Un économiste français de grande valeur, Jean Fourastié, avait intitulé son plus célèbre ouvrage le « Le Grand Espoir du XXe siècle. Progrès technique, progrès économique, progrès social« . Édité pour la première fois en 1949, ce texte postulait que la saturation de la demande par rapport à un produit aurait rendu nécessaire de l’innovation et que cette innovation aurait nécessité de développer des connaissances dans un processus entrainant une amélioration progressive des conditions de vie. Le tout, avec de la croissance économique en prime.

En très grande partie, les intuitions du « Grand Espoir » ont trouvé un pendant dans la réalité des Trente Glorieuses, formule dont Fourastié est d’ailleurs l’auteur.

En 1989, à l’occasion de la réédition de l’ouvrage, Fourastié fait un point de la situation. Son outils ce sont les statistiques. Et il nous livre cet intéressant constat.

« Le processus peut en être résumé ainsi: le progrès technique, augmentant le rendement du travail dans des secteurs importants de l’activité économique, a permis d’accroître la production, donc la consommation. Mais la consommation croissante ne s’est pas laissé imposer la structure de la production croissante ; alors qu’elle paraît, a court terme, serve de la production, la consommation s’est révélée dominante à long terme ; elle a peu à peu imposé sa loi à la production. »

C’est le scénario idéal, tant aux yeux de l’économie théorique que de l’empiriste humaniste qui est Fourastié (pour l’anecdote la première citation de son livre est dédiée à Jean Monnet, « vivre mieux en produisant mieux »)  : le consommateur impose sa loi au producteur. Le bonheur du plus grand nombre (Adam Smith) est en marche.

Mais Fourastié est beaucoup plus lucide que ses contemporains (et de beaucoup d’économistes amoureux de leurs théories). Avec une très grande honnête intellectuelle, il admet dans sa postface de 1989 que l’avenir lui paraît « grandement imprévisible ».

En effet, c’est là la grande limite des travaux basés sur l’analyse statistique : la mesure ne détecte que ce que l’on cherche et elle n’est valable que de manière rétrospective.

Je pense que Fourastié avait raison d’être prudent et que, à partir des années 90 environ (que lui ne pouvait pas connaître en 1989 …) on a changé de paradigme. Là où l’homme, même réduit à sa fonction d’agent économique, imposait sa loi au système de production le pliant à la satisfaction de ses besoin, on a vu émerger une « économie de l’offre », avec son corollaire d’endettement-consommation-insatisfaction-endettement qui a pris une allure de catastrophe.

Le « vivre mieux » de Jean Monnet est devenu le « gagner plus » de Henri Gauino si bien mis en scène par un avocat de Neuilly su Seine aux talents d’orateurs incontestables.

L’effondrement du mythe de l’économie planifiée avec l’écroulement du soviétisme et la « conversion » au marché de la Chine a favorisé la résurgence de l’économie de spoliation (qui n’a rien de libérale) qui avait caractérisé le capitalisme des années 20. Avec, par ailleurs, des effets assez similaires.

Mais cela n’aurait pas été possible sans une réelle faiblesse de l’économie « socio-libérale » qui était celle du Grand Espoir. Celle du modèle rhénan. Celle des coopératives (d’inspiration catholique ou pas) en Italie (Vénétie, Emilie) ou, plus près de chez moi, en Bretagne.

Certes, le Grand Espoir a été trahi. Mais il n’était déjà plus un espoir. Le comprendre, nous éviterait de poursuivre une chimère et de commencer à inventer la nouvelle pensée économique sur la quelle bâtir un Grand Espoir pour le XXIème siècle.

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Merci Marie-Laure

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Je vous le signalais hier reprenant un billet de A&C.

Adscriptum apporte une réponse :

« Nicolas Sarkozy a été, dans les années 1980, l’avocat de Silvio Berlusconi. (…) Comme le souligne le Corriere della Sera, il défendait les intérêts de l’empire médiatique du Transalpin dans le long contentieux qui opposait La Cinq, achetée par le Cavaliere, au gouvernement français, puis aux partenaires français de la chaîne de télévision. Le groupe d’avocats dont faisait partie Nicolas Sarkozy pour défendre le magnat italien n’était pas parvenu à dénouer l’affaire. Le litige avait nécessité un arbitrage suisse » (Rue 89 citant Le Temps)

Et en plus le cabinet avait échoué …

Après allez vous surprendre du fait que NS soit fasciné par l’autre !

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On avait déjà détecté chez le Président de la République Française et le Premier Ministre italien des proximités saisissantes.

Mais ce n’est rien par rapport à ce qu’on peut apprendre chez Aglio & Cipolla (L’Ail et l’Oignon), à mettre immédiatement dans les flux de lecture de tous qui s’intéressent au « Bel Paese » (Le Beau Pays).

Allez, quelques extraits pour la route :

« Nicolas Sarkozy a fait parti des heureux gagnants à la loterie de Corfou. Objet: le conflit Russo-Géorgien dont Silvio s’attribuait jusque là, seul, la sortie ”triomphale”, comme les promoteurs du site ”Le Nobel de la Paix pour Berlusconi” le soulignent: le Supercavaliere a eu raison de la guerre froide (Silvio a dit aussi un jour de 2004 à Washington que ”le 11 septembre fut une attaque du communisme aux Etats-Unis” et il fut pardonné, en plein quart d’heure de gloire américaine). Bref, voici ce qu’il a déclaré au sujet de cet épisode Russo-Géorgien:

Silvio Berlusconi: ”Heureusement j’ai envoyé là-bas le bon Sarkozy, car il y a des années il était mon avocat, et il s’est rendu à Moscou comme médiateur pendant que j’étais au téléphone avec Poutine pour remettre les choses en place” (juin 2009)

Avocat de Silvio, mamma mia. On peut légitimement douter que le président de la République française ait apprécié d’être également relégué au rang de fantassin, de zouave berlusconien. À moins bien sûr qu’il n’ait pour projet à court terme de fuir Versailles à l’improviste, pour devenir réfugié politique et sur sa lancée… ministre de la Justice en Italie? »

Silvio Berlusconi: ”Je sais, ils cherchent le Sarkozy italien, ils n’ont pas compris que Sarkozy est le Berlusconi français. Il a aussi été mon avocat. Et puis ces soit-disant ”nouveaux hommes” ont la mémoire courte” (mai 2007)

L’Elysée n’a jamais démenti même si on sait bien que Berlusconi est maître dans l’art de dire, dédire et médire tout et son contraire. Vous comprenez, il a tuttalastampadisinistracontro ! (tous les médias de gauche contre)

Et là, on est obligé de repenser à ce morceau : ils cherchent le Sarkozy italien, ils n’ont pas compris que Sarkozy est le Berlusconi français

Et on se dit que même dans le meilleur mensonge, il peut se cacher une part de vérité.

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Ah, quel bonheur d’être gouvernés par des gens qui tiennent parole en manière indéfectible. D’ailleurs, faut pas rigoler ! C’était Nicolas Candidat himself qui l’avait dit : « Je crois au mérite, à l’effort, à la récompense, à la promotion sociale et, plus que tout, au travail. Je poserai d’ailleurs les termes d’une conférence sociale sur la qualité de vie au travail. Je veux dire, mes chers compatriotes, que c’est possible. Tout ce que j’ai dit, je le ferai. Je tiendrai scrupuleusement ma promesse et ma parole. Je ne me suis pas engagé à la légère dans cette campagne présidentielle. C’est un choix de vie, c’est un don de soi, c’est une véritable ascèse. Je me suis préparé pour ce rendez-vous. Si les Français me font confiance, je ne les décevrai pas, je ne les trahirai pas, je ne leur mentirai pas. »

Or, force est de constater que, simplement pour en rester au derniers heures, la « majorité présidentielle » (d’ailleurs, ils n’avaient pas changé pour un « mouvement populaire » ?) se signale pour l’intensité des mensonges. En vrac :

Eric Besson et le délit de solidarité : prix Busiris chez Eolas, à lire (et écouter) sans modération.

Le Secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme : pince sans rire chez Rama Yade

Un mot aussi pour le Président, je ne voudrais pas qu’il se fâche … « En visite à Strasbourg, Nicolas Sarkozy a déclaré qu’ « en devenant président de la République, [il s'est] libéré de toute attache partisane » (TF1-LCI). C’est donc en toute logique que …

Et, bien entendu, le caisses sont vides

En encore, en période de remaniement, qui se souvient du fait que l »‘ouverture » était censée amener les meilleurs au gouvernement, si bien que Patrick Dévedjan, ce dangereux gôchiste, s’était fendu d’une déclaration tonitruante : « La fidélité n’est pas forcément le contraire de la compétence ». Ehu, pas forcément, non. C’est pour ça qu’on a mis Luc Chatel à l’Education Nationale ?

Au passage, un regard d’Italie. Il y avait ce 21 juin des référendums. En Italie, pour qu’ils soient valides, il faut un quorum de 50% des votants. Pour aucun d’entre eux cela n’a été atteint. Ainsi, avec 87% de « Oui » sur une affluence de 23,3% de la population, c’est-à-dire un soutient de 20,3% des électeurs, le référendum est un cuisant échec. Les euro-présidentiels, avec 28% de 40%, c’est-à-dire le soutien exprimé de 11,2 % des ayant droit c’est un énorme et inconstestable succès. Un brin de mauvaise foi ?

Et toujours en matière de gouvernement et d’européennes comment ne pas apprécier cette trame digne de Collodi ? Mais si, mais si.

L’histoire de Rachida qu’on fait sortir par le Parlement Européen, de Rama que n’y va pas et du fait que si on est élu on s’engage à temps plein à Strasbourg (et à Bruxelles). Et l’histoire de Brice, arpentant l’Auvergne, surpris d’être élu car « il préparait les régionales » (sic). Mais mince, à peine nommé il ne peut pas partir. Car il a un boulot « important » à faire ! C’est donc pour ça que quelque jour après on le fait rentrer (c’est le cas de le dire) à l’Intérieur …

Quoi ? Je suis de mauvaise foi ?

Et pourtant je ne vous ai même pas parlé d’une euro-présidentielle-député-nommée !!


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Gros (rire) sur la Patate

Un pur moment de bonheur.

Un des slogans pendant le « 68″ en Italie c’était « Una risata li seppellirà » (un éclat de rire leur creusera la tombe (?)). Ce n’est peut-être pas faux.

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Ainsi va la vie, Michel Mercier rejoint le Gouvernement Sarkozy Fillon. C’était le secret Polichinelle depuis un bon bout de temps. Alors, en attente d’une réaction officielle qui tarde, je prends la parole.

Je crois que c’est une décision qu’il faut respecter. Michel Mercier, comme on peux lire dans un bon article de Libération, n’a jamais accroché à l’idée du Mouvement Démocrate. Cependant il a joué le jeu autant que ses convictions lui ont permis (au moins cela a été mon sentiment de mon bout-du-monde). A ce que j’ai pu lire ici et là dans la presse, il se serait mis en congé du parti, ce qui autrement louable par rapport à attitude d’un ancien Ministre UDF dissident … ce qui n’est pas sans évoquer les raisons de l’allergie de F.Bayrou à la locution « en mouvement » …

En plus, il hérite du seul Ministère dont je pourrais peut-être un jour avoir l’envie, si jamais la législation évoluait. Il aura, à ce poste, beaucoup de travail. Il a la chance, ou l’intelligence, d’être sur des sujets (l’espace rural et l’aménagement du territoire) qui sont vitaux mais pas bling bling du tout. Donc il pourra travailler tranquille. Je sais que l’homme sait le faire.

Donc, Monsieur le Ministre, bon travail.

Une prière, cependant : ne vous faites pas réduire à une « bonne prise », comme un député néocentriste aurait dit. Vous nous avez accompagné tout en n’étant pas des nôtres : laissez maintenant nous faire notre chemin, comme vous faites le vôtre.

Avec mes meilleurs voeux de réussite dans vos fonctions.

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Nicolas Sarkozy a dit un jour qu’il n’aimait pas les théories économiques : il veut des choses qui marchent. J’avoue que je suis triste pour lui, tout le temps à courir à droite

et à gauche

pour chercher les bonnes recettes miracle … surtout sans se poser la question de pourquoi, comment et dans quelles condition ça (donne le sentiment) de marche(r).

Je compatis d’autant plus fort, que je viens de terminer une première étape de la construction de « ma » théorie (désolé Mr. le Président, je fais pas exprès) économique. C’est un voyage passionnant digne des meilleures séries télé … (pourtant il aime bien la télé …)

En effet, au départ, mon ambition était très limitée : prendre la microéconomie néoclassique (ce bidouille qui traite de l’offre et de la demande) ainsi que la macroéconomie (qui elle traite de toutes les offres et demandes en même temps) et les réadapter suite à la modification d’un seul petit paramètre. Naïf que j’étais, j’imaginais que cela n’allait modifier les modèles courants que de manière marginale.

Mon oeil ! Tout (ou presque) est volé en éclat. Et pourtant, de ce désastre émergent des explications claires, simples, presque naturelles d’un nombre important de phénomènes économiques encore aujourd’hui à l’interprétation contreversée. Même certaines « dérives » apparaissent comme la logique conclusion d’une suite d’actions rationnelles en présence d’incertitude sans aucun besoin d’introduire du jugement moral.

Je me méfie comme la peste du fait qu’on désigne des « coupables » : si le voleur est un peu la victime de la société, ce qui a été défendu par certains, pourquoi le « trader fou » serait structurellement méchant ?

Peut-être, je commence à avoir quelques réponses. Théoriques.

Et maintenant que j’ai fini, je peux enfin commencer. Bien, oui, la théorie n’est pas encore un modèle et, si elle offre des répères, ceux-ci restent trop brouillons pour être utilisables. Car comprendre les phénomènes ne sert à rien si on ne peut pas agir. Même uniquement pour décider sciemment de ne rien faire.

Et moi, comme notre Président, j’aime l’action. Mais si lui c’est Bruce Willis

je suis plutôt Greg House : j’aime même me planter, si cela me fait avancer.

En n’aimant pas les théories, Le Nicolas ne connaitra jamais cet enivrement. Quand il se plante, car finalement il est humain, il ne peut pas apprendre. Juste changer de pari sur « ce qui marche ». J’en suis sincèrement désolé pour lui. Pro-Sarko ? Impossible, j’aime les théories. En plus, je suis farouchement opposé à sa politique, car il prend des mauvais modèles pour référence.

Anti-Sarkozyste ? Je me souviens d’un cours avec Epstein sur l’éthique des affaires. Il nous disait (en 1989 si mes souvenirs sont bons) que 5% des entreprises américaines étaient « morales » et 5% « immorales ». Les 90% restant ? Elles étaient « a-morales », c’est à dire qu’elles considéraient que la morale ne concernait pas leurs affaires.

Voila, je suis a-Sarkozyste. Et c’est bien normal : je fais de la politique.

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Comme toute matinée post-électorale il y a le petit jeu « qui-a-gagné-qui-a-perdu » que je trouve déjà assez stupide quand ma famille politique se porte bien, alors vous imaginez quand ça ne marche pas du tout. Très bien, jouons le jeu.

Je pense qu’il y a un seul gagnant et plusieurs perdants.

Le gagnant est Nicolas Sarkozy. Autant godillots qu’il puissent être à l’UMP (la seule liste qui se référait à l’élection présidentielle française !) ils ne sont pas stupides. Ils avaient trois objectifs, et le carton est plein : éviter un débat sur le comportement de la majorité au sein du Conseil des Ministres, éviter un vrai débat sur le projet de société que l’Europe devrait porter, casser les possibles dangers en perspective 2012. Car, tout en tapant sur « l’obsession de Bayrou« , il est évident que c’était bien à l’UMP où la pensée était le plus focalisée sur cette échéance. D’ailleurs, quand Michel Barnier dit que ce vote « ouvre la deuxième partie du quinquennat de Sarkozy » on ne peut que se dire que le « parler d’Europe » de cette liste a été une formidable tromperie. Qui a, je n’ai aucun problème à l’admettre, très bien marché. Et, comme quoi, j’ai le sentiment que les déclaration de Cohn-Bendit qui dit ne pas vouloir se porter à la Présidentielle, doivent faire sourir rue de la Boétie.

Ceci n’est pas surprenant : en effet on a un deuxième gagnant. La stupidité. Pour les 60% qui se sont abstenus « parce que on nous a promis et on nous ment, parce que on a voté non et ils se sont assis dessus, parce que la crise, parce que ceci-et-cela »,  j’espère qu’ils sont contents du résultat. Car s’il ne l’aiment pas n’ont qu’à s’en prendre à eux même. Personne ne les a obligés à rester chez eux : c’est leur choix et leur responsabilité. Ont-ils la maturité pour l’assumer ? On ne peut que le souhaiter.

Venons au perdants. Je suis un militant, donc commençons par mon parti. On a perdu, c’est indéniable. Et c’est un échec qui peut nous faire grandir. Somme nous assez adultes pour saisir l’occasion ? Ce que j’ai vu en coulisses et ce que je vois en pleine lumière me laisse un gros doute. Nous avons été faibles, et nous avons perdu par notre faiblesse. Et nous avons été faibles individuellement car on n’a pas su être fort collectivement. Quand on a la prétention de rompre un duopole de pouvoir aussi bien installé en France, on doit savoir qu’on sera attaqué de tout bord, parfois avec de la mauvaise foi et la provocation. Et on doit préparer tout ça, on doit être solide. Du sommet du parti jusqu’au dernier des militants. En passant par les cadres, élus et barons divers. Si l’honnêté intellectuelle était une marchandise plus repandue, on entendrait moins de vierges effarouchées et plus de réflexion.

Mais le vrai grand perdant c’est le Parti Socialiste. Depuis le 21 avril 2002, l’obsession présidentielle est omniprésente. Dois-je rappeler le spectacle du Congrès de Reims ? En 2007, pour éviter un nouveau « cauchemar », le PS avait dû (et réussi à) siphonner tous ses alliés. A partir des écologistes. Depuis, il nous servent tous les jours la même soupe : Bayrou l’imposture de droite. Car ils pensaient que, le Béarnais liquidé, les brebis seraient rentrées docilement au bercail. Grave erreur. Ce qui est impressionant c’est que leur tactique à marché : certes, Bayrou s’est tiré une balle dans les pieds avec son altercation avec Cohn-Bendit. Combien de fois j’ai lu sur le Net (je colore mais à peine) : « Ouh, le méchant Bayrou, il attaque le gentil héro de 68, écologiste, donc de gauche, sur une question de moeurs écoulée … p’tain le réac ! Que c’est de droite ce mec ! ». Donc la stratégie du PS a été un succès. Qui ne leur a pas profité. Chapeau, ça, il fallait le faire.

Et maintenant ? Pour l’Europe, au sens du projet européen, c’est mal parti. Pour inflèchir l’Europe qui se dessine il faudra passer par la case « Gouvernements » : peut-être qu’à cette occasion le message de vérité qui consiste à montrer les imbrication du national et de l’européen sera plus audible.

Ce qui me semble clair, c’est que les français qui votent portent une forte demande d’alternative politique. Cette demande qui a poussé François Bayrou en 2007 est sensiblement la même qui a poussé Europe Ecologie en 2009. Jusqu’à présent, dans ce mouvement, le PS a été jugé non crédible (et Martine Aubry est honnête en l’avouant) . La balle est donc dans le camp des euroécologistes : à eux de montrer que Hulot (soutien de Sarkozy en 2007 si je ne m’abuse), Bové (candidat altermondialiste), Cohn-Bendit (ou pas ?) et toute la galaxie qui s’y reconnait, peuvent construire une alternative crédible.

Personnellement, je suis, quel scoop!, sceptique.

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Après avoir reconnu, le 26 août 2008, l’indépendance des républiques séparatistes géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, Moscou a signé avec elles le 30 avril 2009 un accord “sur la protection commune des frontières” pour une durée de cinq ans renouvelables. Selon ce document, les frontières [avec la Géorgie] des deux républiques seront gardées par les Russes jusqu’à la création de troupes de gardes-frontières abkhazes et sud-ossètes [que la Russie formera]. Des accords de coopération entre les services secrets russes et leurs “homologues” ossètes et abkhazes ont également été conclus. Par ailleurs, Moscou envisage de signer prochainement pas moins de trente accords supplémentaires dans différents domaines avec les régimes fantoches de Soukhoumi et de Tskhinvali.

La suite sur le Courrier International.

Et il y en a qui aiment ça …

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