Deuxième tour en Bretagne

Ce deuxième tour va être intéressant : c’est la seule région de France où les euroécologistes n’ont pas fusionné avec le PS.

Je dis avec le PS mais je perpétue une erreur qui arrange bien Solférino … en effet la liste Le Drian est déjà une liste de fusion avec le PCF et un élément de la galaxie écologiste, Bretagne Ecologie. Pas strictement une liste PS.

Le Drian en tête, Malgorn qui semblait vouée à l’échec certain, Hascoët en embuscade pour conforter une assiette tremplin, les cartes pourraient être redistribuées. Prenons le presque 5% de Christian Troadec. Il a toujours dit qu’il s’inscrivait dans une démarche de soutien « à la gauche ». Or, dans l’imaginaire collectif, les écolos sont à gauche … La liste UMP (et affiliés) peux compter sur des minces réserves de voix. Deux points en provenance du FN, probablement. Un point de la liste centriste, je pense. Peut-être deux des agriculteurs. Pas assez sur papier pour titiller Le Drian.

Ni les humeurs de terrain semblent préconiser une mobilisation massive de l’électorat abstentionniste. De facto, et malgré le maintien de la liste Hascoët, le seul danger pour le Président sortant semble pouvoir venir d’une possible abstention de gauche par excès de confiance. Cela sans même prendre en compte la baisse physiologique des « troisièmes forces » en triangulaire suite à un réflexe de vote utile qui se manifeste souvent en ces circonstances.

Par conséquent, tous effets considérés, le maintien de EE pourrait nuire plus à la droite qu’à la gauche car c’est dans les sièges de l’opposition que EE va piocher pour assurer sa représentation. Donc moins de sièges pour l’UMP.

En ce qui concerne les démocrates, j’ai eu vent d’une proposition de fusion faite par Hascoët à Joncour et déclinée par ce dernier. Je ne peux garantir de la véracité de cette rumeur, mais si elle était vraie, je trouverais le choix de Bruno très judicieux compte tenu des rapports de force et de la contingence politique.

Enfin, la consigne officielle devrait être « pas de consignes ». Là encore, je crois que c’est adapté.

A titre strictement personnel, j’ai toujours voté par un vote validement exprimé à toutes les élections auxquelles j’ai participé. Si je devais voter dimanche, ça serait pareil.

Sans conviction aucune et presque par simple exclusion, mon vote serait pour Jean-Yves Le Drian.

Je lui reconnais une certaine sincérité dans son engagement pour la Bretagne même si je trouve la vision économique et du développement de son équipe quelque chose de très convenu et pas forcément en ligne avec les enjeux d’aujourd’hui et de demain. Je trouve aussi qu’au niveau de la gestion, la Région a souvent privilégié des solutions dépensières.

Cependant, il me semble que l’approche de Le Drian reste moins évanescent que le soutien aveugle à la politique gouvernementale prônée par l’UMP (et quel rapport avec les régions, je me demande) et la surenchère idéologique de l’environnementalisme qui, je l’ai déjà dit sur ces pages, je considère comme une impasse.

Mais comme je n’ai pas le droit de voter, ça sera comme toute élection clôture des bureaux de vote et apéro avec les copains. Les tristes et les heureux.

Voter !

C’est Nicolas que me le dit dans un commentaire à un billet précédent. Et vu comme ça, difficile de le contredire.

Dans bon billet je rappelais mon intention de mettre un terme à mon « engagement militant » fin 2011. Et je maintiens.

Contradiction ? Non, car tout engagement n’est pas militant. Voyons si j’arrive à m’expliquer.

Tout d’abord une prémisse : je crois aux partis politiques. Même s’il est de bon aloi de taper sur les partis (et parfois le méritent) leur rôle reste important. Si ces structures remplissent leur fonction correctement, c’est au sein des partis que les idées se confrontent dans une première bataille qui a pour fonction de sélectionner les plus robustes pour les soumettre au corps électoral. De même, les partis sont une arène qui sélectionne les personnes qui vont incarner ces idées. C’est un aspect dur de la politique, mais néanmoins nécessaire : la sélection devrait (le conditionnel est indispensable) assurer les citoyens qu’un guignol quelconque ne puisse pas, que dis-je, avoir la main sur la puissance atomique.

Certes, les partis aujourd’hui remplissent leur fonction de manière largement imparfaite : le monde tel qu’il est n’est pas le monde aseptisé des théories. N’empêche que ces structures ont une fonction qui leur est propre et que la déliquescence des partis n’est pas positive pour le fonctionnement démocratique.

Cela dit, si j’ai décidé de revenir aux militantisme après quelques années de pause à cheval de mon arrivée en Bretagne, c’est que j’ai cru, et je crois encore, que mon parti, le Mouvement Démocrate, est le meilleur instrument pour parvenir à la restructuration de l’espace politique, dépassant les concepts de gauche et droite (et dérivés), pour donner des réponses pertinentes à la demande de sens de l’action politique qui est portée par les citoyens. Cet engagement militant, trouvera une fin. Soit l’instrument aura été capable de répondre à mes attentes, soit pas.

Dans le cas positif, je pourrai faire un pas en arrière laissant à d’autres le soin du pilotage de l’outil. Chacun son job et personne ne pourra nier le fait que je sais faire grandir des équipes autour de moi, là où la normalité en politique c’est la stratégie du baobab : le désert autour. Moi, je suis d’une autre paroisse.

Dans le cas négatif, la chose est encore plus simple : si l’outil s’avère inefficace, on essaie une, deux, trois fois. Après on le met à la poubelle. Si ça sert à rien … ça sert à rien.

Ce que je n’arrêterai pas de faire, c’est de produire de la pensée politique, d’avoir une vision politique et de la partager. C’est ma nature. Et cela reste un engagement. Mais ce n’est pas forcément militant. Car, quand on se positionne au niveau des idées, le célèbre aphorisme de GB Shaw prend toute sa puissance.

« Si j’ai une pomme et toi t’as une pomme et qu’on s’échange les pommes nous avons toujours une pomme chacun. Mais se j’ai une idée et toi t’as une idée et qu’on s’échange les idées, maintenant nous avons deux idées chacun. »

Voilà, pas sur d’avoir été très clair cependant …

Voter !

Cette nuit, j’ai envoyé le premier jet de mon « machin » à quelque personne dont j’ai les adresses électroniques. Je vous rend publique le texte du mail.

Bonsoir à vous tous. Vous êtes relativement nombreux à recevoir ce premier jet de document. Je sais, il est truffé de fautes et il est un peu lourd à lire. Mais je tenais à que vous en preniez connaissance dès sa première rédaction. Je suis à l’écoute de critiques, observations, remarques, exigences de clarification. Le but de ce document, dans la lignée de mon engagement de toujours, est de contribuer à la construction de l’édifice. Il m’est avis que nous souffrons d’une faiblesse idéologique certaine, masquée à nos yeux par notre être déjà acquis à la cause. Nous parlons avec trop de mots, trop de références, trop de plaisir à contempler notre intelligence. Par ailleurs, ce sont des défauts que ce premier jet de texte présente aussi. Je suis conscient du travail supplémentaire que je dois lui dédier. Cependant, je ne m’adresse pas à des simples électeurs. Je m’adresse aux personnes, à mon sens, de plus grande qualité dans mon carnet d’adresses. Et je leur propose de remplacer la pluralité de mots et d’expressions, souvent illisibles pour l’électeur, qu’on a essayé de porter, par la plus riche, profonde et noble des paroles de la politique : la liberté. Merci à vous de l’écoute et des réactions.

Il y existe des blogueurs de qualité et que j’imagine intéressés dont je n’ai pas les adresses. S’ils souhaitent être tenus au courant, il suffit de m’envoyer un mail à l’adresse :

skeptikos [at] dremm . net

Dans cette première phase, je me réserve de limiter l’envoi du texte à ceux qui, par leurs écrits et prises de positions, peuvent se reconnaître dans la démarche authentiquement démocrate qui est la mienne. Je n’en fais pas une question partisane : je me contrefous pour quel parti les gens ont voté dans leur histoire. C’est leur histoire, c’est leur chemin. Le chemin qui les a conduits à leur positionnement actuel. Et je sais, par mon histoire personnelle, combien le parcours de maturation politique peut ne pas être linéaire.

Simplement, je demande à ceux qui se sentent bien dans une autre démarche partisane, de respecter le travail qu’on essaie de monter, car il y aura tout le temps de discuter, mieux se de manière conviviale, une fois le document arrêté dans sa formulation définitive.

Merci, et bonne liberté à vous tous.

Voter !

Enfin, c’est fini. Sauf pour Jean qui se bat comme un beau diable pour faire le stricte maximum. J’aime bien Jean Lassalle, homme à la profondeur de pensée réelle au delà du personnage médiatique. N’ayant strictement aucun relais en Aquitaine, je ne peux rien faire d’utile pour lui. Si j’avais pu, je l’aurai fait fort volontiers.

Pour les autres, c’est fini. Et il y a une atmosphère un peu paradoxale de voir des gens se complimenter pour l’excellent travail fait alors que les scores sont franchement minables. Je pense avec amitié et respect réels à Bruno Joncour. Dans une terre qui reste relativement difficile telle les Côtes d’Armor chères à quelque blogueur illustre de gauche, il frôle les 10%. Et j’imagine son désarroi en voyant le score de l’Ille et Vilaine, où le MoDem avait quand même réussi à élire un député contre l’UMP en 2007. Qui s’empressa illico presto de montrer tous les états d’âme de ce monde avant de quitter le parti l’ayant fait élire pour rejoindre le lymbe des centristes disparus quelque part. Et je ne veux même pas penser à sa stupeur en découvrant le score Finistérien : 3,61 %. Et il y en a qui se lancent des fleurs pour ce score stratosphérique qui place les « centristes » (en 29 le fait que la liste n’était pas MoDem a été clairement revendiqué) comme la sixième force du département derrière le PS, l’UMP, EE (qui va se maintenir, il parait), la liste personnelle du Maire de Carhaix, Christian Troadec et le Front National.

Or, pardonnez-moi, mais se faire dépasser par le FN en Finistère … c’est un vrai exploit. Même sur la ville de notre tête de liste départementale, Quimper, où elle est conseillère municipale d’opposition en plus d’être conseillère régionale sortante, on plafonne à 5,01%. Le FN, devant d’une éclaboussure (5,07%).

Bref, un peu d’autocritique ne ferait pas de mal. Mais là je rêve. De toute manière c’est la faute aux autres, et de toute manière on aurait fait moins bien d’une autre manière, et de toute manière on a été formidables. Bref. Ça fait 3,61 %. What else, dirait l’autre.

Évacué le factuel, passons aux choses sérieuses. D’un point de vue politique, je ne peux pas dire d’avoir été surpris. Bien au contraire, je me suis battu, évidemment sans succès, pour que l’on prenne une approche moins intellectuelle (je connais plein de gens qui avaient voté pour Bayrou qui du centrisme s’en tamponnent) et plus adhérent à la réalité des électeurs démocrates. Déjà aux européennes j’avais prôné une approche centré sur les citoyens et leur degré de liberté. Les citoyens ont trouvé manifestement qu’on ne parlait pas de leur quotidien. Ce fut une veste et une abstention énorme. A l’occasion des régionales, j’ai fait, déjà le mois d’octobre, des propositions en ce sens, réadaptant la clé d’interprétation de réalité à l’échelon régional. Je crois que là encore, l’abstention aussi massive me donne raison à nouveau.

Et je remarque que, quand une équipe m’a fait confiance du point du vue du programme et de la conduite de la campagne, on a crée la surprise. D’ailleurs, si Alain fait plus de 13% dans sa commune, je pense que cette histoire l’a aidé. En tout cas l’a aidé à être candidat dans des (relatives) bonnes conditions. Certes, l’ampleur de la déconfiture, je l’avoue, a dépassé mes pronostiques. Cela n’est qu’une motivation supplémentaire pour me remettre, une dernière fois, au service du collectif. Car mes prochaines élections seraient en 2014 et, comme j’ai déjà dit, je vais arrêter l’engagement militant fin 2011.

En revanche, humainement, cela a été très très dur. De nombreuses déceptions humaines. Et quelques bonnes surprise également, qui restent à  confirmer dans la durée. Le temps se chargera d’un bilan plus complet. Une dernière bataille à combattre. Une bataille à gagner. Parce que c’est nécessaire.

Voter !

En toute logique

Nota : tous les pourcentages cités sont tirés de sources de presse, je m’excuse par l’avance d’éventuels erreurs que je corrigerai le cas échéant avec les données officielles, une fois celles-ci disponibles.

Après la veste des européennes, le veston des régionales.

Le MoDem, pardon, les listes soutenues par le MoDem, à 4% nationalement, selon les estimations.

Une seule région où le maintien est possible : l’Aquitaine, avec peu de marge. En Bretagne, où la liste conduite par Bruno Joncour ambitionnait les 10%, on sauve tous juste les meubles financiers : avec 5,36%, cinquième force derrière le Front National, on sera remboursés. Heureusement, le piètre résultat finistérien (3,61 %) n’a pas induit de dégâts plus conséquents. Et malgré tout, il se peut que cela soit un des meilleurs scores au niveau national.

Même si l’ampleur des dégâts est supérieur à ce que j’avais prévu (j’estimais autour de 7/8 pour la Bretagne), le résultat n’est guère étonnant. Quand on a peur d’assumer son identité, les électeurs regardent ailleurs. Et cela malgré les qualités reconnues de Bruno.

Dans mon canton, Bayrou avait récolté, au présidentielles, 2784 voix. Il n’en reste plus que 308. Et encore, mon canton est un canton avec un score honorable, nettement supérieur à la moyenne départementale. Peut-être nous y avons aussi la commune avec le score plus élevé du département (13,13 %) avec Plougourvest, bourgade du blogueur-candidat (en 8ème position) Alain Somme. Je regarderai les tableaux dans la presse demain pour en être sûr. En tout cas, bravo à lui pour s’être décarcassé avec intelligence et générosité.

Que faire de ce résultat ? Écouter, enfin, l’électorat ça ne serait pas une mauvaise chose.

Et l’électorat dit, c’est mon opinion, qu’un MoDem toujours tiraillé entre petits groupes de petits pouvoir, toujours en train de jouer à qui est plus centriste, plus orange, plus vert, toujours incapable d’être cohérent avec lui-même, et bien, le MoDem n’est pas crédible.

Aujourd’hui commence le raide chemin qui va nous conduire aux élections présidentielles, les seules où François Bayrou peut mettre dans la balance tout le poids de sa personnalité, de sa culture et de ses intuitions. J’étonnerai quelques lecteurs mais François Bayrou peut devenir Président en 2012, bien que cela ne soit pas probable.

Nous connaissons d’ores et déjà les arguments qui vont être déployés contre sa campagne. Il est seul. Pas de programme. Incapable d’avoir une majorité. Obsédé par le pouvoir. Un  illuminé. On a déjà vu, et on a déjà vu combien ces arguments peuvent faire prise durablement sur l’électorat.

A nous de les déjouer dès à présent. Et il y a un seul moyen pour le faire. Fonder, enfin, le Mouvement Démocrate au niveau de son idéologie. Fonder enfin ce parti qui sache parler différent aux électeurs non seulement dans la forme mais dans la substance.

Face aux dirigismes bleu, rouges, roses, vertes et autres couleurs fantaisistes, les Démocrates doivent incarner la force de la liberté. C’est par ce chemin, par l’invention de l’humanisme du XXIème siècle, que les Démocrates permettront, je le souhaite, de dépasser les clivages archaïques qui continuent à structurer l’espace politique français avec le résultat mirobolant de conduire la majorité absolue du corps citoyen à s’exclure de la vie politique, de la participation aux décisions collectives.

Je l’ai dit de nombreuses fois, y inclus sur ces mêmes pages. Le centrisme n’a plus de pertinence politique. L’écologisme est une impasse. La dictature des marchés, pas mieux. Des étatismes de droite et de gauche, on taira par pitié humaine.

Nous n’avons même pas à tirer un trait sur le passé : les électeurs s’en sont chargé à notre place.

Maintenant, inventons la politique de demain, pour mettre l’État au services des citoyens, pour accompagner le développement de notre civilisation, pour contribuer à l’élargissement continu de l’espace de liberté.

Voter !

Machin in progress

Ça avance, ça avance.

Je n’avais pas imaginé combien c’était difficile à écrire, difficile à rendre compréhensible tout en restant très court.

Mais ça progresse.

Dimanche ça devrait être fini.

Histoire de donner un peu de lecture à ces fous qui se sont rendu disponibles à m’aider en attendant les résultats.

Voter !

Temps mort

(…)

Voter !

Le cri

La politique en France, telle qu’elle est faite aujourd’hui, est irréaliste, surréaliste, irresponsable, irréelle, détachée du temps et des contingences, verbeuse, et pour cela dramatique. Laissez passer les élections et le poids de la réalité, comme la force de la pesanteur, lui remettra les pieds sur terre. Et alors là, fini de rire et de rêver. Le retour au réel que nous préparons, et qui suivra l’élection, sera à bien des égards triste et douloureux.

Chute de l’excellent article d’aujourd’hui de Jean-Michel Aphatie sur son blog.

Voter !

En ce lundi matin, juste un questionnement à partager, sans prétention d’y apporter une réponse : les ci-dits « leaders d’opinion », ça compte combien ? Quelque chose, sans aucun doute, mais sont ils réellement aussi « leaders » qu’ils le prétendent ?

En 2008 nous avons fait campagne pour les cantonales avec seulement 4 listes, ce qui est relativement peu (UMP, PS, MoDem, FN). La sortante socialiste ne se représentait pas et la nouvelle candidate était relativement peu connue. Le candidats UMP, Maire de la ville centre (50% des électeurs du canton), était également candidat à sa succession à la Mairie contre la candidate PS (cumul des candidatures pour pallier au manque de notoriété, un classique). Pour la Mairie, seuls UMP et PS étaient en lice, nous ayant choisi de nous concentrer sur les cantonales et ne pas éparpiller l’énergie d’une équipe très hétérogène et, à l’époque, encore en devenir.

Le candidat de l’UMP gagna la ville 55-45. Un score important. Dans sa campagne cantonales, il avait le soutien de six Maires sortants du canton (qui en compte huit, donc un seul lui manquait) avec tant de photo et déclarations dans les documents de campagne. De même, le président départemental du MoDem de l’époque, depuis passé à l’Alliance Centriste, lui affichait son soutien dans la presse malgré la présence d’une candidature démocrate que lui même avait consenti. Enfin, notre canton est en grande majorité agricole et les Maires sont souvent nettement plus à droite qu’à gauche (souvent, pas tout à fait toujours).

Si ces relais avaient été efficaces, il aurait du passer dans un carrosse au premier tour … eh bien non. Avec un MoDem à 16% (avec des candidats à la première grosse expérience) et un FN frôlant les 4%, il fut obligé de repiquer au deuxième tour. Où, avec la tenue du MoDem (à presque 14%) et un électorat FN fortement abstentionniste, il continua à ne pas dépasser la barre des 50% (48,18). En effet, l’écart de deuxième tour entre UMP et PS (10%) est drôlement proche de l’écart du duel sur la ville centre.

Mais ces leaders d’opinion, étaient-ils en vacances ?

ps : je ne pourrai pas y être car retenu pour des raisons professionnelles, mais la liste « soutenue par le MoDem » tient réunion publique sur ce canton ce soir à 18h30, espace Yves Quéguiner. Si vous êtes électeurs oranges, allez-y : les candidats apprécieront votre soutien. Si vous êtes électeurs indécis ou si vous envisagez de vous abstenir, allez-y. Au pire, vous ferez votre choix en connaissance de cause.

Voter !

Journée très chargée et pas le temps de rédiger un quelconque billet … alors je vous relaye le commentaire fait sur le blog de David (n°20 de la liste soutenue par le MoDem en Finistère) au propos de l’étude paru sur l’Expansion faisant état de prévisions nettement moins catastrophiques que les sondages circulant sur les grands quotidiens.

Tout juste un commentaire technique.

Bien que l’étude manque de notice détaillée, et que donc il soit difficile d’en évaluer la fiabilité, la logique de la méthode me paraît raisonnable. Je l’ai d’ailleurs utilisé (la logique) dans le passé (années 90) avec des résultats très satisfaisants.

Cependant, cette famille de méthodes présente deux failles : c’est très difficile de sectorialiser l’abstention et donc les variations relatives des poids des différents sous-ensembles de populations et elles se réadaptent mal aux évolutions structurelles de l’espace politique.

Bien entendu, les techniciens qui mulinent les données en sont conscients, mais les aléas restent. Particulièrement pour cette échéance où l’abstention paraît très importante et pour le MoDem dont le positionnement n’apparaît pas clair à l’électeur lambda. Entre les références à l’UDF que l’électeur associe, peut-être à tort, à la droite, l’affichage de la volonté d’indépendance, les appels du pied au PS et la fermeture à tout accord avec l’UMP, je dois dire que je comprends sa confusion.

En technicien de la prévision, la seule chose à laquelle je me fierais, c’est le concret du terrain. Moi, j’ai des échos très mauvaises. D’autres ont des échos très bons. On perdra des électeurs quelque part et on en trouvera d’autres ailleurs.

Quelle balance entre les plus et les moins ? J’ai une idée mais seules les urnes ont la vérité électorale. Donc, comme il le dit très bien David, il y deux semaines à jouer au mieux. Sans trop se poser de questions ni se scléroser sur sondages et autres études.

Voter !