Version française (versione italiana più in basso)
Pour ce billet, pas de politique. Pas d’économie non plus. Un pur billet nombril. Dit, c’est dit, vous pouvez zapper si vous le souhaitez.
Il y a vingt ans, à plus près dans ce temps ci entre janvier et février, quand le gel et le brouillard tissent leur cage autour de la plaine du sud de la Lombardie, un de ces soirs où l’on hésite pour choisir sa boisson avant d’aller se coucher (café, thé, … whisky ?), un des ces soirs pourris j’ai commencé à écrire des chansons. Guitare et voix. Trucs simples, structure basique, accords, mélodie, paroles. Ma maîtrise moins que médiocre de l’instrument, tout juste joué à la gratte en pur autodidacte. Ma voix pas du tout éduquée. Il y a vingt ans, je n’avais pas vingt ans. Et j’apprenais un nouveau langage. Pendant des années, l’écriture a été une compagne fidèle, qu’il s’agisse de chansons complètes ou simplement de textes, de lettres (très rares) ou de vers tout juste esquissés sur un calepin et donné en cadeau à des inconnu(e)s. Des dizaines de chansons, des centaines de textes. Dont, en grande partie, je ne me souviens pas.
Puis la veine s’est tarie, petit à petit, bien qu’elle refasse surface de temps à autre. Comme à présent. Mais l’amour de la musique, lui, ne m’a jamais quitté.
J’ai été tenté d’essayer de (ne pas) gagner ma vie avec la musique. Finalement, j’ai été peut-être inspiré de ne pas être aussi fou. Mais j’ai pu chanter dans des théâtres, choriste d’opéra. J’ai pu jouer de ma guitare, une vieille classique que je garde depuis une quinzaine d’années, en concert et en spectacle. J’ai pu raconter des choses à des gens qui voulaient les écouter et même à des gens qui s’en foutaient royalement. Et j’ai gagné une amie, une drôle d’amie à six cordes, qui me connaît aussi bien que probablement personne d’autre. Qui était là quand mon père est mort et quand je suis tombé amoureux de ma femme. Qui est là quand j’ai envie de rire, de pleurer, quand je suis serein, quand je suis en colère.
C’était il y a vingt ans. C’est aujourd’hui.
Versione italiana
Per questo post, niente politica. Né economia. Un puro post egocentrico, un post « per guardarsi l’ombelico » come direbbero i miei colleghi francofoni. Detto, é detto. Cambiate blog, se vi pare.
Vent’anni fa, più o meno di questi tempi, quando il gelo e la nebbia tessono la loro gabbia attorno alla bassa padana, una di quelle sere quando si esita a scegliere cosa bere prima di andare a dormire (caffé, thé, … whisky?), una di quelle sere inutili e malate, ho iniziato a scrivere canzoni. Chitarra e voce. Roba semplice, struttura elementare, accordi, melodia, parole. Le mie capacità meno che mediocri di usare lo strumento, giusto strimpellato in puro stile autodidatta. La mia voce mai educata al canto. Vent’anni fa, non avevo ancora vent’anni. E imparavo un nuovo linguaggio. Per anni, la scrittura é stata una compagna fedele, che si trattasse di canzoni complete, di testi, di lettere (rarissime) o di versi appena schizzati su un taccuino e lasciati in regalo a sconosciuti(e) incontrati per caso. Delle decine di canzoni, delle centinaia di testi. Dei quali, in gran parte, non conservo né traccia né memoria.
Poi la vena, poco a poco, si é seccata anche se di tanto in tanto riaffiora. Come in questo periodo. Ma l’amore per la musica, quello, non mi ha mai abbandonato.
Sono stato tentato, à una certa epoca, di (non) guadagnarmi da vivere con la musica. Probabilmente, ho fatto bene a non essere così folle. Ma ho potuto cantare nei teatri, corista d’opera. Ho potuto suonare la mia chitarra, una vecchia classica che é con me da una quindicina d’anni, in concerto e in spettacoli. Ho potuto raccontare delle cose a gente che le voleva ascoltare e anche a gente che se ne sbatteva allegramente. Ed ho trovato un’amica, una bizzarra amica a sei corde che mi conosce, forse, come nessuno. Che era lì quando mio padre é morto e quando mi sono innamorato di mia moglie. Che é lì quando ho voglia di ridere o di piangere, quando sono sereno e quando sono in collera.
Era vent’anni fa. E’ oggi.