merciLes Chroniques européennes du large ont pris fin avec mon élection. Permettez-moi cependant de vous écrire encore quelques mots, comme on ajoute un post-scriptum à la fin d’une lettre. Et de vous expliquer pourquoi j’avais choisi ce titre « du large » qui en a étonné plus d’un et qui, dans les circonstances actuelles, s’est révélé fort symbolique. Allons ensemble en mer d’Iroise.

De toutes les visites que j’ai effectuées durant cette campagne, les instants passés avec le commandant de l’Abeille Bourbon, le plus grand remorqueur de secours en mer français, n’auront pas été les moins impressionnants. J’avais déjà eu la chance, durant mes études, de découvrir le milieu du sauvetage en mer et d’apprécier la solidarité exceptionnelle qui lui tient lieu de loi. Ce jour là, à Brest, j’ai rencontré des Princes des mers. D’une voix calme, le Commandant nous a expliqué sa vie, la vie de son équipage : quand le vent monte à 25 nœuds et que les bateaux commencent à rentrer, ils sortent. Quand le vent force encore, dépassant 35 nœuds, pas question de rester à l’abri : ils se rapprochent plus encore du rail d’Ouessant qu’empruntent chaque jour des centaines de bateau en provenance ou à destination de la mer du Nord. Et si nécessaire, en hiver, ils y restent plusieurs jours d’affilée. Leur vie, c’est le gros temps, leur vie, c’est le service des autres, sans mélo, dans une mer déchaînée. Et des interventions par des creux de 15 mètres.

A la fin de la campagne, une tempête s’est levée. Cette élection est un revers. Nous n’avons pas fait le score espéré. En quelques jours, une partie de nos efforts pour parler d’Europe ont été emportés par un paquet de mer. J’y vois une leçon : rien n’est jamais gagné d’avance. J’y vois aussi une chance : en allant au Parlement avec un score si faible, il ne saurait être question d’ivresse de la victoire, ni de cette arrogance que nos partenaires nous reprochent si souvent, à nous Français.

A Bruxelles et Strasbourg, je pars avec le seul souci de servir une région magnifique, peuplée d’hommes et de femmes courageux, solides dans l’adversité, fermes dans la tempête. Je pars préoccupée : dimanche dernier, c’est surtout l’indifférence qui a gagné. Dans certains bureaux, les personnes âgées se sont dérangées, pas les plus jeunes qui boudent l’Europe. En Pologne, l’un des nouveaux Etats membres, la participation totale n’est que de 20 % ! Dans de nombreux pays, l’Autriche les Pays-Bas, l’extrême droite progresse de manière inquiétante, à coups de slogans xénophobes et de haine. Crise et montée de la droite : cela ne vous rappelle rien ? Les Européens devraient se souvenir.

Pour faire vivre la deuxième démocratie du monde, nous avons du travail. Heureusement, je ne suis pas seule. Et compte bien, dans les cinq ans qui viennent, mobiliser tout « mon équipage ».

Merci aux membres de la liste, notamment Bruno Joncour, Elisabeth Delorme, Laurent Gérault mais aussi tous les autres qui, au fil des semaines, m’ont accompagnée dans cette aventure, en montrant tant de grandes qualités humaines, dans leur diversité. Merci à Dominique Le Pennec qui a dirigé la campagne avec un humour et un flegme britanniques. Merci à Aliona, Fabien et Okan qui ont si bien géré mon site Internet et celui du MoDem. Merci aux amis de tous les pays qui m’ont rappelé que l’élection était européenne. Merci aux militants qui ont défendu notre cause sur le terrain, dans les marchés et les cafés démocrates, sans ménager leur peine.

Merci à ceux qui n’ont pas flanché durant la longue attente des résultats définitifs, dimanche soir, au siège du MoDem quand nous avons joué un petit « remake » de La Mort aux trousses.

Merci à tous ceux que j’ai rencontrés durant cette campagne : éleveurs, pêcheurs, chefs d’entreprise, ouvrières, chômeurs, étudiants, stagiaires des chantiers d’insertion que j’aurai à cœur de représenter le mieux possible, avec engagement et humanité.

Sylvie Goulard

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Dans une soirée électorale triste, je regarde les résultats dans le canton que je contribue à animer. Et il y a des très bonnes surprises, signe que le travail en profondeur que toute l’équipe a entrepris déjà en 2008 s’avère payant. Je n’ai pas les informations détaillées des autres cantons mais je crois qu’on doit être parmi les meilleures performances de notre département.

Je vous mets, dans l’ordre, le pourcentage de la liste menée par Sylvie Goulard par commune et la position du MoDem par rapport aux autres.

Saint-Derrien : 21,62 % (2)
Plougourvest : 15,06 % (3)
Plounéventer : 15,04 % (3)
Bodilis : 12,70% (2)
Landivisiau : 11,59% (4)
Saint-Servais : 10,19 % (3 à égalité)
Lampaul-Guimiliau : 9,60% (4)
Guimiliau : 7,48% (5)

Moyenne du canton : 12,13% (3)

Moyenne du Finistère : 9,37 % (4)

Moyenne de l’Ouest : 8,48 % (5)

Malgré ce mauvais score, Sylvie Goulard entre donc au Parlement Européen. Félicitations à elle et tous mes voeux d’un travail utile pour les européens qui nous sommes

Voter !

Fin de campagne

Voila voila, la campagne se termine et le blog reprends ses couleurs habituelles. Mais avant qu’il soit minuit deux mots sur la fin de campagne.

Ce soir nous avons inauguré la permanence du Mouvement Démocrate à Brest, tout près de la fac de lettres, en plein centre ville. C’est un outil de travail riche en potentiel que, je l’espère, permettraaux militants et aux citoyens de se rencontrer de plus en plus souvent et de faire progresser les valeurs démocrates sur la ville.

Alors que d’autres regardaient un match de foot avec quelque clin d’oeil aux élections (la Turquie, est-elle une équipe européenne ?) j’étais en réunion publique à Saint Derrien. Au menu, largement dicté par la salle, la politique de cohésion territoriale, les institutions, la prévention des accidents sur le lieux de travail, le marché unique, l’économie de la connaissance, le vin rosé et les quotas laitiers. De l’intérêt, des question, une bonne bière en bonne compagnie …. une belle soirée de campagne.

Et le tout dernier sondage de CSA avec le MoDem à 14 %. Décidément les sondages divergent, signe que l’incertitude est élevée.

Ma campagne s’arrête aujourd’hui : demain ça sera un billet nombriliste sur les copains et les classements divers. Mais ce soir, avant que lacloche de minuit sonne l’arrêt des ostilités, permettez-moi de vous lancer un appel.

Dimanche, votez. Votez pour vous. Pour votre Europe Démocrate.

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Bolkestein, le retour qui fait pschitt… – Chroniques européennes du large – N° 30

Certains de mes adversaires, cherchant sans doute à écrire « L’Europe par les Nuls », ont eu un trait de génie : faire peur aux électeurs en sortant de la remise le vieil épouvantail « Bolkestein ». Bonnes gens de l’Ouest, tremblez, c’est moi qui, selon eux, aurais rédigé la fameuse « directive Bolkestein » quand j’étais conseillère de Romano Prodi. Une blague ? C’est ce que je me suis d’abord dit. Mais quand plusieurs journalistes locaux ont commencé à m’interroger sur cet intéressant bobard « pour me permettre de donner ma version des faits » (sic), je me suis dit qu’il fallait mettre les choses au clair. La parole est donc à la défense. Ecarter ces inepties me permettra, au passage, de faire une pédagogie utile sur la Commission et son actuel Président.

Début 2004, quand ce texte a été voté par le collège des Commissaires, j’étais bien fonctionnaire dans l’entourage du Président Romano Prodi. Mais, étant chargée des questions institutionnelles, je ne m’occupais pas de marché intérieur. Plus fondamentalement, contrairement aux idées reçues sur les pouvoirs des « technocrates de Bruxelles », ce sont les commissaires, le plus souvent des personnalités politiques, qui prennent les décisions, et eux seuls, collégialement. A cette époque, les deux commissaires français étaient Pascal Lamy (PS) et Michel Barnier, aujourd’hui tête de liste de l’UMP en Ile de France, responsable de la coordination de la campagne UMP pour cette élection. Ils ont voté le projet de directive Bolkestein, dans sa forme initiale. Voilà l’exacte vérité.

La version contestée n’était alors qu’une proposition de la Commission destinée à créer de la croissance et des emplois en développant les services. Nul doute que la Commission ait déjà pu être mieux inspirée qu’en produisant ce texte mal rédigé, reposant sur un principe erroné. La proposition a suivi le chemin que prennent toutes les directives relevant de la co-décision : elle a été soumise au Parlement européen et au Conseil des ministres, les deux instances composées d’élus qui adoptent les textes législatifs européens. Grâce au travail du rapporteur du Parlement, Mme Evelyne Gebhardt, une socialiste allemande, le texte finalement voté n’a plus rien en commun avec la version initiale ; l’idée d’appliquer, sans harmonisation préalable, les règles du pays d’origine du prestataire de services dans le pays de la prestation, a été fort heureusement abandonnée. Ressortir l’épouvantail du texte initial, c’est faire comme si le Parlement n’avait joué aucun rôle. C’est nier, comme certains l’avaient d’ailleurs fait avec une inouïe mauvaise foi en 2005, la possibilité d’amendements parlementaires de fond. Curieux, de la part de personnes qui souhaitent aller elles-mêmes au Parlement, dont on serait en droit d’attendre un peu plus de pédagogie et de rigueur.

Enfin, gardons le calendrier en tête : la Commission Prodi a cessé ses fonctions à l’automne 2004. Au plus fort du débat référendaire de 2005, M . Bolkestein n’était déjà plus commissaire. Il avait un successeur en charge du marché intérieur, M. Mac Creevy, membre de la Commission présidée par M.Barroso. A ma connaissance, M.Mac Creevy n’est pas intervenu une seule fois dans le débat public pour dire qu’il entendait les critiques, qu’il était prêt à discuter avec les Européens inquiets de risques qui avaient sans doute été mal évalués. Le Président de l’époque, M. Barroso n’a pas non plus insisté sur ses responsabilités. Pendant le débat de 2005, il est soigneusement resté à Bruxelles. Pourtant, il avait juridiquement le pouvoir de retirer ce texte ou d’en proposer une nouvelle version. Le Président portugais ne s’est pas gêné pour retirer de l’ordre du jour des textes sociaux, sur le travail des routiers, le statut de l’association européenne ou de la mutualité ! Mais là, rien à faire, c’était « la faute à Bolkestein » ! La manœuvre a consisté à laisser M. Bolkestein, déjà parti, attirer sur son nom la vindicte générale. Ce comportement, peu courageux, et qui montre un acharnement rare à déréguler, est une raison de plus, à mes yeux, de ne pas soutenir M. Barroso, contrairement à l’UMP et une partie du PS européen.

Ainsi, l’épouvantail pourrait surtout se retourner contre ceux qui l’ont sorti de la remise. Avant de m’accuser à tort et à travers, encore faut-il se rappeler le scénario et connaître les rouages de l’Union européenne. Encore faudrait-il que chaque famille politique assume ses responsabilités passées et ses choix pour l’avenir. Ne simplifions pas tout. Il suffira aux électeurs de l’Ouest d’aller voir mon site Internet (www.sylvie-goulard.eu), de lire ma trentaine de chroniques qui s’y trouvent ainsi que différents textes et résumés de mes ouvrages pour dissiper ces fumées. Durant cette campagne, mon ambition constante a été d’aborder les sujets importants de notre avenir : les droits de l’homme, la PAC, le commerce international, l’environnement, la concurrence, la crise, la politique industrielle. J’ai fait un effort d’information que les autres n’ont pas fait.

Mon parcours m’a conduit à travailler à la Commission , c’est exact, et j’en suis fière car c’est une institution qui remplit une mission difficile au service de l’Europe. A Bruxelles, j’ai pu acquérir, de l’intérieur, une expérience qui me sera utile dans mes fonctions parlementaires. Nombreux sont ceux qui attaquent la Commission sans la connaître. Pour l’Ouest, ce sera un atout d’avoir un député immédiatement opérationnel. Je tiens à redire aussi combien je suis fière d’avoir travaillé auprès de Romano Prodi, homme digne, intègre qui a pu faire des erreurs, comme chacun de nous, mais qui demeure un Européen convaincu. Il a été le Président d’une grande Commission et un Président du Conseil dont les Italiens n’avaient pas à rougir.

Sylvie Goulard

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Un bon moment

Ou comment remettre à sa place un (bon) journaliste aggressif.

Ou Sylvie Goulard chez Marc-Olivier Fogiel

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Il faisait très beau à Brest cet après-midi. On se déplaçait en famille, après avoir passé la matinée à coller des affiches et à discuter avec quelque passant. Certes, François Bayrou était en retard mais le Moulin Blanc nous montrait le meilleur de soi-même : soleil, une chaleur agréable, un petit marin … La bière était bonne, aussi.

(source de la photo : site de la communauté urbaine)

Puis, ce fut le temps des discours. Un mot du Président de la Fédération du Finistère, André Lesven, un mot de Nadine Kersaudy, numéro 5 sur la liste et Maire à Cléden-Cap-Sizun, que beaucoup de touristes connaissent à cause de la magnifique Pointe du Van et de la Baie des Trépassées. Un mot de Sylvie Goulard, un mot de Bruno Joncour. Et le discours de François Bayrou. Un bon discours, désormais rodé au fil des rencontres e des réunions où les thèmes de la campagne étaient bien résumés.

Et là, pafffff !!!

Pour expliquer que les enjeux européens ne peuvent pas être dissociés des enjeux nationaux il demanda quel italien pouvait voter pour l’Europe sans avoir en tête les frasques de Berlusconi

Or il se trouve que je comprends son argument. Mais qu’est que vous voulez, repenser à notre petit « Caïnain » à nous m’a gâché l’après-midi (et je ne savait pas encore de l’accident). Surtout quand je pense que l’autre, qu’on ne peut pas nommer, s’en inspire largement.

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Point sondages j-7

Nouveau sondage CSA pour LeParisien et mise à jour des prévisions redressées par l’Ouest (d’autres sont disponibles chez Oaz). Je rappelle qu’il s’agit uniquement de redressements statistiques de moyennes de sondages : elles ont une marge d’erreur importante.

Pour l’instant, mes clés de redressement me donnent, comme point central :

UMP : 23,4
PS :  21,6
MoDem : 14,1
E-Eco : 10,7
Libertas : 9,7
NPA : 6,4
FN : 4,5
FG : 4,2

Cela nous donne, en sièges (fourchette) :

UMP : 3 (2 – 4)
PS :  3 (2 – 3)
MoDem :  1 (1 – 2)
E-Eco :  1 (1)
Libertas :  1 (1)
NPA  :  0 (0 – 1)

A noter que moins de 10.000 voix (0,3%0,4%) départages le troisième siège PS et le deuxième MoDem pris en point central. Autant dire que ce dernier siège est assez imprévisible.

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Réunion militante à Brest

Lundi 1er juin à 14h

avec

François Bayrou,

Sylvie Goulard et Bruno Joncour

à l’Auberge de Jeunesse de Brest
5 rue Kerbriant
(en face Océanopolis-Moulin Blanc)

avec collation café et gâteaux

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Les sondages continuent de tomber, le dernier en date étant produit par le CSA pour Le Parisien et repris un peu partout. Certes, la baisse de deux points de l’UMP est notable, car on se rapproche des extrêmes de la marge d’erreur. Certes, le MoDem semble se consolider en haut de la fourchette 10%-14%, ce qui renforce l’hypothèse d’une possible cassure à la hausse. Certes, cela est d’autant plus intéressant que le CSA c’est l’institut de sondage qu’en 2007 avait vu Bayrou quatrième homme à deux semaines du scrutin …

Cela dit, ces informations nationales (faisons l’effort intellectuel de les considérer fiables) ne préconisent en rien l’élection ou pas de parlementaires européens démocrates, simplement décisifs (avec leurs alliés de l’ADLE) dans la prise de décision dans un parlement où aucun groupe n’a la majorité absolue (ici pour une preuve évidente). En effet, l’élection n’est pas nationale.

Dans ma circonscription, l’Ouest, l’UDF avait élu le Général Philippe Morillon lequel avait récolté 11,7% des suffrages  devancé, hélas, par le plus inutile des députés européens (et qui rempile). Or, si on prend pour bon le score de 14% national, on est à combien dans l’Ouest ? Une idée, d’ailleurs exploité par l’excellente Laure, est de redresser sur la base des européennes UDF de 2004 : à cette époque, la liste dans l’Ouest avait fait légèrement moins bien que la moyenne nationale (98% environ), ce qui préconise d’un score autour de 13,7% sur la circonscription (+2%).

Ce procédé est surement intéressant mais il fait l’impasse sur un phénomène important : le MoDem n’est pas tout à fait l’UDF, au moins en ce qui concerne sa base électorale et son positionnement par rapport aux autres forces politiques. Pour vérifier la pertinence de l’observation j’ai donc essayé de redresser par rapport au Présidentielles. Dans l’Ouest, Bayrou fait 21,05%, c’est à dire 113,4% de son score national. C’est une exception : l’UMP présente un écart entre les méthodes de 2,5%, le PS de moins de 1%, le MoDem … 15,4% !

Si on redresse sur la base des ratios de 2007, on pourrait imaginer un MoDem proche des 16% sur la circonscription. Sachant que tout cela n’est que théorique, que ça ne fait que traduire une hypothèse de rapports de force aujourd’hui et que ne préconise en rien des résultats du 7 juin, est que le MoDem pourrait avoir des députes européens de l’Ouest ?

La tête de liste, Sylvie Goulard, semble être relativement à l’abri. C’est une bonne nouvelle car, entre recalés de droite et traine-pieds de gauche, des gens qui connaissent leur sujet ce n’est pas de trop. Et Bruno Joncour ? Selon les chiffres (je rappelle, purement théoriques) fournis par Calc,  cela se pourrait bien. Ou pas.

En effet, en partant sur une base de suffrages exprimés égale à 45% des inscrits (c’est à dire en décomptant l’abstention, les blancs et les nuls) on se rend compte que, en l’état des choses l’élection du Maire de Saint Brieuc (22) tiendra à une marge de plus ou moins 0,5 %. C’est à dire moins de 15.000 électeurs sur plus de 6.000.000 de votants.

Alors, si vous qui lisez votez dans l’Ouest (ou si vous connaissez des gens qui votent dans l’Ouest) et si vous souhaitez envoyer au Parlement Européen Bruno Joncour, mobilisez-vous.

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Deux précisions.

1. Si vous pensez que ces « redressements » c’est du pipo mathématique, imaginez comment peut-on deviner le comportement d’un électorat de plus de 40 millions d’individus par un échantillon de moins de 1000 personnes …

2. Ce billet n’a nullemet été soumis au comité de campagne du MoDem dans l’Ouest est constitue uniquement la réflexion d’un militant engagé.

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