient se souvenir.

Pour faire vivre la deuxième démocratie du monde, nous avons du travail. Heureusement, je ne suis pas seule. Et compte bien, dans les cinq ans qui viennent, mobiliser tout « mon équipage ».

Merci aux membres de la liste, notamment Bruno Joncour, Elisabeth Delorme, Laurent Gérault mais aussi tous les autres qui, au fil des semaines, m’ont accompagnée dans cette aventure, en montrant tant de grandes qualités humaines, dans leur diversité. Merci à Dominique Le Pennec qui a dirigé la campagne avec un humour et un flegme britanniques. Merci à Aliona, Fabien et Okan qui ont si bien géré mon site Internet et celui du MoDem. Merci aux amis de tous les pays qui m’ont rappelé que l’élection était européenne. Merci aux militants qui ont défendu notre cause sur le terrain, dans les marchés et les cafés démocrates, sans ménager leur peine.

Merci à ceux qui n’ont pas flanché durant la longue attente des résultats définitifs, dimanche soir, au siège du MoDem quand nous avons joué un petit « remake » de La Mort aux trousses.

Merci à tous ceux que j’ai rencontrés durant cette campagne : éleveurs, pêcheurs, chefs d’entreprise, ouvrières, chômeurs, étudiants, stagiaires des chantiers d’insertion que j’aurai à cœur de représenter le mieux possible, avec engagement et humanité.

Sylvie Goulard

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Dans une soirée électorale triste, je regarde les résultats dans le canton que je contribue à animer. Et il y a des très bonnes surprises, signe que le travail en profondeur que toute l’équipe a entrepris déjà en 2008 s’avère payant. Je n’ai pas les informations détaillées des autres cantons mais je crois qu’on doit être parmi les meilleures performances de notre département.

Je vous mets, dans l’ordre, le pourcentage de la liste menée par Sylvie Goulard par commune et la position du MoDem par rapport aux autres.

Saint-Derrien : 21,62 % (2)
Plougourvest : 15,06 % (3)
Plounéventer : 15,04 % (3)
Bodilis : 12,70% (2)
Landivisiau : 11,59% (4)
Saint-Servais : 10,19 % (3 à égalité)
Lampaul-Guimiliau : 9,60% (4)
Guimiliau : 7,48% (5)

Moyenne du canton : 12,13% (3)

Moyenne du Finistère : 9,37 % (4)

Moyenne de l’Ouest : 8,48 % (5)

Malgré ce mauvais score, Sylvie Goulard entre donc au Parlement Européen. Félicitations à elle et tous mes voeux d’un travail utile pour les européens qui nous sommes

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Fin de campagne

Voila voila, la campagne se termine et le blog reprends ses couleurs habituelles. Mais avant qu’il soit minuit deux mots sur la fin de campagne.

Ce soir nous avons inauguré la permanence du Mouvement Démocrate à Brest, tout près de la fac de lettres, en plein centre ville. C’est un outil de travail riche en potentiel que, je l’espère, permettraaux militants et aux citoyens de se rencontrer de plus en plus souvent et de faire progresser les valeurs démocrates sur la ville.

Alors que d’autres regardaient un match de foot avec quelque clin d’oeil aux élections (la Turquie, est-elle une équipe européenne ?) j’étais en réunion publique à Saint Derrien. Au menu, largement dicté par la salle, la politique de cohésion territoriale, les institutions, la prévention des accidents sur le lieux de travail, le marché unique, l’économie de la connaissance, le vin rosé et les quotas laitiers. De l’intérêt, des question, une bonne bière en bonne compagnie …. une belle soirée de campagne.

Et le tout dernier sondage de CSA avec le MoDem à 14 %. Décidément les sondages divergent, signe que l’incertitude est élevée.

Ma campagne s’arrête aujourd’hui : demain ça sera un billet nombriliste sur les copains et les classements divers. Mais ce soir, avant que lacloche de minuit sonne l’arrêt des ostilités, permettez-moi de vous lancer un appel.

Dimanche, votez. Votez pour vous. Pour votre Europe Démocrate.

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Bolkestein, le retour qui fait pschitt… – Chroniques européennes du large – N° 30

Certains de mes adversaires, cherchant sans doute à écrire « L’Europe par les Nuls », ont eu un trait de génie : faire peur aux électeurs en sortant de la remise le vieil épouvantail « Bolkestein ». Bonnes gens de l’Ouest, tremblez, c’est moi qui, selon eux, aurais rédigé la fameuse « directive Bolkestein » quand j’étais conseillère de Romano Prodi. Une blague ? C’est ce que je me suis d’abord dit. Mais quand plusieurs journalistes locaux ont commencé à m’interroger sur cet intéressant bobard « pour me permettre de donner ma version des faits » (sic), je me suis dit qu’il fallait mettre les choses au clair. La parole est donc à la défense. Ecarter ces inepties me permettra, au passage, de faire une pédagogie utile sur la Commission et son actuel Président.

Début 2004, quand ce texte a été voté par le collège des Commissaires, j’étais bien fonctionnaire dans l’entourage du Président Romano Prodi. Mais, étant chargée des questions institutionnelles, je ne m’occupais pas de marché intérieur. Plus fondamentalement, contrairement aux idées reçues sur les pouvoirs des « technocrates de Bruxelles », ce sont les commissaires, le plus souvent des personnalités politiques, qui prennent les décisions, et eux seuls, collégialement. A cette époque, les deux commissaires français étaient Pascal Lamy (PS) et Michel Barnier, aujourd’hui tête de liste de l’UMP en Ile de France, responsable de la coordination de la campagne UMP pour cette élection. Ils ont voté le projet de directive Bolkestein, dans sa forme initiale. Voilà l’exacte vérité.

La version contestée n’était alors qu’une proposition de la Commission destinée à créer de la croissance et des emplois en développant les services. Nul doute que la Commission ait déjà pu être mieux inspirée qu’en produisant ce texte mal rédigé, reposant sur un principe erroné. La proposition a suivi le chemin que prennent toutes les directives relevant de la co-décision : elle a été soumise au Parlement européen et au Conseil des ministres, les deux instances composées d’élus qui adoptent les textes législatifs européens. Grâce au travail du rapporteur du Parlement, Mme Evelyne Gebhardt, une socialiste allemande, le texte finalement voté n’a plus rien en commun avec la version initiale ; l’idée d’appliquer, sans harmonisation préalable, les règles du pays d’origine du prestataire de services dans le pays de la prestation, a été fort heureusement abandonnée. Ressortir l’épouvantail du texte initial, c’est faire comme si le Parlement n’avait joué aucun rôle. C’est nier, comme certains l’avaient d’ailleurs fait avec une inouïe mauvaise foi en 2005, la possibilité d’amendements parlementaires de fond. Curieux, de la part de personnes qui souhaitent aller elles-mêmes au Parlement, dont on serait en droit d’attendre un peu plus de pédagogie et de rigueur.

Enfin, gardons le calendrier en tête : la Commission Prodi a cessé ses fonctions à l’automne 2004. Au plus fort du débat référendaire de 2005, M . Bolkestein n’était déjà plus commissaire. Il avait un successeur en charge du marché intérieur, M. Mac Creevy, membre de la Commission présidée par M.Barroso. A ma connaissance, M.Mac Creevy n’est pas intervenu une seule fois dans le débat public pour dire qu’il entendait les critiques, qu’il était prêt à discuter avec les Européens inquiets de risques qui avaient sans doute été mal évalués. Le Président de l’époque, M. Barroso n’a pas non plus insisté sur ses responsabilités. Pendant le débat de 2005, il est soigneusement resté à Bruxelles. Pourtant, il avait juridiquement le pouvoir de retirer ce texte ou d’en proposer une nouvelle version. Le Président portugais ne s’est pas gêné pour retirer de l’ordre du jour des textes sociaux, sur le travail des routiers, le statut de l’association européenne ou de la mutualité ! Mais là, rien à faire, c’était « la faute à Bolkestein » ! La manœuvre a consisté à laisser M. Bolkestein, déjà parti, attirer sur son nom la vindicte générale. Ce comportement, peu courageux, et qui montre un acharnement rare à déréguler, est une raison de plus, à mes yeux, de ne pas soutenir M. Barroso, contrairement à l’UMP et une partie du PS européen.

Ainsi, l’épouvantail pourrait surtout se retourner contre ceux qui l’ont sorti de la remise. Avant de m’accuser à tort et à travers, encore faut-il se rappeler le scénario et connaître les rouages de l’Union européenne. Encore faudrait-il que chaque famille politique assume ses responsabilités passées et ses choix pour l’avenir. Ne simplifions pas tout. Il suffira aux électeurs de l’Ouest d’aller voir mon site Internet (www.sylvie-goulard.eu), de lire ma trentaine de chroniques qui s’y trouvent ainsi que différents textes et résumés de mes ouvrages pour dissiper ces fumées. Durant cette campagne, mon ambition constante a été d’aborder les sujets importants de notre avenir : les droits de l’homme, la PAC, le commerce international, l’environnement, la concurrence, la crise, la politique industrielle. J’ai fait un effort d’information que les autres n’ont pas fait.

Mon parcours m’a conduit à travailler à la Commission , c’est exact, et j’en suis fière car c’est une institution qui remplit une mission difficile au service de l’Europe. A Bruxelles, j’ai pu acquérir, de l’intérieur, une expérience qui me sera utile dans mes fonctions parlementaires. Nombreux sont ceux qui attaquent la Commission sans la connaître. Pour l’Ouest, ce sera un atout d’avoir un député immédiatement opérationnel. Je tiens à redire aussi combien je suis fière d’avoir travaillé auprès de Romano Prodi, homme digne, intègre qui a pu faire des erreurs, comme chacun de nous, mais qui demeure un Européen convaincu. Il a été le Président d’une grande Commission et un Président du Conseil dont les Italiens n’avaient pas à rougir.

Sylvie Goulard

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Un bon moment

Ou comment remettre à sa place un (bon) journaliste aggressif.

Ou Sylvie Goulard chez Marc-Olivier Fogiel

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Il faisait très beau à Brest cet après-midi. On se déplaçait en famille, après avoir passé la matinée à coller des affiches et à discuter avec quelque passant. Certes, François Bayrou était en retard mais le Moulin Blanc nous montrait le meilleur de soi-même : soleil, une chaleur agréable, un petit marin … La bière était bonne, aussi.

(source de la photo : site de la communauté urbaine)

Puis, ce fut le temps des discours. Un mot du Président de la Fédération du Finistère, André Lesven, un mot de Nadine Kersaudy, numéro 5 sur la liste et Maire à Cléden-Cap-Sizun, que beaucoup de touristes connaissent à cause de la magnifique Pointe du Van et de la Baie des Trépassées. Un mot de Sylvie Goulard, un mot de Bruno Joncour. Et le discours de François Bayrou. Un bon discours, désormais rodé au fil des rencontres e des réunions où les thèmes de la campagne étaient bien résumés.

Et là, pafffff !!!

Pour expliquer que les enjeux européens ne peuvent pas être dissociés des enjeux nationaux il demanda quel italien pouvait voter pour l’Europe sans avoir en tête les frasques de Berlusconi

Or il se trouve que je comprends son argument. Mais qu’est que vous voulez, repenser à notre petit « Caïnain » à nous m’a gâché l’après-midi (et je ne savait pas encore de l’accident). Surtout quand je pense que l’autre, qu’on ne peut pas nommer, s’en inspire largement.

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Point sondages j-7

Nouveau sondage CSA pour LeParisien et mise à jour des prévisions redressées par l’Ouest (d’autres sont disponibles chez Oaz). Je rappelle qu’il s’agit uniquement de redressements statistiques de moyennes de sondages : elles ont une marge d’erreur importante.

Pour l’instant, mes clés de redressement me donnent, comme point central :

UMP : 23,4
PS :  21,6
MoDem : 14,1
E-Eco : 10,7
Libertas : 9,7
NPA : 6,4
FN : 4,5
FG : 4,2

Cela nous donne, en sièges (fourchette) :

UMP : 3 (2 – 4)
PS :  3 (2 – 3)
MoDem :  1 (1 – 2)
E-Eco :  1 (1)
Libertas :  1 (1)
NPA  :  0 (0 – 1)

A noter que moins de 10.000 voix (0,3%0,4%) départages le troisième siège PS et le deuxième MoDem pris en point central. Autant dire que ce dernier siège est assez imprévisible.

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Réunion militante à Brest

Lundi 1er juin à 14h

avec

François Bayrou,

Sylvie Goulard et Bruno Joncour

à l’Auberge de Jeunesse de Brest
5 rue Kerbriant
(en face Océanopolis-Moulin Blanc)

avec collation café et gâteaux

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