Il paraît que l’enseignement principal de ces élections régionales consiste dans la dénonciation du monolithisme de l’UMP sarkozyste. Remaniement oblige, on donne visibilité aux chiraquiens et même aux villepinistes. On en appelle à la pluralité de la droite. On évoque l’étouffement et l’oubli des électeurs de centre-droite, où il se trouverait un « boulevard politique ».

Cela serait même convaincant si une petite rengaine umpiste ne faisait de la résistance dans mon oreille de sceptique : je me souviens de nombreuses voix, à l’UMP, qui râlaient car les listes faisaient la part trop belle aux « centristes » et à l’ouverture.

Alors, un peu chafouin, j’ai voulu vérifier quelque donnée. Prenons Valérie Létard. Avec 25,9 % elle ne se détache pas vraiment de Marine Le Pen (22,2 %). Et le PS (avec alliés rouges et verts) vole au delà des 50 %.

Vous me direz, le Nord, c’est un peu spécial. Très bien. Parlons Pays-de-Loire. Christophe Béchu est quelqu’un qui sait travailler avec les « centristes » : un nom pour tous, Laurent Gerault, ancien candidat MoDem aux européennes, président départemental dans le Maine-et-Loire, longtemps pressenti pour conduire la liste orange avant de se désister, était son colistier aux municipales d’Angers où le score fut très serré. J’ai cru comprendre également que les relations avec Arthuis ne sont pas mauvaises.

En Pays-de-Loire, pas de triangulaire : le PS l’emporte dans tous les départements. Très largement dans le 44 de Jacques Auxiette. Mais aussi dans le Maine-et-Loire de Gerault, dans la Mayenne d’Arthuis, dans la Sarthe de Fillon (très largement), dans la Vendée (d’extrême justesse) de De Villiers.

Je ne fais que prendre deux exemples et j’avoue volontiers ne pas connaitre tous les « centristes et modérés de droite » qui se présentaient comme têtes de liste à ce scrutin.

Mais il me semble que les résultats nous laissent deux seules interprétations possibles. La première est que l’électorat de « centre-droite » est, à présent, relativement marginal. La deuxième, est qu’il ait choisi massivement l’abstention et en manière plus importante que les autres familles politiques. C’est bien possible mais peu probable : on parle d’un électorat modéré, qui est marqué par le sens du civisme. On est loin de l’avatar du contestataire et du poujadiste qui s’abstient par refus de la politique et des politiques.

Certes, il y a, parmi les gens de droite, des déçus du sarkozysme. Et, de façon ponctuelle, cela peut être une cible électorale. C’est d’ailleurs ce que Sarkozy a fait avec succès vis à vis des déçus du FN lesquels, il est utile de le rappeler ce sont des citoyens comme tous les autres même si leurs idées ne nous conviennent pas. Face à un électeur qui a vécu l’impossibilité de gagner une grande élection (2002) et le florilège de chamailleries internes qui ont suivi les régionales de 2004, Sarkozy était un recours. Ponctuel. Et cela a marché. Mais, et les défaites successives du projet sarkozyste (y inclus les européennes) sont là pour montrer qu’on ne bâtit pas dans la durée en capitalisant sur la déception des autres.

La gauche devrait s’en rappeler, en regardant ses scores. Les écologistes en particulier.

Mais la leçon est à retenir d’abord par les démocrates : c’est eux qui ont jeté dans la mare cette « politique autrement ». Des millions de personnes y ont cru. Ne pas offrir une vraie voie, une voie capable de devenir la première, serait, est et a été irresponsable.

Voter !

Tous sur la Charette !

D’accord, le jeu de mot est pourri. Le dessin politique, lui, n’a jamais été plus clair.

Quand François Bayrou extirpe, et au forceps, celle qui était encore l’UDF du giron de la droite, dans l’entre deux tours des présidentielles, il commet, aux yeux de l’oligarchie dominante, un crime de lèse majesté. Depuis, tout est fait pour ramener les brebis centristes égarées au bercail. Surtout que cette tête de mule de Béarnais (c’est un compliment) l’avait dit clairement : « Je ne reviendrai pas en arrière ».

Ces trois ans, ont été la succession d’opérations visant à fragiliser le MoDem et son Président. Lequel, soyons juste, n’a pas toujours eu la lucidité pour déjouer les pièges qui lui étaient tendu. Car, malgré un caractère parfois difficile, il s’agit de quelqu’un pour lequel l’amitié est une vraie valeur. C’est une noble faiblesse qui lui a, à mon humble avis, joué plus qu’un tour.

Dès le départ de Morin & co. la rengaine a été toujours la même : le centre trouve sa logique dans l’alliance avec la droite. Où, si on veut être plus clairs (?) , le centre est un centre-droit. L’opération Morin ayant échoué péniblement aux législatives, vint après l’opération Arthuis. Moins pressé d’aller à la soupe, il a su se construire une certaine crédibilité vis à vis des cadres orange, notamment ceux issus de l’UDF. Question d’héritage, d’habitude, de connaissance. Ensuite, pendant un moment, la stratégie de la défection fut abandonnée pour laisser la place à la délégitimation permanente. C’est à ce moment que les forces vives du MoDem aurait du se souder. Mais, un peu aveuglée par le score européen d’Europe Ecologie, Corinne Lepage commença à taper dur aussi, alors que des adhérents de plus en plus déboussolés s’éloignaient au fur et à mesure du parti.

Et, avec un timing parfait, vendredi veille d’un probable gadin régional pour le parti majoritaire, Hérvé de Charrette se charge de boucler la boucle : là où c’était les centristes qui voulaient aller avec la droite, alors que celle-ci ne souhaitait que les diluer, maintenant l’occasion est belle pour dénoncer le parti unique monocorde.

Et il y aura très certainement de nombreux éléments qui tomberont dans le panneau.

La campagne de 2012 a officiellement commencé.

J’espère qu’il y aura suffisamment de bonnes mémoires pour se souvenir que le problème pour l’UMP n’est pas d’assouplir sa politique (car elle pourrait le faire, si elle le souhaitait) mais de se constituer des réserves de voix pour les deuxièmes tours.

Les centristes ? On les roule dans la farine et on les fait frire. Ce n’était pas un dangereux gauchiste à le dire.

Voter !

Deuxième tour en Bretagne

Ce deuxième tour va être intéressant : c’est la seule région de France où les euroécologistes n’ont pas fusionné avec le PS.

Je dis avec le PS mais je perpétue une erreur qui arrange bien Solférino … en effet la liste Le Drian est déjà une liste de fusion avec le PCF et un élément de la galaxie écologiste, Bretagne Ecologie. Pas strictement une liste PS.

Le Drian en tête, Malgorn qui semblait vouée à l’échec certain, Hascoët en embuscade pour conforter une assiette tremplin, les cartes pourraient être redistribuées. Prenons le presque 5% de Christian Troadec. Il a toujours dit qu’il s’inscrivait dans une démarche de soutien « à la gauche ». Or, dans l’imaginaire collectif, les écolos sont à gauche … La liste UMP (et affiliés) peux compter sur des minces réserves de voix. Deux points en provenance du FN, probablement. Un point de la liste centriste, je pense. Peut-être deux des agriculteurs. Pas assez sur papier pour titiller Le Drian.

Ni les humeurs de terrain semblent préconiser une mobilisation massive de l’électorat abstentionniste. De facto, et malgré le maintien de la liste Hascoët, le seul danger pour le Président sortant semble pouvoir venir d’une possible abstention de gauche par excès de confiance. Cela sans même prendre en compte la baisse physiologique des « troisièmes forces » en triangulaire suite à un réflexe de vote utile qui se manifeste souvent en ces circonstances.

Par conséquent, tous effets considérés, le maintien de EE pourrait nuire plus à la droite qu’à la gauche car c’est dans les sièges de l’opposition que EE va piocher pour assurer sa représentation. Donc moins de sièges pour l’UMP.

En ce qui concerne les démocrates, j’ai eu vent d’une proposition de fusion faite par Hascoët à Joncour et déclinée par ce dernier. Je ne peux garantir de la véracité de cette rumeur, mais si elle était vraie, je trouverais le choix de Bruno très judicieux compte tenu des rapports de force et de la contingence politique.

Enfin, la consigne officielle devrait être « pas de consignes ». Là encore, je crois que c’est adapté.

A titre strictement personnel, j’ai toujours voté par un vote validement exprimé à toutes les élections auxquelles j’ai participé. Si je devais voter dimanche, ça serait pareil.

Sans conviction aucune et presque par simple exclusion, mon vote serait pour Jean-Yves Le Drian.

Je lui reconnais une certaine sincérité dans son engagement pour la Bretagne même si je trouve la vision économique et du développement de son équipe quelque chose de très convenu et pas forcément en ligne avec les enjeux d’aujourd’hui et de demain. Je trouve aussi qu’au niveau de la gestion, la Région a souvent privilégié des solutions dépensières.

Cependant, il me semble que l’approche de Le Drian reste moins évanescent que le soutien aveugle à la politique gouvernementale prônée par l’UMP (et quel rapport avec les régions, je me demande) et la surenchère idéologique de l’environnementalisme qui, je l’ai déjà dit sur ces pages, je considère comme une impasse.

Mais comme je n’ai pas le droit de voter, ça sera comme toute élection clôture des bureaux de vote et apéro avec les copains. Les tristes et les heureux.

Voter !

Le Fanfaron

Hier, un regard sur les électeurs. Aujourd’hui un regard sur les aspirants élus.

J’ai toujours adoré regarder les listes des candidats, essayer de saisir les raisons qui les ont emmenés sur cette liste spécifique, pour cette élection spécifique, à cette place spécifique. Je dois dire que le jeu est un peu plus intéressant en Italie où, traditionnellement, on exprime une « préférence » pour un des candidats, ce qui fait que, au moins à mon époque, on pouvait très bien être dernier sur la liste et être élu. Car vous aviez su conquérir la confiance des citoyens sur votre personne.

La diffusion des listes bloqués, en France, enlève une partie de ce sel : une bonne partie des candidats n’est que de l’équipe de campagne améliorée, et encore. Car l’éligibilité se joue en très grande partie lors de la constitution des listes, ce que, soit dit au passage, est une bonne incitation à la joyeuse tuerie fraternelle, telle celle qu’on a pu admirer en Bretagne entre Bernadette Malgorn et Jacques Le Guen (UMP). Mais passons.

Sur les listes, il faut le dire, il y a de tout. Et c’est très bien ainsi : il paraît que les listes doivent ressembler à la société. Il y a l’expert, l’intello, l’agricole, l’apparatchik, l’ambitieux qui regarde loin, le militant qui veut bien boucher un trou.

Et ensuite il y a souvent un personnage assez particulier auquel ma modeste plume ne peux pas rendre justice. S’il y a un Molière parmi mes quelques lecteurs, je lui adresse une prière : après le malade imaginaire et l’avare, il n’est pas admissible de manquer d’un portrait du Fanfaron.

Car le Fanfaron est un univers à lui seul. Par sa seule présence, il provoque de tels mouvement de consensus que la tectonique des plaques politiques en résulte à jamais modifiée. Dans son univers, évidemment Fanfaron-centrique, la seule évolution de son désir (n’ayant jamais connu la défaite, le Fanfaron ignore ce qu’est la volonté) le propulse aux sommets de la popularité. Les foules océaniques l’acclament. Il loue des stades pour ses réunions publiques. Les paparazzis le guettent pour dénicher toute inflexion d’humeur. A se demander pourquoi il n’est pas Président. Ce que, par ailleurs, le Fanfaron se demande souvent, en se répondant probablement que le monde des humains ne peut pas s’élever à son niveau.

Toute élection a son Fanfaron. C’est un rôle dans ce théâtre de l’improvisation qui est une campagne électorale sans lequel il y aurait beaucoup moins à rigoler dans les bistrots. Car si, bien entendu, « les circonstances exogènes et exceptionnelles » font que le Fanfaron perd régulièrement les élections (faute aux autres, hein !) entraînant dans sa spirale tout ce qu’il touche, il rempli la fonction essentielle de catalyser la tchatche de bar, occasion essentielle pour le tissage de liens humains intergénérationnels.

Finalement, le Fanfaron est un bienfaiteur.

Qui s’ignore.

Voter !

Il paraît (source : Le Monde) que les écologistes pourraient être tentées de se maintenir aux deuxième tour en Bretagne.

Cela ouvre des scénarios relativement inattendus : c’est justement suite aux bisbilles (et aux erreurs du PS, à mon avis) entre écologistes et socialistes qu’une ville traditionnellement « pas à droite » comme Morlaix avait pu élire un Maire et un Conseiller Général de l’UMP. Le MoDem étant absent du deuxième tour des cantonales et même du premier aux municipales.

Une Présidence Malgorn deviendrait possible ? Je dois dire que cette hypothèse m’horripile. Certes, l’ancienne Préfète de Région (tout un symbole en Bretagne) est personne connue pour travailler beaucoup, ce qui n’est pas un défaut. Elle est connue aussi pour être peu incline au débat et pour sa proximité avec le chef de l’Etat. Remarquez, même Nominöe avait été envoyé en Armorique comme affidé du souzerain, c’est dire si l’histoire, parfois, réserve des surprises. Et au delà du symbole, il y a la réalité du terrain : il y a (il doit y en avoir, c’est statistique) des gens bien à l’UMP. Mais je n’en ai pas rencontré, dans ces contrées. Et le programme pour la Région manque, à mon avis, de pertinence.

Cela dit, j’en connais un autre encore plus horrifié que moi par cette perspective : Jean-Yves Le Drian, Président sortant et candidat à sa propre succession. Je sens que les téléphones des têtes des listes ayant fait entre 5 et 9,99% risquent de chauffer grave dans la nuit du 14 au 15 mars …

Si j’étais un électeur, je trouverais cette campagne assez minable.

Mais jouissant du beau rôle du simple observateur, elle risque d’être riche en (r)enseignements.

Voter !

RAS

Les sigles savent parfois être marrantes. RAS, en Italie (lire un peu comme « race »), est ou c’était une compagnie d’assurance. En France on utilise plutôt comme acronyme de Rien A Signaler. Tout va bien quoi. Ce qui n’est pas liens avec l’assurance … oui je divague.

La réalité est que c’est un de ces jours où rien ne vaut la peine d’être écrite. Parler de David Douillet et son avaler la promesse de non cumuler ? Gaspiller de l’uranium (ou du charbon j’en sais pas trop) pour ça ? Résolument pas la peine : on sait que la divise politique de l’UMP est bien « les promesses n’engagent …  » et suite connue. Donc, exit.

Parler de la défaite de l’Italrugby au début dans le Six Nations ? Ah, bon ? C’est vrai que c’est une énorme surprise …

Des classements de blog ? Alors que je baisse nettement, selon logique et prévisions ?

De la laborieuse constitution des listes du Mouvement Démocrate ? Pourquoi, en connaissez d’élections et de partis où faire les listes est facile (les ignares peuvent taper sur google UMP Finistère Malgorn LeGuen pour s’amuser) ?

Finalement la seule chose intéressante à commenter me paraît  l’article du Crapaud sur Sarkozy. Il se trompe, à mon avis, mais je n’ai vraiment pas l’envie d’argumenter ce soir.

Et à 21h30, j’ai match.

Vive le Hand.

Voter !

Relax(e)

Joyeux anniversaire, Mister President !

Ça promet d’être savoureux

Voter !

La Roue de l’Histoire

Le constat est sans appel : à même pas 40 ans, je suis vieux.

De toute manière, je suis vieux depuis tellement longtemps que j’ai oublié le jour où cela m’est arrivé de vieillir. Peut-être, ce jour le long de la voie ferrée, Antonio. Où quand j’ai découvert ton destin, Massimo. Ou encore, et peut-être encore, grand-père. Qu’importe : c’est comme ça.

Et un vieux, c’est connu, ça radote. C’est chanceux, d’être vieux.

Et c’est connu, le vieux n’aime pas les jeunes. Vous savez, ces jeunes de 20 à 90 ans (et plus) qui remplissent le monde contemporain. Agités à défaut d’être énergiques. Maniérés à défaut d’être brillants. Verbeux à défaut d’être profonds.

Et quel meilleur point d’observation, pour un sceptique, de l’arène politique ? Tout l’Homme y est. Toute l’Histoire de l’Homme. Toute l’Histoire de la Pensée de l’Homme. A chaque époque, son philosophe de référence. Aujourd’hui la modernité s’appelle Hobbes. J’ai toujours préféré Sénéque, au moins sur coup là. Je suis vieux. Ah, je l’ai déjà dit. Excusez-moi, je radote. Ah, je l’ai déjà dit, aussi.

Non parce que il ne faudrait pas pousser le stoicisme trop loin. Vieux. Pas vieuxcon. Le scepticisme, en revanche … ah si seulement ces jeunes avaient cette graine de sagesse … Ah oui, ils sont jeunes, j’avais oublié. Même à la retraite, même en carrière. Surtout en carrière. Dommage, car les illusions ne sont pas les rêves. Bien qu’il puissent y rassembler à l’œil peu expérimenté. Et Pyrrhôn vous le dira, tout ce que vous voyez est, peut-être, une illusion.

Mais j’en conviens, pour échapper au pièges des illusions et trouver la voie de ses rêves il faudrait une âme. Vous savez, ce truc vieuxjeuetdémodé sur lequel Descartes s’est cassé la figure. L’âme, quoi. Ce truc que ces jeunes n’ont pas. Qu’ils ont décidé de ne pas avoir. Trop lourde, encombrante et emmerdante. Mieux courir, et sans âme on est plus légers. Cyniques et fiers de l’être ils oublient néanmoins que Diogène ne voyageait jamais sans lanterne. Eärendil, négligée, s’est endormie. Nihil est maître.

Il se raconte qu’on dansait au palais de Néron pendant que Rome était dévastée par l’incendie. Qu’on dansait sur le Titanic. Qu’on dansait dans le QG de la Berlin nazie.

Qui est prêt pour la dernière danse ?

Voter !

Sarkozy, merci !

On dit les Démocrates souvent frappés du virus de l’antisarkozysme primaire. Eh bien, je tiens à remercier chaleureusement le Chef de l’Etat.

Pourquoi ? Mais que diable, ne lisez vous pas les journaux ? D’accord, l’abstinence aide le maintien de la santé mentale mais quand même !

Notre bon Roy a finalement décidé d’apprendre à ces ploucs de Bretons à se tenir à carreaux ! Pour cela, il a mandaté dans les terres sauvages de l’Ouest un enfant de l’ouest de l’Ouest, une fille née là où Océan et Terre se livrent une éternelle bataille à coups de vagues et de rochers. Une femme au caractère forgé par les batailles conduites au nom de l’Etat. C’était à une autre époque, quand la France n’avait pas encore retrouvé le chemin de la Grandeur, avant l’avent de Nicolas Soleil. Notre Bernadette Bretonne, elle avait vu. Et vite compris. Elle prêta donc allégeance au futur Monocrate.

Et quand d’autres enfants de la campagne montèrent une sédition pour établir un contre-pouvoir local, elle vint au secours de la Lumière de la France. Qui l’envoya, Consul, dans la province rebelle rétablir l’ordre. Intronisée Duchesse, elle s’empresserait de renouveler son allégeance lige cette fois au nom du Duché entier.

Exit ces fâcheuses envies de langues régionales, de réunification, de reconnaissance d’une culture spécifique, d’une identité « nationale » (c’est à dire de naissance) au sens propre du terme. Exit cet horrible bruit de bombardes qui écorchent les oreilles délicates du Roy, cet odeur de transpiration et de poisson qui en affectent les narines.

Enfin redevenus soumis sans avoir jamais véritablement appris à être citoyens, nous serons finalement heureux. Et nous aimerons notre Grand Frère.

Voter !

Avez-vous jamais rencontré un punching-ball, ce petit instrument qui adore prendre des coups, se sacrifier pour faire en sorte que le niveau de stress ne dépasse la limite du déraisonnable ?

Eh bien, sachez que la couleur de ce sympathique jouet, traditionnellement rouge, vire de plus en plus à l’orange.

Soyons justes, le MoDem est loin d’être un parti parfait. Par conséquent il s’expose à la critique. Parfois dure. Parfois justifiée.

Cependant, soyons justes : le tir au pigeon démocrate devient un défouloir, presque un service d’intérêt public. Les sortants sont candidats ? Le parti est arcbouté sur des positions anciennes et refuse d’évoluer. Il s’ouvre à la « société civile » ? C’est un « casting ». Et si de surcroît il y a un candidat  de couleur en métropole, c’est forcément un « coup d’Obama ». Bayrou rencontre Cohn-Bendit (alors qu’il y a même des gens de l’UMP à cette réunion ? Le MoDem deviendrait presque communiste.

J’arrête la liste.

A-t-on jugé de la même manière les « débouchages » (dixit DCB) de Europe Ecologie ? L’ »ouverture » de Sarkozy (allant de Hirsch à De Villiers et Nihous) ? Le « sectarisme latent » de certains partis ? Même les ailes extrêmes ont reçu un traitement plus équilibré. Le cas du PS étant un peu particulier…

Voilà, continuez à tirer si ça vous amuse. De toute manière, ce qui est excessif est ridicule.

PS : le billet est volontairement sans liens, car il vise les propos et pas ceux qui les ont tenus.

Voter !