Ce billet veut raconter la petite histoire d’un petit vol, fait très certainement par une très petite personne. Et celle d’une grande colère.

Ma fille ainée vient d’avoir 4 ans, ainsi sa grande-mère voulait lui faire un petit cadeau : deux petites jupes faites à la main. Auxquelles en rajouter une pour la petite, histoire d’éviter que les pleures causaient des graves problèmes d’audition aux parents et au voisinage. N’ayant pu les terminer pendant les vacances, mamie décida d’envoyer un colis par la poste. Ce n’était d’ailleurs pas la première fois et, jusque là, tout avait bien marché. Certes, le nombre de colis manifestement ouverts et refermés à la va vite avait été remarquablement important mais rien n’avait été volé.

Jusqu’à ces trois jupes. Valeur vénal inférieur à dix euros.

Quelque petit voyou, à la Poste (française ou italienne), a bien pensé de réaliser une bonne opération en prélevant les jupes laissant dans le colis, extrême mépris, le papier cadeaux. Ce petit voyou a volé bien plus que les dix euros de marchandises : comment les enfants ont pu vivre l’attente du colis, la joie de le voir, l’excitation de la découverte des cadeaux … et la déception de la très mauvaise surprise. Je vais probablement porter plainte, sans aucun espoir que cela aboutisse à quelque chose. De toute manière, ce petit moment de tendresse qu’on a piqué aux enfants ne peut être compensé ni par un chèque ni même par la vengeance judiciaire.

Quelque part il y a un voyou qu’on (ne) classera (pas) dans la petite délinquance. Quelque part, il y a aussi un service public incapable d’accomplir correctement sa mission principale. Quelque part il y a un client qui fera de tout son possible pour se passer des services d’une « entreprise » ainsi que pour faire savoir son très haut degré d’insatisfaction.

Quelque part il y a probablement une « entreprise » qui se moque de ce billet, si tant qu’elle sache que ce billet existe : qui se préoccupe d’un client râleur se plaignant pour dix euros ?

Et quelque part, il y a trois jupes qui, j’espère, apporteront que du malheur à leur minable possesseur.

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Merci Marie-Laure

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Ah, quel bonheur d’être gouvernés par des gens qui tiennent parole en manière indéfectible. D’ailleurs, faut pas rigoler ! C’était Nicolas Candidat himself qui l’avait dit : « Je crois au mérite, à l’effort, à la récompense, à la promotion sociale et, plus que tout, au travail. Je poserai d’ailleurs les termes d’une conférence sociale sur la qualité de vie au travail. Je veux dire, mes chers compatriotes, que c’est possible. Tout ce que j’ai dit, je le ferai. Je tiendrai scrupuleusement ma promesse et ma parole. Je ne me suis pas engagé à la légère dans cette campagne présidentielle. C’est un choix de vie, c’est un don de soi, c’est une véritable ascèse. Je me suis préparé pour ce rendez-vous. Si les Français me font confiance, je ne les décevrai pas, je ne les trahirai pas, je ne leur mentirai pas. »

Or, force est de constater que, simplement pour en rester au derniers heures, la « majorité présidentielle » (d’ailleurs, ils n’avaient pas changé pour un « mouvement populaire » ?) se signale pour l’intensité des mensonges. En vrac :

Eric Besson et le délit de solidarité : prix Busiris chez Eolas, à lire (et écouter) sans modération.

Le Secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme : pince sans rire chez Rama Yade

Un mot aussi pour le Président, je ne voudrais pas qu’il se fâche … « En visite à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’ « en devenant président de la République, [il s'est] libéré de toute attache partisane » (TF1-LCI). C’est donc en toute logique que …

Et, bien entendu, le caisses sont vides

En encore, en période de remaniement, qui se souvient du fait que l »‘ouverture » était censée amener les meilleurs au gouvernement, si bien que Patrick Dévedjan, ce dangereux gôchiste, s’était fendu d’une déclaration tonitruante : « La fidélité n’est pas forcément le contraire de la compétence ». Ehu, pas forcément, non. C’est pour ça qu’on a mis Luc Chatel à l’Education Nationale ?

Au passage, un regard d’Italie. Il y avait ce 21 juin des référendums. En Italie, pour qu’ils soient valides, il faut un quorum de 50% des votants. Pour aucun d’entre eux cela n’a été atteint. Ainsi, avec 87% de « Oui » sur une affluence de 23,3% de la population, c’est-à-dire un soutient de 20,3% des électeurs, le référendum est un cuisant échec. Les euro-présidentiels, avec 28% de 40%, c’est-à-dire le soutien exprimé de 11,2 % des ayant droit c’est un énorme et inconstestable succès. Un brin de mauvaise foi ?

Et toujours en matière de gouvernement et d’européennes comment ne pas apprécier cette trame digne de Collodi ? Mais si, mais si.

L’histoire de Rachida qu’on fait sortir par le Parlement Européen, de Rama que n’y va pas et du fait que si on est élu on s’engage à temps plein à Strasbourg (et à Bruxelles). Et l’histoire de Brice, arpentant l’Auvergne, surpris d’être élu car « il préparait les régionales » (sic). Mais mince, à peine nommé il ne peut pas partir. Car il a un boulot « important » à faire ! C’est donc pour ça que quelque jour après on le fait rentrer (c’est le cas de le dire) à l’Intérieur …

Quoi ? Je suis de mauvaise foi ?

Et pourtant je ne vous ai même pas parlé d’une euro-présidentielle-député-nommée !!


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Affirmer comme vrais des faits dont on sait qui sont faux c’est un mensonge. Et mentir pour convaincre des crédules est crapuleux. Au contraire, affirmer comme vrais des faits dont on ignore qui sont faux c’est un manque de respect pour les interlocuteurs. Une forme d’incompétence.

Bon d’accord, c’est un billet pour ne rien dire.

Lisez plutôt cet article du Monde (avant qu’il passe en abonnés).

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Sale temps

Ce matin le réveil a sonné à 3h45. Sale temps pour les insomniaques. Notamment pour l’insomniaque nocturne que je suis. Réveiller les enfants (4h), faire tout le bazar matinal, se mettre en voiture (choix contraint, 5h20). J’ai commencé mes cours de comptabilité à 6h45, les étudiants avaient du mal à suivre. Déjeuner à 10h15. Reprise des cours à 11h00. Ensuite pas de trêve jusqu’à 16h45. C’est vrai qu’on termine tôt dans l’enseignement … L’un dans l’autre, j’aurai terminé ma journée (y inclus mettre au lit les enfants et accomplir mon lot quotidien d’activités collatérales) vers 20h15. Je pourrais me coucher tôt. Petit problème, je suis insomniaque nocturne : la nuit me réveille, le sombre et le silence ce sont deux moteurs puissants de mon cerveau. Et quand on réflechit, le sommeil s’en va. Je me coucherai donc pas avant 23h30, comme d’habitude, pour une longue nuit de 4h de sommeil.

[Je comprends l'idée d'avoir une heure civile. En France c'était GMT - l'heure de Londres - jusqu'à l'invasion allemande, maintenant c'est GMT + 1 - l'heure de Rome et de Berlin. Je comprends l'idée d'une adaptation des rythmes de vie pour économiser de l'énergie, bien que je pense que cette raison n'explique pas tout. Mais je ne veut pas comprendre pourquoi on préfère gober des mensonges plutôt que de regarder la réalité en face. L'heure d'été ? Formidaaaaaaable !!! Se lever à quat'heures du mat' ? T'es fou ou quoi ??? Pourtant, c'est ce qu'on fait.]

[[Pour connaitre quelle heure fait chez vous :

1 - Cherchez les coordonnées de votre ville sur Google : vous aurez une longitude exprimée en ouest/est par rapport à Londres. Chaque 15°, c'est une heure. A rajouter à l'heure solaire de Londres si vous êtes à l'est, à enlever dans le cas contraire.

2 - L'heure solaire de Londres est : votre montre moins deux heures

Et maintenant ... soyez heureux]]

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