Bah oui, c’est important et cela serait même intelligent. Nemo compare un peu un parti à une entreprise. Je ne partage pas la totalité de sa pensée mais c’est une simplification qui peut être utile. Un produit, des VRP … soit.

Et les études de marché ?

Ils se trouve que les partis avec des simples adhérents (pas les militants, plus engagés, ni a fortiori les élus, plus informés, plus à même de faire du décryptage fin et aussi plus intéressés et tactiques) ont un patrimoine exceptionnel en termes de markéting : un panel.

Si « les adhérents » n’adhèrent pas, probablement l’électeur non plus. Combien d’adhérents ont manifesté leur peu d’enthousiasme pour les maux de ventre centro-centristes datant déjà des législatives et poursuivies pendant un moment ? Combien d’adhérents ont voté pour une liste autre que le MoDem aux européennes, notamment Europe Ecologie ? Combien d’adhérents se tuent à crier qu’ils veulent un MoDem fort, indépendant et résolument tourné vers le futur ? Combien sont-ils partis, las de crier dans le désert ?

Certes, ce ne sont que gesticulations d’adhérents, de néophytes, de supporters, de girouettes … c’est ça qu’on entend, n’est pas ? Et, bien entendu, pas qu’au MoDem. Les seuls qui sont bien lotis sont les gens du RPR : il veulent un dieu à adorer (et à brûler sur le bûcher le moment venu), c’est ce qu’ils ont. Un dieu et la foi. Croire, obéir, combattre … ah non, je divague, ça c’est l’Histoire transalpine …

Dommage que ces agitations constituent également la réponse du panel à l’étude de marché.

Études que nombre d’entreprises politiques s’évertuent à ignorer.

Dites, on appelle comment en français bien de chez vous un parti qui choisit de se couper de ses électeurs ?

Voter !

67 % de bonne nouvelle

Oui, ils l’ont fait. Les Irlandais ont choisi de « reculer l’impossible » et voter massivement pour le oui au Traité de Lisbonne. J’imagine que la majorité des commentateurs en seront très heureux.

Certes, l’Europe redémarre et cela malgré les possible manoeuvres dilatoires tchèco-britanniques, en vue de la victoire attendue de James Cameron (qui ferait bien de se méfier des sondages …). Mais la méthode utilisée, pas pour la première fois, du revote « juste », l’oubli des non français et néerlandais, le déficit d’implication des citoyens se traduisant dans l’abstention monstrueuse du 7 juin, tout cela reste sur la table sans que des signes de changement soient visibles. A ce propos le marchandage et couchages diverses en occasion de la reconduction de Barroso parlent d’eux mêmes.

Peut-être une lueur d’espoir viendra de ce député italien de l’ADLE, Niccolò Rinaldi lequel portera au Parlement Européen le sujet de la liberté de la presse en Italie. Je ne sais pas pourquoi mais j’entends des oreilles parisiennes siffler …

Voter !

Le G7, puis G8, puis G14, puis finalement G20 s’est définitivement transformé en mascarade, si jamais il a été quelque chose de sérieux.

En effet, il suffit de lire les premiers paragraphes de la déclaration des leaders (disponible ici, en anglais) pour abandonner toute velléité de lecture. A fortiori celle d’y trouver une quelque raison d’optimisme. Jugez par vous mêmes.

2. When we last gathered in April, we confronted the greatest challenge to the world economy in our generation.

3. Global output was contracting at pace not seen since the 1930s. Trade was plummeting. Jobs were disappearing rapidly. Our people worried that the world was on the edge of a depression.

4. At that time, our countries agreed to do everything necessary to ensure recovery, to repair our financial systems and to maintain the global flow of capital.

5. It worked.

2. Quand on s’est réunis la dernière fois, en Avril, nous étions face au plus grand défi pour l’économie mondiale de notre époque

3. La production globale se contractait de manière inconnue en temps de paix depuis les années 30. Le commerce était en train de s’effondrer. Les emplois disparaissaient rapidement. Nos peuples étaient inquiets de voir le monde sur le bord de la récession.

4. A cette époque, nos pays se sont accordés pour faire tout le nécessaire pour assurer le redressement, pour réparer le système financier et pour stabiliser le flux global de capitaux

5. Ça a marché

J’avoue qu’à cette ligne j’ai arrêté la lecture.

No, dear Leaders, it worked definetely not !

Les emplois disparaissaient rapidement ? Non, il disparaissent encore et encore ! Après les restrictions de l’offre, maintenant c’est la demande de crédit à être en baisse. La déflation frappe gentiment à notre porte. Le système financier n’a aucunement été réparé mais simplement mis sous perfusion par des gouvernements qui ne sont même pas respectés par les institutions qu’ils « sauvent ». Et la prochaine crise pourrait être impossible à jongler.

J’ai un conseil pour ces « lid-ers » : si vous voulez « redresser » la crédibilité du système économique (et la votre) …

arrêtez de dire des salades !

Pour un billet plus équilibré, je vous conseille celui de Hashtable.

Voter !

A vous de juger, comme dirait l’autre …

Quand on pense que les Constitutions ont vu le jour pour donner aux sujets la dignité de citoyens et rendre moins aléatoire l’exercice du pouvoir absolu des monarchies héréditaires, je crois qu’on est en droit de se poser des questions.

[EDIT : tout juste quelque référence de texte]
Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen
Art. 9 : Tout homme étant présumé innocent jusqu’à ce qu’il ait été déclaré coupable [...]
Constitution de la République Française
Art. 5 : Le Président de la République veille au respect de la Constitution.
Art. 67 : Le Président de la République n’est pas responsable des actes accomplis en cette qualité, sous réserve des dispositions des articles 53-2 et 68
Art. 68 : Le Président de la République ne peut être destitué qu’en cas de manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de son mandat
[/ EDIT]

Sur le même sujet :
Les Alcibiades

Oréade

Voter !

Infographie du Monde

Mais que fait Sarkozy, je me demande !

Ah oui, lui il dégraisse le Mammouth ….

Voter !

Le 21 juin, je présentais une contribution écrite au débat sur le mauvais score des Démocrates aux élections européennes. Au vu de la tournure que prend le débat, il me semble intéressant de partager la réflexion avec vous.

Vous voudrez bien me pardonner d’avoir omis des passages qui n’ont pas vocation à être rendus publics et qui n’altèrent pas le sens du texte.

________________________________________________________

Chers collègues Démocrates,

nous sommes appelés à cette occasion pour donner notre sentiment sur le résultat insatisfaisant des élections européennes et pour fournir quelques réflexions tournées vers le futur.

Les élections européennes

Il est très facile de jeter la pierre sur le dos de François Bayrou et de son altercation avec Daniel Cohn-Bendit. Certes, dans un contexte d’abstention massive où les voix pèsent lourd cela n’a pas été négligeable et tous ceux qui ont été au bureaux de vote le savent. Cependant, cela s’est greffé sur des faiblesses plus anciennes et plus profondes qui sont à la fois les raisons d’un niveau faible des Démocrates (11/12 % avant altercation) et qui étaient déjà présentes dans la défaite, certes glorieuse, aux élections présidentielles.

Quand on a la prétention de rompre un duopole de pouvoir aussi bien installé qu’en France, on doit savoir qu’on sera attaqué de tout bord, parfois avec de la mauvaise foi et la provocation. Et on doit préparer les réponses, on doit être solide. Du sommet du parti jusqu’au dernier des militants. En passant par les cadres, élus et barons divers. Or, nous avons été faibles, en 2007, en 2008 et également en 2009, et nous avons perdu par notre faiblesse. Et si nous avons été faibles c’est qu’on n’a pas su être un collectif.

On reproche souvent à François Bayrou d’avoir un style de direction plutôt rude et pas très participatif. Mais sommes nous, à notre niveau, tous blancs comme colombes ? J’étais candidat pour être sur cette liste. Je n’y étais pas et j’avais fait part, discrètement et très en amont de la campagne, de mes perplexités. Elles n’ont pas été prises en compte. Mais faire partie d’un Mouvement politique c’est aussi savoir accepter d’être minoritaire et jouer quand même le jeu à fond. C’est un signe de maturité politique qui nous a fait, collectivement, défaut.

François Bayrou a certainement ses responsabilités : avec dignité les a reconnues. Cependant, penser que le Mouvement peut se construire par le haut c’est, au mieux, faire preuve de naïveté. On ne bâtit pas une maison par le toit, même si c’est ce qu’on voit de loin. Et la base de tout Mouvement politique, ce sont ses militants. Est-que [omissis] on a toujours respecté le vote des militants ? Est-qu’on a accepté les orientations indiquées par les représentants des militants ? Est qu’on a su être solidaires les uns des autres et travailler pour construire une relation de confiance durable entre le citoyen et le Mouvement ? Si nous pouvons répondre avec un oui sincère à toutes ces questions, alors on n’a rien à nous reprocher.

Le fait est que cette relation de confiance durable entre Mouvement et citoyens ne s’est pas construite. A mon avis, il y a deux raisons qui nous ont empêché de réussir. Premièrement, nombre d’entre nous ont mis du temps à comprendre que l’époque où l’UDF apportait la nécessaire intelligence aux voix du RPR est révolue. Et si c’est révolu, c’est d’abord parce que le RPR l’a décidé, en 2002, et l’a confirmé en 2007. Le RPR ne veut pas d’alliés mais des assujettis. L’ « ouverture » sarkozyenne en est la meilleure démonstration : qu’est qu’il y a de « centriste » et de « gauche » dans la politique de la Majorité Présidentielle ? Quel rôle politique pour les différents satellites ? On ne peut pas s’allier avec quelqu’un qui rêve de te tuer, sinon en conditions de force. C’est une vérité élémentaire [omissis] finalement évidente à tous.

Ensuite, il y a un vrai problème de compréhension de l’espace politique. Mon sentiment est qu’il y a, aujourd’hui, deux espaces politiques distinctes en compétition entre eux. Le premier, héritage du XIXème et du XXème siècle, est structuré par l’opposition, manichéenne à mes yeux mais certainement ressentie comme fondamentale par d’autres, entre la droite et la gauche. Je ne veux pas porter de jugement sur cet espace. Il existe et il a sa dignité. Il a également ses partis pour le représenter.

Je revendique le droit de ne pas m’y reconnaître. Et mon sentiment est que je suis loin d’être le seul. Les millions de voix qui, dans un cadre de mobilisation massive de l’électorat, se sont portés sur François Bayrou au premier tour de l’élection présidentielle en 2007, expriment, à mon avis, la demande de ce nouvel espace politique de trouver un représentation valable. Avec tout le respect que j’ai pour la plus grande partie des personnes le composant, je pense que c’est un message que l’appareil de l’UDF transporté au Mouvement Démocrate n’a pas su écouter. Ainsi, cette fois dans un cadre de mobilisation très faible, le message a été hurlé par le vote d’Europe Écologie. Qui est, même si je peux me tromper, bien différent politiquement du vote « Vert»  à Dominique Voynet ou à Noël Mamère.

Cet espace politique est, je le crois, l’espace politique du XXIème siècle. Mais il n’est pas structuré. D’où la difficulté pour une structure partisane de l’interpréter dans sa globalité. D’où également une certaine infidélité électorale. De ce manque de structuration aussi l’exigence de se pencher sur les sujets de fond, de faire émerger les différences et donner des éléments pour donner forme aux projets de société alternatifs qui sont demandés avec force par cette partie de nos concitoyens.

Cela me paraît d’autant plus pertinent que le « gadin » du MoDem peut être lu comme la victoire de la stratégie défensive du PS. Tous connaissent le traumatisme socialiste de 2002 et le rappel, presque obsessionnel, au vote utile en 2007 quand, pour éviter un nouveau « cauchemar» , le PS avait dû (et réussi à) siphonner tous ses alliés. A partir des écologistes. Depuis, il nous servent tous les jours la même soupe : Bayrou l’imposture de droite. Car ils pensaient que, le Béarnais liquidé, les brebis seraient rentrées docilement au bercail. Grave erreur. Finalement, cet électorat voit maintenant Bayrou comme un réactionnaire de droite donc, ils votent Europe Écologie. Chapeau.

Les échéances à venir

Bernard Poignant a déclaré récemment : « Il ne manque pas de citoyens compétents et intelligents pour diriger le pays en dehors du PS. Si un parti, comme structure d’organisation, ne répond pas à ce pour quoi il est fait, il peut mourir, au moins s’étioler, agoniser lentement. » Je crois que son propos s’applique parfaitement à notre Mouvement. Notre mission est de donner voix à cet espace politique, majoritaire, susceptible de se reconnaitre dans une proposition démocrate, qui considère l’argent au service de l’homme et pas le contraire. Or cela ne sera pas possible sans un enracinement profond sur le territoire.

L’analyse des résultats par commune nous montrent que avoir des élus n’est pas, de soi-même, une garantie de résultat. Ce qui est important est l’enracinement. [omissis].

Je crois que nous devons être capables de tirer les leçons de ce scrutin et travailler à un enracinement harmonieux du Mouvement Démocrate [omissis] : cela implique probablement un renouvellement plus radical des attitudes qui ont été les nôtres évitant que les résistances de la structure nuisent à la cohésion entre les militants et avec l’électorat.

Voter !

J’ai écouté avec attention le discours du Chef de l’Etat sur la taxe carbone, retransmis par Public Sénat. Tout va bien madame la marquise, j’ai signé, je me suis engagé, j’ai tenu parole, c’est une innovation historique ……

Je dois avoir, les conseillers markéting du Président me soulent. Un acteur si talentueux bridé par des textes aussi médiocres ! Mais ainsi va la vie, et la taxe carbone devient une réalité.

Ainsi, les familles que la flambée de l’immobilier a expulsé de plus en plus loin de leur lieux de travail, souvent à la campagne et qui n’ont pas autre choix que de polluer (bagnole, chauffage, …) pour survivre  payeront plus de taxe qu’un connard quelconque de centre ville allant s’acheter les clopes en Carrera. C’est un bon exemple de la différence entre une conception abstraite de la liberté (et donc de la responsabilité) : les premiers ont un choix contraint, il devraient être tenus par non responsables.

En plus, le dispositif me laisse perplexe. Voici ce que j’écrivais dans le forum des commissions démocrates en novembre 2008 :

Discussion intéressante.
Cependant je ne crois pas qu’il s’agit d’un problème « classique » (ou néo-classique) d’économie. Déjà aujourd’hui, si les consommateurs en avaient la possibilité, consommeraient moins de « carbone ». Mais cette consommation est, en très grande partie, contrainte. Changer une chaudière au fuel pour passer au solaire coûte de l’argent et on y met du temps à rentabiliser. De plus, les avantages fiscaux accordés sont en partie neutralisés par la hausse des prix (ex.chaudières bois, bon, c’est du carbone dans ce cas) Or, l’adage dit : « Investir, t’aurais dû le faire, mais ton fils manquait de chaussures ».
Ce qui me gène dans l’approche c’est que, en synthèse, on part du principe d’un comportement (modification de comportement) contraint. Cela risque de provoquer deux effets : de pénaliser les classes moyennes et faibles alors que pour les classes aisées et très aisées la surconsommation « carbone » pourrait devenir du « gaspillage ostentatoire » à la mode de Veblen (T.Veblen : « Théorie de la classe de loisir »).
Je sais que je suis provocateur mais, si on ne garde pas le sens de la mesure, nous pouvons arriver à préconiser la fin des déplacements touristiques de masse, donc la fin des « vacances » telles qu’on les connait, ou encore l’interdiction (légale ou économique) de se déplacer au delà d’un certain nombre de kilomètres de son domicile.
Je crois qu’agir en rendant plus onéreux de « polluer » ne résout pas le problème du « comment vivre sans polluer ». C’est donc sur ce volet que j’aimerais qu’on travaille, sachant que la fiscalité est inefficace pour induire un comportement (opportunisme des acteurs).

Le problème de l’élasticité de la demande telle que révélée par les comportements réels des consommateurs (ratio hausse du carburant/baisse de km ou encore hausse du fioul domestique/consommation en litre) avait été évoquée. Bien que je suis scientifiquement réservé sur les préférences révélées, il s’agit de données qu’on n’a pas le droit d’oublier. Dans notre cas elle est extrêmement rigide. Ce qui entraîne le fait que le montant choisi soit absolument insuffisant. Du moins en théorie (je sais, notre Président n’aime pas les théories …). Et, par symétrie, le niveau suffisant pourrait ne pas être soutenable.

Je sais, d’autres, notamment parmi les écologistes démocrates, avancent l’exemple Suédois. Je crois qu’il passent un peu trop vite sur le fait qu’en Suède il y a moins de pauvreté qu’en France. Et que la pauvreté aussi limite la liberté.

Dans les conditions qui sont celles posées, il me semble que cette taxe carbone ne soit que l’énième petit coup de petit populisme à deux balles dix-sept euros : c’est à la mode, c’est porteur, les euro-écologistes ont fait un tabac alors, à fond la caisse avec l’affichage.

Les conseillers markéting du Président me soulent. Ah je l’avais déjà dit ? Pas grave, répétita juvant.

Ce qui en parle le mieux c’est encore Martin.

Voter !

L’Aquila, Italie centrale. Le 6 avril elle rassemblait à ça :

Un champ de ruines dans lequel beaucoup de gens ont péri.

Soucieux de l’image et avec l’élégance qui lui est propre, Berlusconi décida illico de déplacer le G8, qui devait se tenir à Rome La Maddalena dans la ville meurtrie. Pour une fois, je partage cette décision. Rien mieux de la désolation d’une ville qui reste à reconstruire ne pouvait être meilleur décor pour un « sommet » dont le nom est bien moqueur.

J’ai sous les yeux le document phare émis par le G14 : Promoting the Global Agenda (Promouvoir l’Agenda Globale). Si j’avais été très dubitatif sur le G20, alors là, quant à discours creux et recettes réchauffées, je suis gâté.

Je passe sur l’engagement à reformer les institutions financières internationales (c’est du redit du G20) et autres petites aménités comme le volontarisme affiché (24 fois de « we will », l’équivalent poli du « moi-je » sarkozyste, 11 fois « we are committed » et 5 fois « commitment », bref, beaucoup de « bonnes » intentions …) pour me concentrer sur l’économie et le développement.

Avec tout ce volontarisme et ces rendez-vous « historiques » face à « la pire crise depuis 1929″ on serait en droit de s’attendre à des nouveautés, des remises en cause, de l’impulsion. Eh bien, il faut pas rêver non plus.

La conception même du développement nous a mené dans une impasse (lire ici) ? On s’en fout ! « We share a common vision on development and will mobilise resources to respond to the development emergency and to advance in the achievement of the internationally agreed development goals including the Millennium Development Goals (MDGs) » (§ 1).

Et, bien entendu, penser de se libérer de la dictature de la croissance serait strictement utopique (« We have discussed a global recovery agenda and future sources of growth, both in terms of macroeconomic patterns and of structural issues » – § 4).

Par conséquent, face à une continuité de cette pensée vide (si vous pensez à un cabri criant « croissance, croissance » à chercher avec les dents, alors on partage cette pensée) on ne pouvait qu’aboutir sur des recettes qui ont prouvé leur peu de pertinence : le cycle de Doha et bien entendu son volet agricole (« Supporting open markets and concluding the Doha Round » – § 6 et 7) et, corollaire, le renforcement de l’investissement international (« We consider international investment a major source of growth, employment, innovation and development in our countries » – § 8 )

Quoi ?

Dans une économie globalisé, marquée par une finance globalisée le concept même d’ investissement international n’a pas de sens ?

Franchement, c’est ridicule (clic) … grotesque

Les « Aquilani » s’en seraient très bien passés mais aujourd’hui aucune autre ville ne pouvait être meilleur fond de scène pour cette pensée en ruine.

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Kag, qui suit Nelly, qui suit Le Mécanicien en Chef, déteste l’économie. Ainsi pense-t-il peut-être échapper au billet du jour en me refilant un tag de doléances d’inspiration sarkozyenne. En effet, Monsieur Le Président, s’était ému il y a quelques jours :

« Est-ce qu’il est normal que le dimanche quand Madame Obama veut avec ses filles visiter les magasins parisiens, je dois (sic) passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ? »

A moi de mettre quelque « est-ce qu’il est normal que ». Mais avant de démarrer, permettez moi de vous rappeler que la « normalité » est un concept statistique et que c’est parfaitement normal de ne voir que des choses « a-normales«  … bon, au boulot.

Est-ce qu’il est normal que quelqu’un qui n’aime pas les théories passe son temps à appliquer des théories

Est-ce qu’il est normal que quelqu’un qui déclare « si à cinquante ans t’as pas une Rolex t’as raté ta vie » ne soit pas pas poursuivi par publicité occulte

Est-ce qu’il est normal que Dominique Strauss-Kahn et Pascal Lamy soient considérés des « gens de gauche »

Est-ce qu’il est normal que le parti auquel ils adhérent s’emporte contre la gouvernance mondiale de l’économie et de la finance

Est-ce qu’il est normal que je refile le bébé à des gens de droite, de gauche, démocrates, dans le nowhere et encore ailleurs



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Ce dimanche un Front devait gagner à Hénin-Beaumont : National ou Républicain, voilà la question.

Le Front Républicain a en effet remporté le deuxième tour avec un pourcentage plutôt serré : 52,38 % des suffrages. D’ailleurs, la justice devra vérifier si le Front Républicain ne s’est pas livré à une sorte de chantage à la subvention lequel, si avéré, serait très choquant.

Cependant, l’analyste dépassionné regardera également du côté de l’autre Front. Et il remarquera un certain nombre de coïncidences.

Le soir du premier tour la liste de M.Briois était créditée de 39,34 % des voix. Ce soir elle pointe à 47,62 %, avec une participation en hausse, ce qui correspond à un gain de 8,28%. Donc cette liste avait bien des réserves de voix. On notera, au passage, que cela n’avait pas été le cas pour JM Le Pen en 2002, quand le « Front Républicain » avait profité à Jacques Chirac. Ce gain est d’autant plus impressionnant que toutes les listes en lice avaient soit fusionné soit appelé à voter pour la liste Duquenne. Donc, ces voix, d’où ça vient ?

J’avais remarqué que, au premier tour, la somme de l’électorat FN et UMP était en très légère hausse par rapport aux Présidentielles. Combien de voix pour Sarkozy au deuxième tour à Hénin-Beaumont ? 46,45 %. C’est à dire à peine moins du score de Steeve Briois et Marine Le Pen.

Certes, l’UMP a fait appel du haut de ses 4% du premier tour à voter Duquenne (quoi que). Ses électeurs n’ont pas suivi.

Il y a, à Hénin-Beaumont mais vraisemblablement ailleurs également, une certaine porosité entre les électorats UMP et FN.

Sarkozy devrait respecter plus ses électeurs et faire entrer le Front National au gouvernement …

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