Sarkozy, merci !

Monsieur le Président, je vous suis très reconnaissant.

En effet, hier soir, pris par un soudain coup de fatigue, je me suis couché bien avant la météo de TF1. Ce matin, en lisant les commentaires sur votre passage télévisé, je me rends compte que vous avez eu la grande gentillesse de avoir une pensée pour moi. En effet, au vu de ce que je lis, je n’ai aucun regret à vous avoir raté. C’est généreux, de votre part.

Merci.

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J’approuve: 75.17% – Je n’approuve pas: 17.45% – Je vote blanc: 7.38%

Avec ses scores, divulgués par le site officiel du Mouvement Démocrate, l’investiture de Bruno Joncour comme tête de liste en Bretagne est désormais presque officielle. Personnellement, je trouve un peu décevant le score (9ème sur 14 régions si j’ai bien compté) compte tenu du fait qu’aucune candidature alternative n’avait été envisagée. [edit : 10ème sur 16, ayant fait à peine moins bien du médiatique mais inconnu Dolium en Ile de France et à peine mieux d'Azouz Begag en Rhône Alpes]

Bruno Joncour est :

Conseiller Régional de Bretagne depuis 1986 et président sortant du groupe démocrate
Maire de Saint-Brieuc (22) depuis 2001
Vice-Président de Saint-Brieuc Agglomération depuis 2008

Il a été candidat aux sénatoriales de 2008 dans les Côtes d’Armor, où, dans un contexte ingagnable, il a réalisé un score plus qu’honorable et premier colistier de Sylvie Goulard aux européennes de 2009 où les résultats inférieurs aux attentes lui ont barré la route vers le Parlement Européen.

Il est également membre du Bureau Exécutif du Modem.

Enfin, il s’est prononcé publiquement pour l’indépendance aux deux tours de la liste orange, quel que soient les scores de premier tour.

C’est donc quelqu’un d’expérimenté, qui connait bien les rouages de l’institution régionale et qui a su, dans le temps, se faire apprécier à la fois comme élu et comme membre du parti. Maintenant, on attend les listes départementales pour le mois de janvier et la définition du programme détaillé de campagne.

Je tiens à le remercier pour avoir accepté de porter cette charge car la campagne sera difficile, sur le terrain, et nous aurons besoin de quelqu’un d’extrêmement présent et combatif pour atteindre le « seuil de survie » de 10% pour se maintenir et donc avoir des élus par nos seules forces. La partie est jouable mais pas gagnée d’avance.

Pour mémoire, aux dernières élections en date, les européennes, les démocrates en Bretagne ont échoué à  9,71% (9,37% en Finistère, 12,13% dans mon canton). Il faudra donc se bagarrer et savoir convaincre.

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La Roue de l’Histoire

Le constat est sans appel : à même pas 40 ans, je suis vieux.

De toute manière, je suis vieux depuis tellement longtemps que j’ai oublié le jour où cela m’est arrivé de vieillir. Peut-être, ce jour le long de la voie ferrée, Antonio. Où quand j’ai découvert ton destin, Massimo. Ou encore, et peut-être encore, grand-père. Qu’importe : c’est comme ça.

Et un vieux, c’est connu, ça radote. C’est chanceux, d’être vieux.

Et c’est connu, le vieux n’aime pas les jeunes. Vous savez, ces jeunes de 20 à 90 ans (et plus) qui remplissent le monde contemporain. Agités à défaut d’être énergiques. Maniérés à défaut d’être brillants. Verbeux à défaut d’être profonds.

Et quel meilleur point d’observation, pour un sceptique, de l’arène politique ? Tout l’Homme y est. Toute l’Histoire de l’Homme. Toute l’Histoire de la Pensée de l’Homme. A chaque époque, son philosophe de référence. Aujourd’hui la modernité s’appelle Hobbes. J’ai toujours préféré Sénéque, au moins sur coup là. Je suis vieux. Ah, je l’ai déjà dit. Excusez-moi, je radote. Ah, je l’ai déjà dit, aussi.

Non parce que il ne faudrait pas pousser le stoicisme trop loin. Vieux. Pas vieuxcon. Le scepticisme, en revanche … ah si seulement ces jeunes avaient cette graine de sagesse … Ah oui, ils sont jeunes, j’avais oublié. Même à la retraite, même en carrière. Surtout en carrière. Dommage, car les illusions ne sont pas les rêves. Bien qu’il puissent y rassembler à l’œil peu expérimenté. Et Pyrrhôn vous le dira, tout ce que vous voyez est, peut-être, une illusion.

Mais j’en conviens, pour échapper au pièges des illusions et trouver la voie de ses rêves il faudrait une âme. Vous savez, ce truc vieuxjeuetdémodé sur lequel Descartes s’est cassé la figure. L’âme, quoi. Ce truc que ces jeunes n’ont pas. Qu’ils ont décidé de ne pas avoir. Trop lourde, encombrante et emmerdante. Mieux courir, et sans âme on est plus légers. Cyniques et fiers de l’être ils oublient néanmoins que Diogène ne voyageait jamais sans lanterne. Eärendil, négligée, s’est endormie. Nihil est maître.

Il se raconte qu’on dansait au palais de Néron pendant que Rome était dévastée par l’incendie. Qu’on dansait sur le Titanic. Qu’on dansait dans le QG de la Berlin nazie.

Qui est prêt pour la dernière danse ?

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Sarkozy, merci !

On dit les Démocrates souvent frappés du virus de l’antisarkozysme primaire. Eh bien, je tiens à remercier chaleureusement le Chef de l’Etat.

Pourquoi ? Mais que diable, ne lisez vous pas les journaux ? D’accord, l’abstinence aide le maintien de la santé mentale mais quand même !

Notre bon Roy a finalement décidé d’apprendre à ces ploucs de Bretons à se tenir à carreaux ! Pour cela, il a mandaté dans les terres sauvages de l’Ouest un enfant de l’ouest de l’Ouest, une fille née là où Océan et Terre se livrent une éternelle bataille à coups de vagues et de rochers. Une femme au caractère forgé par les batailles conduites au nom de l’Etat. C’était à une autre époque, quand la France n’avait pas encore retrouvé le chemin de la Grandeur, avant l’avent de Nicolas Soleil. Notre Bernadette Bretonne, elle avait vu. Et vite compris. Elle prêta donc allégeance au futur Monocrate.

Et quand d’autres enfants de la campagne montèrent une sédition pour établir un contre-pouvoir local, elle vint au secours de la Lumière de la France. Qui l’envoya, Consul, dans la province rebelle rétablir l’ordre. Intronisée Duchesse, elle s’empresserait de renouveler son allégeance lige cette fois au nom du Duché entier.

Exit ces fâcheuses envies de langues régionales, de réunification, de reconnaissance d’une culture spécifique, d’une identité « nationale » (c’est à dire de naissance) au sens propre du terme. Exit cet horrible bruit de bombardes qui écorchent les oreilles délicates du Roy, cet odeur de transpiration et de poisson qui en affectent les narines.

Enfin redevenus soumis sans avoir jamais véritablement appris à être citoyens, nous serons finalement heureux. Et nous aimerons notre Grand Frère.

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Avez-vous jamais rencontré un punching-ball, ce petit instrument qui adore prendre des coups, se sacrifier pour faire en sorte que le niveau de stress ne dépasse la limite du déraisonnable ?

Eh bien, sachez que la couleur de ce sympathique jouet, traditionnellement rouge, vire de plus en plus à l’orange.

Soyons justes, le MoDem est loin d’être un parti parfait. Par conséquent il s’expose à la critique. Parfois dure. Parfois justifiée.

Cependant, soyons justes : le tir au pigeon démocrate devient un défouloir, presque un service d’intérêt public. Les sortants sont candidats ? Le parti est arcbouté sur des positions anciennes et refuse d’évoluer. Il s’ouvre à la « société civile » ? C’est un « casting ». Et si de surcroît il y a un candidat  de couleur en métropole, c’est forcément un « coup d’Obama ». Bayrou rencontre Cohn-Bendit (alors qu’il y a même des gens de l’UMP à cette réunion ? Le MoDem deviendrait presque communiste.

J’arrête la liste.

A-t-on jugé de la même manière les « débouchages » (dixit DCB) de Europe Ecologie ? L’ »ouverture » de Sarkozy (allant de Hirsch à De Villiers et Nihous) ? Le « sectarisme latent » de certains partis ? Même les ailes extrêmes ont reçu un traitement plus équilibré. Le cas du PS étant un peu particulier…

Voilà, continuez à tirer si ça vous amuse. De toute manière, ce qui est excessif est ridicule.

PS : le billet est volontairement sans liens, car il vise les propos et pas ceux qui les ont tenus.

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Surpris par Bayrou

Samedi j’étais à Paris pour participer à une réunion sur le document préparatoire du congrès d’Arras. Ce qui, par ailleurs, m’a empêché de participer à la convention des jeunes démocrates, que pourtant j’avais envie de voir. Mais bon, la politique étant faite à image de la vie et ma boulimie intellectuelle me portant à avoir toujours trop de choses intéressantes sur le feux et trop peu de temps… il fallait faire un choix. Et alors, départ à 4h du mat, presque 5 heures de réunion, arrivée à 22h … une sale petite journée. D’autant plus que je n’ai même pas eu le temps de provoquer le numberwane du bistrot (dont ma blogroll dynamique lit mal le flux rss depuis quelques jours) pour une bière improvisée.

Heureusement, cela en valait la peine. Le travail est, en général, de très bonne facture, bien que parfois les textes soient un poil trop techniques et la cohérence globale pas encore parfaite. Mais, pour un document « de départ », dixit Bayrou, je trouve cela vraiment pas mal. Et la différence entre la première mouture et celle qu’on a vu (et ultérieurement amendé) en salle est palpable.

Mais même au delà de tout ça, j’ai été surpris. Par François Bayrou. Peut-être il était particulièrement de bonne humeur, mais j’ai vu un homme particulièrement distant de l’image d’autocrate qui n’écoute personne qui lui colle parfois à la peau. Au contraire, j’ai vu un homme attentif au remarques, bien que soucieux de défendre aussi son point de vue et, parfois, d’éviter la réouverture continue de questions déjà traitées.

Et pourtant,  j’ai bien pris soin de le titiller lourdement : pour une fois que je fais l’effort de quitter le royaume de Nominöe, autant en profiter, n’est pas ? Je m’attendais à être sèchement recadré. Au contraire, j’ai eu en retour un défi.

J’avoue ma faiblesse la plus grande : je suis incapable de résister à cette émotion particulière qui est la relève d’un défi. Et j’ai la naïveté de penser qu’on défie uniquement les personnes qu’on peut envisager de respecter. J’aime ça.

Maintenant, je sais que je suis obligé de ne pas refuser la lutte : il fallait ne pas l’ouvrir si on voulait pas aller jusque au bout. Et je sais aussi qu’il me faudra être extrêmement convainquant et solide. C’est tout à fait normal : si moi j’étais à la place de Bayrou je serais bien disposé à admettre que mon point de vue doit évoluer mais j’obligerais mon contradicteur à une haute lutte, ne fut-il que pour m’assurer que ses arguments sont vraiment solides en plus que d’avoir de l’appeal. Ça sera un long travail, qui ne pourra être conclus avant Arras. Mais il a démarré et c’est déjà un pas important.

Enfin une pensée plus locale. Le frère d’un ami a disparu à Barcelone, il y a tout juste deux ans. Malgré le travail de la gendarmerie et de la police espagnole, on nage toujours dans l’obscurité la plus complète. Samedi, un fest-noz a été organisé à soutien de la famille et pour ne pas faire oublier. De retour de la grande ville, je m’y suis arrêté : c’était plein.

Ça ne résout pas le problème mais, au moins, ça réchauffe le cœur.

Pour en savoir plus : Association Romain Lannuzel

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Dialogue social

Brest, Finistère, Bretagne.

France, également.

Une entreprise réputée par son attitude sociale, prix à l’appui.

Et une énième restructuration.

Le cas est simple. Cette entreprise possède un certain nombre de centres d’appels distribués sur le territoire national. En 2006/07 elle décide de « rationaliser » sa structure : un certain nombre de centres sont fermés et le personnel qui n’est pas mis en pré-retraite est redéployé. Par exemple, le centre de Morlaix ayant arrêté son activité c’est à Brest que les personnel résidu est affecté. Bien évidemment, cela n’est pas sans conséquences pour les familles : entre Brest et Morlaix il y a une soixantaine de kilomètres, peu pour que un déménagement (et on laisse de côté le travail du conjoint ou les tracas liés à la scolarisation/garde des enfants) puisse être rentable (la région brestoise étant nettement plus chère que la morlaisienne), beaucoup pour assurer ne fut-il que le coût de transport (centre d’appels = horaires atypiques) pour des budgets plutôt serrés (on parle de centres d’appels …).

Eh bien, maintenant c’est Brest qui ferme. Malgré les assurances d’il y a deux ans. L’entreprise envisage de réaffecter le personnel qui ne sera pas mis en retraite anticipée (aux larges frais du contribuable, rappelons-le) sur Quimper (70 km de Brest vers le sud). Cocasse quand on sait que du personnel avait été transféré il y a deux ans de Quimper à Brest pour conforter le site qu’aujourd’hui on choisit de fermer !

D’ailleurs, j’aimerais avoir l’avis du Jean-Marie Vanlerenberghe, Sénateur-Maire d’Arras : sa ville est également concernée par cette restructuration.

Il se trouve que le MoDem brestois a prix tout de suite position et que ils ont réussi a passer dans la presse. Il se trouve que une rencontre s’est tout naturellement organisé avec des représentants syndicaux. Il se trouve que, selon une rumeur, ces mêmes syndicats ont eu beaucoup de mal à se faire recevoir par les forces en charge de la ville et de la communauté urbaine, pourtant étiquetées « à gauche ». Et, bien entendu, la droite saisit brillamment une nouvelle occasion pour être absente du débat. Vous comprenez, c’est beaucoup plus pertinent de savoir si on va avoir un villepéniste (Jacques Le Guen, déjà indiqué par les militants) ou une ancienne préfète de région très proche de l’Elysée (pour laquelle des hiérarches se sont déjà pressées de prendre parti) à la tête de la liste régionale …….

Ils se trouve également que tout cela a une certaine logique.

La soi-disant droite ne peut (ni veut) aller contre une entreprise du CAC 40 pour laquelle le pouvoir a utilisé souvent de ses relations. La soi-disant gauche ne veut (ni peut) s’occuper d’un dossier considéré comme mineur et aux entrelacs multiples au niveau national.

Finalement, quoi de plus normal que le dialogue, social au sens premier du terme, se noue autour des forces qui mettent les personnes avant toute autre considération ?

Certes, ma lecture de la situation est différente de celle portée par les syndicalistes. Ils considèrent que le management applique et applique bien des modèles de gestion venus d’outre atlantique, durs et sans pitié. Ces techniques, je les connais et je considère que le management les applique franchement très mal. Car ils cassent la fidélité du personnel à l’entreprise, l’envie de travailler pour elle. Et tout manager qui se respecte sait qu’aucun sytème d’organisation ne peut être performant sans l’implication des acteurs.

Comment faire confiance à une entreprise qui n’a même pas su mener correctement sa restructuration (hypothèse blanche) ou qui, alors, a choisi de mentir (hypothèse noire) ? En aucun cas le management par la peur et l’angoisse ne favorise la productivité.

D’ailleurs, fermer un site que l’on vient de féliciter pour ses résultats, quelle magnifique contradiction économique !

J’ai une suggestion aux actionnaires : mesurez la valeur ajoutée de votre management, vous pourrez avoir des surprises. Car là, des sérieux doutes d’incompétence commencent à surgir.

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C’est assez machinalement que ce matin j’ai mis en route l’ordi, et sans aucune envie d’écrire sur ces pages. C’est un fait assez évident à mes yeux, mon « blogging » est en perte de vitesse. D’ailleurs, pas sur que le creux de la vague ait déjà été atteint. fait, paradoxal pour quelqu’un qui fait de la politique de manière aussi engagée, j’ai peu d’envie de parler. Pire, j’ai peu d’envie d’être écouté. Il paraît que des anciens sur ces terres considéraient le Nouvel An à partir de la Toussaint actuelle. Ce blog aurait-il une âme celtique ? Attendons patients le renouveau, dans ce cas, et profitons de la bonifiante léthargie hivernale …

Cependant, en allant un peu à reculons, c’est vrai, sur mes blogs préférés, j’ai trouvé d’excellentes raisons pour citer des articles, à défaut d’être très original.

Il y a un blogueur, quelque part dans le Sud-Ouest que j’apprécie beaucoup. On se chamaille souvent sur la forme, car il est un vrai polémiste et il choisi régulièrement de ne montrer qu’une facette des choses. N’empêche que j’en partage souvent le fond. Et ce joli coup de gueule, bien que récurrent sur la blogosphère, mérite d’être relayé par le brio, le style et la pertinence des parallèles qu’y sont faits. Billet imperdable.

Ensuite, j’avais décidé de me désintéresser autant que possible des élections régionales à venir. Mais j’apprends sur les pages de l’hérétique que Frédéric et Françoise se portent candidats. Eh bien, le Mouvement serait inspiré de leur permettre d’être élus. Quand la compétence, la ténacité, la lucidité se lient avec ce sens inné des relations humaines, avec cette gentillesse profonde qui nait de l’envie de comprendre l’autre et les situations de l’autre, alors là on trouve des vrais « politiques » de qualité. Je leur souhaite bon courage et je les assure de ma profonde estime, candidats ou pas, élus ou pas.

Enfn, une digression économique.

Je n’aime pas les travaux de Paul Krugman, c’est d’ailleurs pour ça que je lis son blog. Mais tous les croissançolâtres © seraient bien inspirés de regarder, observer, que dis-je ?, examiner attentivement ce tableau.

Je le laisse sans commentaires.

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Bien voila, le quatrième tome de la trilogie sur les alliances (im)possibles, (im)probables et (il)logiques que le Mouvement Démocrate pourrait envisager de nouer, au premier ou au deuxième tour (parfois au deuxième degré aussi) à l’occasion des Régionales 2010, et plus si affinités.

Ce quatrième volet est dédié à mon opinion sur le sujet. Qui, précisons-le de suite, n’a aucun poids dans le dossier. Je rappelle également que je ne suis pas candidat à l’investiture, au cas où, quelques mauvaises langues …

Bref. D’un point de vue abstrait, de réflexion sur un coin de table (ou de comptoir, d’ailleurs), les trois hypothèses se tiennent. Politiquement, c’est une autre histoire.

Partons de l’hypothèse moins compliquée à mettre en place : un rassemblement des centristes. Je crois que, pour séduisante que cette opportunité puisse paraitre à un certain nombre de mes amis, cela serait plus qu’une erreur. Cela serait une faute politique. Les fractures sont récentes, les blessures profondes. Et la simple mémoire d’un passé commun ne constitue pas, à mes yeux, un centre de gravité suffisante pour une convergence solide et durable. Car les faits ont montré qu’il n’y avait pas une famille centriste mais au moins deux, tout comme il y a au moins deux droites et deux gauches. Que partages-je avec un Hervé Morin ou un Jean Artuis ? A plus près les mêmes choses que je partage avec Xavier Bertrand ou Benoit Hamon. A vous de juger. Je ne les blâme pas pour être partis, mais je regrette la volonté affichée de nuire qui a été la leur. Cela signerait également le divorce de l’électorat, déjà un peu étriqué, qui est le nôtre aujourd’hui. D’ailleurs, il y a eu des candidats aux législatives pouvant se maintenir qui se sont désisté pour l’UMP : la gauche a gagné. Il y en a qui ont été élu aussi avec des voix de gauche et qui ont préféré tourner le dos à leurs électeurs. Sans oublier que la stratégie « Union Centriste » a été celle des sénatoriales, avec l’énorme succès qu’on connait. Les faits sont plus têtus que les opinions. Si c’est le choix de mon parti, je le respecterai. Mais cela serait un très mauvais choix.

Venons à l’ouverture vers la droite. Je vous avoue que travailler avec une certaine droite ne me poserait aucun problème, notamment à une échelle locale. Cependant cette droite est tellement invisible (ou presque), inaudible (ou presque) … Et surtout ses ténors ne songent aucunement à sortir du cadre de la majorité présidentielle, visant plutôt l’essoufflement et la patience. Donc, cela manque simplement d’objet.

Et enfin le positionnement de « UDF de centre-gauche« . Déjà, plutôt qu’une alliance, cela serait une convergence d’électorats : Cohn-Bendit ne s’y trompe pas d’un iota déplorant le « sectarisme latent » du parti dénommé « Les Verts ». Mais, justice oblige, le même sectarisme latent, et parfois affiché, existe également dans le parti dénommé « Parti Socialiste » tout comme dans celui dénommé « Mouvement Démocrate ». On pourrait se dire : c’est bien, l’électorat fout un coup de pied dans les boutiques politichiennes, les force à bouger. Mouais … il y a néanmoins un problème.

Je ne veux pas faire rabat-joie mais je ne peux faire l’impasse sur une mise en perspective.

Le Club de Rome, c’est 1968. Son célèbre rapport « Halte à la croissance » c’est 1972. Tiens, que faisait ce rapport à 23 ans ? Eh bien, en 1995 … il était considéré comme obsolète, une lubie d’intellectuels catastrophistes n’ayant pas su tirer enseignement de l’échec des prévisions de Malthus. Et vraiment on n’a rien d’autre que de la décroissance à proposer à nos concitoyens ? Une planification économique à l’inverse ? Une goutte de sueur froide perle mon front à l’idée des efforts en termes de contrôle des comportements … un monde qu’aurait ravi Orwell. Le concept de développement durable a bon être, théoriquement, fondé sur l’équilibre entre les sphères environnementale, économique et sociale, la pratique des faits montre combien cet équilibre n’a rien d’évident. Vous me direz, c’est la faute des hommes. Soit (je suis largement moins que convaincu) mais qu’est qu’on fait, on change les hommes ? Permettez-moi de dire que cela a été déjà tenté plusieurs fois et que les résultats ont été … ehu … disons … décevants.

Les plus honnêtes des intellectuels prêtés à la politique l’ont reconnu. Y inclus au Mouvement Démocrate, d’ailleurs. On doit inventer de toute pièce (ou presque) une nouvelle manière de vivre et aucun des modèles à notre disposition n’est réellement pertinent. Les Cohn-Bendit, les Lepage, les Peillon, même les Bayrou et les Duflot, je crois qu’ils le savent. Mais, si l’effort de réflexion est important, point de solutions convaincantes à mettre, immédiatement et de manière opérationnelle sur la table.

Tout cela a deux conséquences. La première est qu’un parti responsable ne peut se permettre de chevaucher bêtement le glissement de la sensibilité de l’électeur, car on connait les limites de la démarche. La deuxième est qu’on a pas de « projet » sur le quel discuter mais au mieux d’idées générales sur un projet. Ce type de discussions n’ont pas vraiment leur place dans des discussions d’alliances. Il m’est avis que le lieux pertinent serait plutôt le débat au sein d’un grand parti populaire à vocation majoritaire structurant l’espace politique du XXIème siècle.

On somme tout cela à la « réforme » des collectivités territoriales et on s’aperçoit qu’on a des Régions qui, dans leur équilibre actuel, sont en fin de vie, des mandats probablement raccourcis, un système électoral qui donnera une grosse prime à l’implantation territoriale des partis et des candidats, des enjeux importants mais des moyens limités, une présidentielle qui va bloquer la machine publique pendant les deux années centrales du mandat régional, des projets à repenser …

Dans ces conditions, des alliances ? Est-que c’est vraiment raisonnable ? Est-que c’est vraiment opportun ?

Je suis plus que réservé sur les réponses à ces questions.

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Aujourd’hui les Démocrates français réunissent leur Conseil National.

Demain les Démocrates italiens votent avec un système de primaires « élargies » pour leur chef de file.

Dans les deux pays, ces initiatives courageuses et à haut risque ont tenté (et tentent) d’apporter une réponse solide à l’évolution politique de nos contrées, avec le dépassement des clivages du XIXème et XXème siècle pour donner représentation à l’espace du XXIème.

Dans les deux pays, la défense de rentes de position (pas forcément ni prioritairement en haut lieu) a freiné et freine les deux mouvements.

En Italie, il y en a qui regarde avec nostalgie à l’Union. Certes, gagnante. Mais aussi incapable d’offrir un gouvernement un tant soit peu stable au pays et aux citoyens. L’éternelle question, « des élus, pour quoi faire » est dans ce cas d’une pertinence cruelle.

En France, la situation ne me parait pas très différente.

Le weekend du tournant ? J’aimerais le croire.

Alors ce soir ça sera match de hand.

Quoi ? Je passe du coq à l’âne ?

Vraiment ?

Bon weekend (peut-être) démocrate à tous

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