Tout d’abord, merci à tous ceux qui ont eu le courage de lire le tout premier jet de « La Route de la Liberté » et qui m’ont fait part si bien de remarques positives que de critiques et suggestions. J’ai reçu uniquement des commentaires constructifs et, jusqu’à présent, personne ne m’a demandé de l’enlever de la liste d’envoi. Je considère ces signaux comme positifs, notamment dans la conjoncture actuelle, rude pour les démocrates, qui est hélas un moment propice aux tireurs de couteaux, de préférence dans le dos, et professionnels de la guillotine à horologérie.

Je veux le dire avec sérénité et une grande clarté, le problème principal du Mouvement Démocrate n’est pas un problème organisationnel ni un problème de leadership. C’est un problème politique. Nous avions un socle conceptuel constitué par celle que j’appelle la méthode centriste, c’est à dire le rassemblement de gens différentes pour aboutir à un compromis plus élevé que les positions de départ. Nous étions riches de nos différences. Nous avions une ambition, celle de faire de la politique « autrement », idée sur laquelle sept millions de Français nous avaient demandé de continuer à travailler. Pour préciser, peaufiner, rendre concret au service de l’ensemble des citoyens. La route semblait être tracée. Et elle, l’était.

Cependant, cet « autrement » n’a jamais pu se concrétiser. Le sens de cet « autrement » n’a pas pu être défini. La structuration idéologique d’une voie alternative aux approches aussi inadaptées que dominantes n’a jamais vraiment été affrontée.

Et à la fin, même la méthode a été oubliée. Parler avec des gens issues de la gauche, alors que le dialogue devrait être dans les gènes « centristes », a été vu comme un ralliement. Parler avec des gens issues de la droite, comme une trahison de la démarche démocrate. Et tout ce beau monde de parleurs et vierges effarouchées a oublié le fondamental : qu’on avait reçu un mandat par les électeurs pour construire quelque chose d’utile. Trop pris dans des calculs de rassemblements de partis, il ont oublié que le vrai rassemblement  en politique est celui du corps électoral au sein d’une proposition cohérente.

Peut-être le groupe dirigent porte une responsabilité. C’est probable. Mais si quelqu’un pense que c’est en coupant des têtes qu’on va répondre aux attentes de ces sept millions de personnes envers lesquelles nous avons une responsabilité, il se fourre le doigt dans l’œil jusqu’au coude, comme dit si bien l’adage populaire.

Comme vous le savez, j’ai décidé de proposer une vision globale de ce qui est, pour moi, une politique démocrate. C’est une démarche purement idéologique, je l’assume. Et elle ne se limite pas au Mouvement Démocrate, ni à l’espace strictement français. C’est ambitieux, très certainement. Si c’est aussi un péché d’orgueil, l’avenir le dira.

Demain, le MoDem va avoir un Conseil National qui s’annonce rugueux. C’est pour éviter toute confusion avec ce qui en ressortira que je vais envoyer à la liste de distribution, ainsi à tous ceux qui en feront demande à l’adresse skeptikos [at] dremm [point] net, la deuxième version de mon texte. Dès ce soir. Ou cette nuit.

Un peu plus longue que la précédente, elle y gagne en clarté et en simplicité de lecture. Une structuration en paragraphes relativement indépendants a été aussi mise en place afin de favoriser l’extraction de fiches. En revanche, la relecture formelle n’a pas encore pu être faite, ce qui entraine très certainement un nombre conséquent de fautes et quelque lourdeur résiduelle.

Voici la structuration en paragraphes en l’état actuel :

  • Le constat initial
  • Principes de Politique Démocrate
  • Les raisons d’une démarche idéologique
  • Les démocrates et les droites
  • Les démocrates et les gauches
  • Les démocrates et les écologistes
  • Les démocrates et les centres
  • La méthode démocrate
  • Exemples de méthode appliquée : la fiscalité et la dette
  • Exemples de méthode appliquée : l’éducation
  • Exemples de méthode appliquée : la santé

    J’espère que la lecture vous sera agréable et que cette réflexion, avec les autres qui sont en cours, puisse remettre le débat dans la direction d’une reconquête du sens de la politique

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    George Bernard Shaw, devenu célèbre pour son sens de la formule, disait : Some people see things as they are and say why. I dream things that never were and say why not? D’ailleurs, le concept a fait mouche dans la culture populaire, si tant que un refrain presque identique peut être entendu dans le récent ouvrage d’une chanteuse francophone bien connue.

    Moi, je suis un peu de ces gens là. C’est ma grande force, et c’est ma grande faiblesse, également. Je ne sais pas jouer petit bras, je ne sais pas m’asseoir dans le confort de la routine. Cela m’ennuie. Infiniment. La gestion de l’ aujourd’hui me fatigue, la construction, forcément sans fin, du lendemain, me passionne. D’ailleurs, c’est pour ça que je ne sais pas rester loin de la politique : elle, seule, offre des instruments suffisamment puissants et larges pour offrir un terrain de jeu à mon esprit. Et encore, je dois avouer que la politique ne me suffit même pas.

    Quand j’ai pris ma carte au Mouvement Démocrate, je l’ai fait car j’ai perçu dans cette démarche une opportunité pour construire quelque chose de juste, de bon, de valeur. Presque trois ans après, c’est un goût d’inaccompli qui reste en bouche. Je ne reviendrai pas sur l’historique de ce jeune mouvement politique, il y a suffisamment de sources déjà disponibles pour en rajouter une couche.

    Là, ce sont les proverbiales gouttes qui font déborder la proverbiale vase. Malgré moi, et malgré l’estime que je continue à avoir pour François Bayrou, je suis obligé de constater que, aujourd’hui, je me reconnais très peu dans les positions politiques portées au niveau national, par exemple par le moyen du livre orange, et encore moins dans les propositions censées constituer le fil de la campagne régionale. Je ne me reconnais aucunement dans le fonctionnement du parti, dans le parcours qui conduit aux décisions, dans les décisions elles-mêmes.

    Qu’on soit justes : ce n’est pas la « faute » au MoDem. Le parti ne peut pas être tenu pour responsable du décalage qu’un de ses membres (bien que les faits me donnent raison fort souvent) ressent. C’est à l’adhérent d’en tirer les conséquences.

    Ce soir, mon sentiment est simplement de ne pas être dans le bon timing. Pour un politique, avoir raison trop tôt, c’est une faute. Je crois que je suis fautif. Depuis longtemps. Dans la situation actuelle, extrêmement morose pour le système politique dans son ensemble avant même que pour mon parti, j’aurais voulu apporter ma contribution à cette restructuration de l’espace politique que je considère comme indispensable. D’après ce que je peux voir, mon parti n’est pas prêt.

    C’est dommage, car la réalité se rappellera à nous très violemment. Nous avons une droite de conflit, victime du culte de la personnalité, incohérente et incapable d’offrir à la France une quelconque perspective de rebond malgré une mainmise durable sur l’Elysée. Nous avons aussi une gauche de petits et grands barons, victime d’un complexe de supériorité intellectuelle frôlant la mauvaise foi pathologique, prive de vision globale et par conséquent obligée de trop en faire en petite chamaillerie. Nous avons aussi les nouveaux enchanteurs de vert vêtus, portant, en tout cas pour la plus grande partie d’entre eux, une vision du monde très mécanique, déshumanisée, qui a eu le temps de vieillir avant de s’imposer. Toutes ces forces, et a fortiori les extrêmes, font une politique de la peur. Si les peurs chevauchées par les uns et les autres sont différentes, aucun de ces acteurs, c’est en tout cas mon avis, n’offre une perspective constructive et positive. La recherche du coupable à punir, rien d’autre. Nous bons, vous méchants. Nous jaunes, vous violets. Nous OM, vous PSG. Écartelé par ces sirènes, l’électeur, tel un nouvel Ulysse, risque de naufrager sur les rochers du renoncement et, in fine, le risque que le conflit, normalement canalisé par la dialectique politique, puisse exploser de façon violente n’est pas négligeable.

    De même, je fais le choix de ne pas me lancer seul dans une opération de renouvellement du parti qui passerait, dans les conditions actuelles, fort probablement par des épreuves de force que je pourrais gagner mais pas sans déchets. La politique pour une personne, fut-il moi même, au détriment d’un collectif, ce n’est pas ma conception de l’engagement.

    Par conséquent, tout en gardant ma carte car je sais bien que l’avenir peut réserver des surprises, je choisi de me mettre en retrait du Movement Démocrate et de renoncer à la plus grande partie de mes fonctions. Ainsi, ce billet est transmis aux instances compétentes et il a valeur de démission des charges suivantes :

    - Conseiller Départemental 29

    - Animateur de la commission économie 29

    - Membre de la commission économie nationale

    En revanche, je souhaite rester membre de la conférence nationale, notamment en considération du fait que, la liste finistérienne ayant été incomplète, il n’y aurait personne pour prendre ma place. Donc ma démission serait inutile. Et, bien entendu, mes compétences restent à disposition du parti, si ce dernier a envie d’en profiter et si les conditions de cette éventuelle mise à disposition sont cohérentes avec mes convictions profondes.


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    Version française (versione italiana più in basso)

    Pour ce billet, pas de politique. Pas d’économie non plus. Un pur billet nombril. Dit, c’est dit, vous pouvez zapper si vous le souhaitez.

    Il y a vingt ans, à plus près dans ce temps ci entre janvier et février, quand le gel et le brouillard tissent leur cage autour de la plaine du sud de la Lombardie, un de ces soirs où l’on hésite pour choisir sa boisson avant d’aller se coucher (café, thé, … whisky ?), un des ces soirs pourris j’ai commencé à écrire des chansons. Guitare et voix. Trucs simples, structure basique, accords, mélodie, paroles. Ma maîtrise moins que médiocre de l’instrument, tout juste joué à la gratte en pur autodidacte. Ma voix pas du tout éduquée. Il y a vingt ans, je n’avais pas vingt ans. Et j’apprenais un nouveau langage. Pendant des années, l’écriture a été une compagne fidèle, qu’il s’agisse de chansons complètes ou simplement de textes, de lettres (très rares) ou de vers tout juste esquissés sur un calepin et donné en cadeau à des inconnu(e)s. Des dizaines de chansons, des centaines de textes. Dont, en grande partie, je ne me souviens pas.

    Puis la veine s’est tarie, petit à petit, bien qu’elle refasse surface de temps à autre. Comme à présent. Mais l’amour de la musique, lui, ne m’a jamais quitté.

    J’ai été tenté d’essayer de (ne pas) gagner ma vie avec la musique. Finalement, j’ai été peut-être inspiré de ne pas être aussi fou. Mais j’ai pu chanter dans des théâtres, choriste d’opéra. J’ai pu jouer de ma guitare, une vieille classique que je garde depuis une quinzaine d’années, en concert et en spectacle. J’ai pu raconter des choses à des gens qui voulaient les écouter et même à des gens qui s’en foutaient royalement. Et j’ai gagné une amie, une drôle d’amie à six cordes, qui me connaît aussi bien que probablement personne d’autre. Qui était là quand mon père est mort et quand je suis tombé amoureux de ma femme. Qui est là quand j’ai envie de rire, de pleurer, quand je suis serein, quand je suis en colère.

    C’était il y a vingt ans. C’est aujourd’hui.

    Versione italiana

    Per questo post, niente politica. Né economia. Un puro post egocentrico, un post « per guardarsi l’ombelico » come direbbero i miei colleghi francofoni. Detto, é detto. Cambiate blog, se vi pare.

    Vent’anni fa, più o meno di questi tempi, quando il gelo e la nebbia tessono la loro gabbia attorno alla bassa padana, una di quelle sere quando si esita a scegliere cosa bere prima di andare a dormire (caffé, thé, … whisky?), una di quelle sere inutili e malate, ho iniziato a scrivere canzoni. Chitarra e voce. Roba semplice, struttura elementare, accordi, melodia, parole. Le mie capacità meno che mediocri di usare lo strumento, giusto strimpellato in puro stile autodidatta. La mia voce mai educata al canto. Vent’anni fa, non avevo ancora vent’anni. E imparavo un nuovo linguaggio. Per anni, la scrittura é stata una compagna fedele, che si trattasse di canzoni complete, di testi, di lettere (rarissime) o di versi appena schizzati su un taccuino e lasciati in regalo a sconosciuti(e) incontrati per caso. Delle decine di canzoni, delle centinaia di testi. Dei quali, in gran parte, non conservo né traccia né memoria.

    Poi la vena, poco a poco, si é seccata anche se di tanto in tanto riaffiora. Come in questo periodo. Ma l’amore per la musica, quello, non mi ha mai abbandonato.

    Sono stato tentato, à una certa epoca, di (non) guadagnarmi da vivere con la musica. Probabilmente, ho fatto bene a non essere così folle. Ma ho potuto cantare nei teatri, corista d’opera. Ho potuto suonare la mia chitarra, una vecchia classica che é con me da una quindicina d’anni, in concerto e in spettacoli. Ho potuto raccontare delle cose a gente che le voleva ascoltare e anche a gente che se ne sbatteva allegramente. Ed ho trovato un’amica, una bizzarra amica a sei corde che mi conosce, forse, come nessuno. Che era lì quando mio padre é morto e quando mi sono innamorato di mia moglie. Che é lì quando ho voglia di ridere o di piangere, quando sono sereno e quando sono in collera.

    Era vent’anni fa. E’ oggi.

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    Mail à François Bayrou

    Pour partager un moment avec mes lecteurs que je remercie d’être toujours là, malgré ma relative absence, voici le mail que je viens d’envoyer au Président du Mouvement Démocrate

    Cher François Bayrou,

    suite à notre rencontre du 21 novembre dernier, à l’occasion de l’audition des commissions au siège, et à votre demande, je me permets de vous adresser ce mail.

    Note aux lecteurs : la vidéo est disponible ici [de 14:30 à 18:40 environ]

    Tout d’abord je veux vous exprimer ma reconnaissance : je sais pertinemment de ne pas être un parfait inconnu pour vous, bien que nous n’ayons pas eu, jusqu’à présent, d’occasions d’échanger directement. Je sais parfaitement qu’un certain nombre de personnes se sont pressés, par ignorance ou par malveillance, de délivrer des informations imprécises ou partielles sur mon compte. C’est donc très sincèrement que je vous remercie de vouloir vous forger une opinion de première main.

    Vous m’avez demandé de vous expliquer, en une page, ce qui est « nous, tranché » en matière économique. Vous pardonnerez ma modestie, je me cantonnerai à vous dire ce qui est « moi » : unicuique suum et porte inferi non prevalebunt. Par ailleurs, une page serait soit trop, soit pas assez. Une phrase serait suffisante : « Le plus n’est pas forcément le mieux ». Cependant je doute que ce niveau de synthèse serait compréhensible. En réalité, la puissance de cet axiome, solide scientifiquement, remet en cause la totalité des théories économiques communément acceptées. Par conséquent, mon approche ouvre sur d’autres pistes d’explication et d’autres préconisation que les approches plus traditionnelles, dont on a au MoDem d’excellents spécialistes.

    Si la démarche vous semble farfelue, arrêtez vous un court instant sur l’histoire des sciences. Des vrais génies, auxquels je n’ai aucune prétention de me comparer, tels Copernic, Riemann, Lobatchevsky, Einstein n’ont pas fait autre chose : nier un postulat de base qu’ils estimaient douteux pour faire progresser la connaissance. Dans leur cas, avec succès. Dans le mien, le temps en sera juge.

    Pour revenir à votre interrogation, je ne veux pas vous ennuyer avec des digression purement théoriques. Je me limiterai à vous joindre deux documents, l’un sur l’explication de la crise économique [ici pour le lire sur le net] , l’autre le concept de développement et une proposition de nouveaux indicateurs, démarche susceptible de dépasser l’opposition entre « économique » et « durable » en mettant, réellement, « l’homme au centre » des choses [des éléments sommaires dans le tag économie du blog]. Je crois que c’est un thème que vous est cher. Par ailleurs, ce dernier article ayant été soumis à la publication, je vous prie de garder une certaine confidentialité à son sujet, ne fût-il que par respect à l’universitaire qui le co-signe et qui m’a donné le feux vert pour vous l’adresser.

    Je reste à votre disposition pour échanger, si vous le souhaitez. La France, l’Europe et, au bout du compte, le monde entier, ont besoin qu’on leur offre une perspective d’avenir où tous les êtres humains pourraient retrouver le chemin de leur dignité. Être, au delà de leur fonctions économiques, des Hommes. Cela passe également par l’économie et je suis certain que vous percevez tout l’intérêt d’approfondir des approches novatrices et clairement identifiables. Peut-être, un café à la main.

    Très cordialement, votre « cher »

    Claudio

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    Ménage

    Voilà voilà … on dit que les hommes ne font pas le ménage …

    Après la disparition des classements wikio, un peu de nettoyage dans les groupes Facebook. Et la fermeture du Carré Orange. Dommage, l’idée pouvait être utile, elle ne le fut pas. Hop, poubelle !

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    Il y a des jours où toute la complexe machine biochimique qui anime ce blog n’a aucunement envie d’être performante, où elle approche une agenda chargée (comme d’habitude) avec un détachement presque total, concentrée et absente tout à la fois. C’est une sensation étrange, qu’on reconnait quand on commence à entendre plus le bruit du temps qui passe que le flux des pensées. Quand on sent les mains de l’ennui caresser le dos.

    Pourtant, les raisons pour être pleinement dans le monde ne manqueraient pas.

    Tiens, par exemple, je viens d’apprendre que je suis un « killer » (bon, presque, enfin). Ou que les Feux de la Haine (mieux connus sous le titre de 24 H Clairestream) brillent de toute leur mauvaise foi. Ou encore le troisième P20 (le P est pour PiPô, pas pour Pittsburgh) ou l’on va sauver le Monde. Il y aurait un Conseil Départemental à préparer pour ce soir. Ou les Assises de demain, où je vais participer à l’atelier « Préparer l’économie de demain ».

    Je pourrais aussi vous parler des progrès de mon article sur les indicateurs de développement mais ennui a commencé à me masser le cou …

    Finalement, je pense savoir qui est le responsable de cette apathie (non pas lui). Sur les conseil d’un pro, je viens de refaire mon CV : il faut un titre, que m’a dit le monsieur ! Il a surement raison.

    Mais « expert en développement territorial et management des organisations » me parait tellement pompeusement ridicule

    Heureusement qu’ennui me comprend …

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    Tuer la rumeur

    J’ai eu écho d’une rumeur me concernant : je serais intéressé pour une place importante sur la liste des élections régionales.

    Or, j’ignore l’origine de la rumeur et, pour ce que j’en sais, cela pourrait même être une rumeur inventée pour tester. Oui, je sais, on ne répond pas aux trolls, ni sur le web ni dans la vraie vie. Mais étant donné que je suis de très bonne humeur, je veux être magnanime.

    Non, je ne brigue aucun poste sur aucune liste pour les régionales à venir. Ne me croyez pas, lisez l’article L 339 du code électoral.

    Pour un détail moins technique, lisez « vie publique » :

    Les droits des étrangers en France sont en partie les mêmes et en partie différents de ceux détenus par les citoyens français. On désigne ici par  » étranger  » toute personne ne possédant pas la nationalité  française. Les droits politiques, strictement liés à la citoyenneté française (droit de vote et d’éligibilité) ne sont pas reconnus aux étrangers, à l’exception des ressortissants communautaires pour les élections municipales et européennes. Certes, le débat sur le droit de vote des étrangers, au moins aux élections locales, demeure. Mais ce droit de vote n’est pas encore une réalité.

    Et encore, le ressortissant communautaire ne peut être ni Maire ni Adjoint. En revanche il peut siéger comme conseiller communautaire.

    Alors, lancer une rumeur, d’accord, mais au moins qu’elle tienne la route un minimum …

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    Chômeur, voilà ça y est. Et de catégorie 1, mar plij !

    Ah, je vous entends d’ici, oui, vous, dire que c’est pour anti-sarkozysme primaire que je contribue à gonfler les chiffres du chômage. Bien sur, que diable, il faut bien préparer le terrain pour les régionales …

    Entretemps, je découvre grâce à Nicolas (oui, lui aussi tire pas mal de plans sur la Comète mais au moins il semblerait qu’il fait que des heureux) que je suis rentré au top 50 de Blogonet (Politique et Droit), un mois après l’avoir fait sur le wikio politique.

    Est que mon blog est très lu pour autant ? Non, mon cher camarade, la réponse est largement non.

    En effet, au mois d’août, Xiti me dit :

    655 visiteurs uniques, 790 visites, 1145 pages. Certes, je n’ai écrit que 7 billet (dont 1 hier minuit), et assez « hors sujet ». N’empêche, Skeptikos a une petite audience (on tourne autour de 2000 visiteurs uniques / mois en conditions normales). Je le sais et j’en fais pas un drame. Mes « choix éditoriaux », mes envies d’écrire ne sont pas faits pour attiser les foules. C’est très bien ainsi.

    Est-que mon blog n’est pas influent ? Il est. J’y reviendrai.

    Mais, tout d’abord, je pense que le mot d’influence est mal choisi.  A mon avis ces classements mesurent plutôt la réputation d’un blog (et du blogueur). Si la réputation de skeptikos est croissante, je crois que cela vient du fait que je recherche le dialogue, la construction. Parce que je ne cherche pas forcément l’argument facile. Mais, finalement, ce sont uniquement les gens qui me lient qui savent pourquoi ils le font.

    Pour me faire connaître ? Pour partager un point de vue ? Pour moquerie ? Parce que ça ramène un lien ?

    Je n’en sais pas trop rien.

    Ce que je sais c’est qu’au fur et mesure que la réputation de skeptikos grandit je découvre d’autres points de vue. Sans blog cela ne serait probablement pas arrivé. Et ces points de vue, ils m’influencent. Car, même pour les contredire, il est nécessaire de les comprendre. Et le chemin de la compréhension d’autrui laisse toujours des traces sur soi même.

    Oaz, Marie-Laure, KaG, Hérvé, Christophe, Rubin, César, Dragouik, Aurélien (disparu ?), Frédéric, Némo, Arnaud, Nelly, le Crapaud, Bob et la liste est un peu longue pour la mettre en entier m’ont tous obligé, un jour ou l’autre, à me remettre en question.

    Donc oui, ce blog est influent.

    Sur moi.

    Et cela, ce n’est pas anodin.

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    Un petit article à tiroir dans ce lundi de pont où les visiteurs se font rares.

    Comme un ami rappelait sur le blog d’un autre virtual friend j’ai mon dada : l’économie de satiété. Je veux pas vous gâcher les vacances avec des explications détaillées et des graphiques à la mord-moi-le nœud. Je me limiterai à laisser ici une conséquence intéressante de mon approche.

    Si vous vous intéressés un peu à la « Crise », vous avez dû entendre parler de l’offre de capitaux. Dans l’économie, pour ainsi dire, ordinaire, l’offre de capitaux augmente avec le taux d’intérêt dans une courbe continue. Dans ces conditions, et avec une courbe de demande inclinée négativement, l’équilibre du marché de l’argent se fait par rapport au rendements sur le marchés des biens. Cet ensemble d’équilibres est représenté dans le modèle IS-LM que tous les étudiants d’économie ont au moins vu à la va vite. Dans ce modèle toute activité spéculative devrait faire « monter » la LM provoquant un rétrécissement de l’équilibre sur le marché des biens. Donc le spéculateur financier serait « immoral » car il spolierait sciemment les consommateurs d’une partie de leur utilité (voir postulat de non satiété).

    Dans le monde de la satiété (où le postulat n’est pas valable), la courbe d’offre de capitaux n’est pas aussi simple que dans le cas ordinaire. En effet elle est discontinue et, dans une partie, elle est « à deux étages », c’est à dire que la même quantité de capitaux est offerte simultanément à deux taux d’intérêts différents.

    Même sans rentrer dans les détails de la démonstration, il est assez aisé de comprendre que sur un marché de ce type les équilibres peuvent être multiples ou même absents et que l’équilibre unique n’est qu’un cas « chanceux ».

    Prenons un cas concret, en présence d’incertitude et d’information imparfaite. Des préteurs cherchent à placer de l’argent à un taux faible, interprété comme un signe de faible risque, mettons 3%. Ils savent que le marché des prêts aux entreprises rémunère, disons, 10%. Ce qu’ils associent à un niveau de risque trop élevé. Donc ils se refusent à prêter aux entreprises. Cette situation laisse une place tout à fait logique, au sens économique du terme, pour des intermédiaires financiers qui agissent comme emprunteurs auprès des prêteurs adverses au risque et comme prêteurs vers les entreprises. Les taux de marché, en effet faibles sur ces négociations, couplés à l’idée de la maîtrise du risque liée (idéalement) aux instruments financiers « évolués », fait que la démarche soit crédible.

    Il n’y a rien d’immoral là dedans. Rien de moral non plus. Tout juste cette rationalité économique dont on a dit souvent, et fort à raison, qu’elle est a-morale.

    Ne pas le comprendre et aborder le problème de la spéculation financière comme les dérives d’une bande de voyous est dommageable à double titre. Cela empêche de reconnaitre les vrai voyous qui peuvent se nicher sur les marchés financiers comme dans toute activité humaine et d’apporter des réponses pertinentes aux questions que les marchés essaient de faire remonter sans jamais être entendus.

    ———————-

    Précision 1) -> Oui le titre est un appeau à trolls :-)

    Précision 2) -> Mes travaux sont toujours « in progress », peut-être qu’il y a des défauts. Donc la critique est la bienvenue

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    Un ami qui se pose beaucoup de questions sur son engagement démocrate me demande qu’est que je ferai si le CN ne devait pas être satisfaisant. En gros, si je quitte le MoDem.

    Alors, je vais être très explicite à ce sujet : absolument pas.

    Certains erreurs on peut les faire une seule fois dans sa vie, j’ai déjà donné.

    Comme la plus grande partie d’entre vous le sait déjà, j’ai fait parti d’un autre « Mouvement » politique, en Italie, de 1992 à 1998. Avec beaucoup d’autres, je l’ai quitté car le pli que ça prenait me déplaisait au plus haut point. En effet, j’ai eu le sentiment que rester dans ce parti aurait signifié cautionner des prises de position intolérables. Et je parle de choses vraiment très graves.

    Je ne regrette pas forcément mais je constate. Je constate que moi et tous ceux qui sommes parti, nous avons laissé le champ libre aux troisièmes et quatrièmes couteaux, aux lèche-bottes les plus éhontés, aux pires populistes de Café du Sport. Ces gens là, sont ou ont été, Ministres, Députés, Parlementaires Européens.

    C’est, en partie infime mais quand même réelle, également de ma responsabilité. D’avoir laissé ces gens là profiter du travail que quelques centaine de milliers de militants on fait pendant de longues années. En se faisant insulter tous les jours. Parfois en se faisant agresser. En se faisant interpeller (ça m’est arrivé) simplement pour avoir distribué des tracts de campagne.

    Nous sommes partis. Mais la « marque » est resté et elle a été détournée de sa mission originaire. Et la force de cette marque a été utilisée pour éviter que nous puissions parvenir à devenir des nouveaux acteurs du panorama politique.

    La situation du Mouvement Démocrate est, sans aucun doute, différente. Mais là aussi on sent le risque d’un détournement du Mouvement de sa mission profonde. Oui, je comprends les personnes qui s’interrogent. Non, je ne pense pas que partir serait une bonne solution.

    Le Mouvement Démocrate reste, dans le panorama actuel, le seul acteur (à mes yeux) capable de donner, un jour, un visage à l’espace politique dans lequel je me reconnais : l’homme est mesure de toute chose, de celles qui sont, parce qu’elles sont, de celles qui ne sont pas, parce qu’elles ne sont pas. Disait l’ancien.

    C’est ce que je veux.

    Une politique au service de l’homme

    Une économie au service de l’homme

    Une culture au service de l’homme

    Un Etat au service de l’homme

    C’est difficile. Et ça passe pour un conflit politique entre conceptions radicalement différentes de l’être citoyen, de l’être élu, de l’être puissance publique. Ça passe par des difficultés électorales. Et par des résistances au changement.

    J’ai eu occasion de le dire récemment, en démocratie il faut savoir être minoritaire.

    Ce qui est certain, c’est que je ne rendrai pas à ceux qui, à mes yeux, font entrave à l’épanouissement de ce Mouvement, le service de partir.

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