C’est ce que des âmes tordues pourraient comprendre par le croisement des bribes d’information qui encore restent disponibles malgré … bon, vous le savez.

Une « confidentielle » du Figaro, lue ce matin sur le net, est catégorique : « Blog » ce n’est pas français, pardi!, faut dire « bloc-notes » ou, abrégé, « Bloc ». Et c’est du sérieux, mes chères corrésidents de la République, avec parution au Journal Officiel le 20 mai 2005. Oui, drôle de date, si vous êtes passionnés par les chiffres (20052005). Bref, je divague.

C’est du sérieux, je disais. Eh oui, on ne rigole pas avec le français, car c’est, parait-il, le principal vecteur de l’identité nationale !

Sachons-le, en tenant des « bloGs » nous contribuons au délitement de l’identité française. Et en plus il y a des étrangères que s’y mêlent …

Après, pourquoi se surprendre si internet est considéré comme une poubelle ?

C’est de notre faute ! Convertissons-nous vite, en bloC, et l’Identité sera sauve.

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… avec mon hébergeur pour une période de trois ans.

Oui je sais, je suis un affreux glocal actor

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Chômeur, voilà ça y est. Et de catégorie 1, mar plij !

Ah, je vous entends d’ici, oui, vous, dire que c’est pour anti-sarkozysme primaire que je contribue à gonfler les chiffres du chômage. Bien sur, que diable, il faut bien préparer le terrain pour les régionales …

Entretemps, je découvre grâce à Nicolas (oui, lui aussi tire pas mal de plans sur la Comète mais au moins il semblerait qu’il fait que des heureux) que je suis rentré au top 50 de Blogonet (Politique et Droit), un mois après l’avoir fait sur le wikio politique.

Est que mon blog est très lu pour autant ? Non, mon cher camarade, la réponse est largement non.

En effet, au mois d’août, Xiti me dit :

655 visiteurs uniques, 790 visites, 1145 pages. Certes, je n’ai écrit que 7 billet (dont 1 hier minuit), et assez « hors sujet ». N’empêche, Skeptikos a une petite audience (on tourne autour de 2000 visiteurs uniques / mois en conditions normales). Je le sais et j’en fais pas un drame. Mes « choix éditoriaux », mes envies d’écrire ne sont pas faits pour attiser les foules. C’est très bien ainsi.

Est-que mon blog n’est pas influent ? Il est. J’y reviendrai.

Mais, tout d’abord, je pense que le mot d’influence est mal choisi.  A mon avis ces classements mesurent plutôt la réputation d’un blog (et du blogueur). Si la réputation de skeptikos est croissante, je crois que cela vient du fait que je recherche le dialogue, la construction. Parce que je ne cherche pas forcément l’argument facile. Mais, finalement, ce sont uniquement les gens qui me lient qui savent pourquoi ils le font.

Pour me faire connaître ? Pour partager un point de vue ? Pour moquerie ? Parce que ça ramène un lien ?

Je n’en sais pas trop rien.

Ce que je sais c’est qu’au fur et mesure que la réputation de skeptikos grandit je découvre d’autres points de vue. Sans blog cela ne serait probablement pas arrivé. Et ces points de vue, ils m’influencent. Car, même pour les contredire, il est nécessaire de les comprendre. Et le chemin de la compréhension d’autrui laisse toujours des traces sur soi même.

Oaz, Marie-Laure, KaG, Hérvé, Christophe, Rubin, César, Dragouik, Aurélien (disparu ?), Frédéric, Némo, Arnaud, Nelly, le Crapaud, Bob et la liste est un peu longue pour la mettre en entier m’ont tous obligé, un jour ou l’autre, à me remettre en question.

Donc oui, ce blog est influent.

Sur moi.

Et cela, ce n’est pas anodin.

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Comme beaucoup d’autres, je me réjouis de la constitution de l’équipe chargée des stratégies internet. Je connais peu ses membres si on excepte les deux blogueurs qui sont Luc et Antonin.

J’espère que toute l’équipe se fera connaître par sa compétence, pertinence et efficacité. Cela ne nuira certainement pas au Mouvement.

Donc, meilleurs vœux de bon travail à eux.

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Luc ressort un marronier sur l’influence des blogueurs en politique. Ca tombe bien, ça fait quelque jours que je me dis que je dois mettre en français (arrêtez de rire !!!) une étude parue sur Repubblica.it

Alors, internet en politique, combien de divisions ? Peu. Très peu. Et beaucoup en même temps.

Selon le Censis, environ 70% des italiens (jusqu’à 78% pour les retraités) se sont formés une opinion via les infos et les commentaires écoutés aux JT. « Passer à la télé », et notamment « passer au 20heures » reste donc incontournable. En deuxième position, on trouve les émissions télé d’approfondissement avec 30% environ (jusqu’à 40% pour les classes urbaines le plus instruites).

26% fait confiance aux journaux papier, 19 % (surtout les jeunes) privilégient le débat avec amis et membres de la famille, 11% prête attention aux tracts, 7% suit les chaînes thématiques, 5 et demi la radio (12% pour professions libérales et artisans).

Et internet ?

Seulement 2,3 % pour les sites officiels et 2,1% pour les blogs/forums et ainsi de suite. 2,2% se détermine par les réunions publiques.

Ça pourrait paraître absolument marginal. Cependant, les personnes auxquelles on demande un avis sont souvent des personnes très engagées. Et, bien que l’enquête n’analyse pas cet aspect, c’est possible et même probable que ces « opinions makers » débattent sur internet, ne fut-il que pour tester leurs arguments.

L’influence réelle d’internet (et des blogs) peut être supérieur à celle qu’on imagine. A condition que l’on sache fournir des arguments et que la masse de l’information convergente soit suffisante.

Cependant, face à un Berlusconi (ou autre homme politique français ayant recemment commandé un avion) omniprésent, le contrepoids reste tout à fait relatif.

Cela dit, je reste sur ma faim quant à cette enquête : j’aurais aimé une analyse fine des « swing voters » (les infidèles). C’est eux qui font (et défont) les élections.

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En lisant un court billet de Christophe Ginisty, je me suis rappelé d’une hypothèse de proposition de loi en matière d’internet que j’avais mis sur un bout de papier juste après les élections présidentielles. Ce très court texte, qui est surtout un amusement entre amis webophiles, se fondait sur une certaine approche de la concurrence non faussée : celle qui considère que, sur un marché déterminé, il y a altération de la concurrence quand il y a une distorsion du système des prix. Je remets ici le texte (ne tirez pas, c’est un brouillon : je ne pense pas le présenter demain à l’AN …). Je note simplement qu’à partir d’une approche sur l’équité des prix on aboutirait, en filigrane, à considérer internet comme un « quasi-droit » …

Projet de loi en matière de discrimination et fracture numériques

Art. 1-1
Il est considéré acte de discrimination numérique tout acte ayant pour conséquence directe ou indirecte celle d’empêcher ou de rendre anormalement onéreux l’accès et l’utilisation des réseaux de communications électroniques ouverts au public, pour un usager ou une classe d’usagers, à l’exception des décisions de l’autorité judiciaire, ainsi que des raisons d’ordre public et de sécurité nationale.

Art. 1-2
Le caractère « anormalement onéreux » d’une offre d’accès, se définit par rapport aux autres offres du même fournisseur en relation aux autres usagers et classes d’usagers. Ainsi, une offre portant sur un service d’accès A, de niveau inférieur à un service d’accès B, et prévoyant un coût réel pour l’usager non inférieur à l’offre B, est à considérer comme étant « anormalement onéreuse ».

Art. 1-3
Les dispositions de l’art. 1-2 ne s’appliquent pas aux offres promotionnelles, limitées à une durée maximale de deux mois d’abonnement aux services d’accès.

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Oracle, un des acteurs principaux du secteur des logiciels pour les entreprises (le premier selon son site), vient d’acheter Sun Microsystems pour une belle floppée de milliards de dollars (7,4 dont environ 1,8 de reprises d’engagements). Mais qui est « Sun » ? Il s’agit, à mon avis, de l’entreprise qui plus de n’importe quelle autre a permis le développement du logiciel libre.

Sun Microsystems est : Java, Solaris, OpenOffice, MySQL pour ne citer que les applicatifs les plus connus. Des logiciels qui ont révolutionné l’utilisation quotidienne de l’informatique.

Le changement de propriétaire, préconise un changement des licences ? Rien n’est moins sur, mais le dossier mérite attention.

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La fin d’internet ?

Comme d’autres internautes, pourtant très hostiles à HADOPI, je ne me réjouis pas de la manière dont le rejet de ce texte scélérat s’est concrétisé à l’Assemblée Nationale. Nous élisons (pardon, je m’emporte, les Français élisent) 577 députés réprésentant 577 circonscriptions uninominales. Ainsi, la représentation nationale se fait par territoire, pas forcément par opinion politique. En effet, si une personalité locale quelconque monte son mini parti à l’échelle de la circonscription, il peut très bien être élu alors que des courants importants d’opinion (le MoDem en 2007, mais, pour citer un parti que je n’apprécie aucunement, le FN dans le passé) peuvent ne pas (ou presque) porter de députés. C’est le système français. Ce système est censé permettre un meilleur contact de l’élu national avec le terrain, lien renforcé par le cumul des mandats nationaux et locaux.

J’en déduis que, dans cet Hexagone, la matière de l’usage d’internet ne concerne que 36 circonscriptions sur 577. Cela est décevant à plus d’un titre. (Dans la même veine des beaux billets chez Luc, BGR ou encore BuzzQuotidien)

Mais cette actualité n’est pas le coeur de ce billet. De toute manière, on imagine aisément que le Président Sarkozy (qui ne détermine et ne conduit pas la politique de la Nation – art. 20 Constitution, dont il veille au respect – art. 5) « demandera » au Gouvernement de reproposer le texte de façon moins amateuriste. Par conséquent, un jour ou l’autre cette loi sera votée. Avec son vrai cadeau empoisonné : le mouchard.

Le seul moyen de prouver qu’on n’aura pas téléchargé « illégalement » sera de rendre connus les IP visités (c’est déjà le cas, si vous pensez pouvoir visonner du (censuré) sans vous faire choper, c’est raté ou alors vous n’êtes pas un internaute « ordinaire ») mais également des informations sur les contenus. Ce n’est que mon avis et surement il y aura des personnes expertes (ou moins) pour me dire que je me trompes. Je maintiens, jusque à preuve argumentée du contraire.

Internet est né comme un espace de liberté. Je l’ai vécu. Certes, il était moins rapide et moins joli. Les blog n’y existaient pas, le logiciel « gratuit » était … Microsoft (piratage toléré, voir encouragé par la firme de Richmond). Mais c’était un espace di liberté. Cet espace a été déjà mis à mal par le développement de l’usage commercial de la toile et par la légerté des internautes eux-mêmes. Cela dit, encore aujourd’hui, je peux avoir un profil Facebook et décider de ne pas divulguer des informations : je reste libre de la maîtrise de mon exposition internet. Et si ce qu’on appelle un « logiciel malveillant » ou « espion » veut s’attaquer à mon informatique personnelle, j’ai le droit de m’en défendre.

Avec le mouchard de l’Hadopi on franchit un palier inquiétant. Le choix est entre être présumé coupable (aucun internaute « ordinaire » est réellement capable de protéger son IP) ou l’installation (in)volontaire du mouchard. Incontrolable, car assujetti à une caution d’Etat. Je dois admettre que, bien que internet fasse pleinement partie de mon monde, je réflechirai à m’en passer, sauf pour utilisations strictement professionnelles ou publiques.

Les régimes totalitaires (y inclus les Nazistes, il me fallait bien un point Godwin) l’ont rêvé : l’homme de verre, sans secrets, transparent. Celui qui ne cache rien. Celui qui n’a rien à cacher. Celui qui n’a rien. Les « démocraties numériques » sont en train de le faire.

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